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Mondial 82 et boycott anglais

BJ
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Mondial 82 et boycott anglais

Entre l’Angleterre et l’Argentine, c’est toujours un peu tendu. Une sombre histoire d’îles quasi désertes où rien ne pousse, mais qui ont réussi à déclencher un conflit militaire. Ce qu’on ne savait pas, c’est que la guerre des Malouines a bien failli faire louper une Coupe du monde à l’Angleterre, mais aussi à l’Écosse et l’Irlande du Nord, autres composantes du Royaume-Uni. Des documents officiels britanniques passés dans le domaine public après le délai légal de trente ans indiquent que le ministre des Sports britanniques de 1982, Neil Macfarlane, avait fait part de ses doutes au Premier ministre Margaret Thatcher sur la participation des Britanniques au Mondial espagnol.

« Jusqu’ici je campais sur la position selon laquelle c’était aux instances footballistiques de se prononcer sur leur participation. Néanmoins, la perte de vies britanniques sur le HMS Sheffield[un destroyer coulé par un missile argentin, NDLR]et les Sea Harriers[des chasseurs, NDLR]a eu un effet prononcé sur certains internationaux et dirigeants. Ils éprouvent du dégoût à l’idée de jouer le même tournoi que l’Argentine en ce moment. »

Mais quelques jours plus tard, Robert Armstrong, un des membres du cabinet de Thatcher, l’avertissait de l’impact d’un boycott, qui fournirait des opportunités de « propagande » à l’Argentine. L’ambassadeur du Royaume-Uni à Madrid avertissait, lui, Londres qu’un boycott serait vu « comme un manque de respect envers l’Espagne, pas comme une prise de position envers l’Argentine » .

Bon, finalement, l’Écosse a été sortie au premier tour, et l’Irlande du Nord et l’Angleterre au second. Côté argentin, on a attendu quatre ans de plus pour une revanche qui, elle, a bien eu lieu

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BJ

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