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Bruno Genesio compare son parcours à celui d’Aimé Jacquet

JB
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Bruno Genesio compare son parcours à celui d’Aimé Jacquet

Élu coach français de l’année par France Football, Bruno Genesio se livre, ce samedi, dans les colonnes du magazine, déclarant notamment : « Mon travail n’est pas toujours reconnu. Je sais que ça va faire encore parler et que certains vont dire que je fais mon Calimero, mais, sans prétention aucune et en étant assez objectif, je trouve que mon travail n’est pas toujours valorisé comme il pourrait ou devrait l’être. »

« On s’est forgé avec le travail, avec des valeurs »

Son destin, selon lui, le rapproche d’Aimé Jacquet, sélectionneur des Bleus lors du sacre de 1998, mais pas toujours épargné par les critiques : « Je trouve que c’est peut-être celui qui me ressemble le plus, en tant que personne et entraîneur. Dans le parcours aussi. […] Je pense qu’on n’avait pas une grande légitimité au départ, comme peuvent l’avoir d’anciens grands joueurs, ce qui est normal. On s’est forgé avec le travail, avec des valeurs, avec les autres aussi. J’ai toujours adoré sa façon d’appréhender le métier. […] Il a fait des choix forts, contre l’avis de tous, à la tête des Bleus. Il est allé au bout de ses convictions, sûr de son fait. »

« Il m’arrive de me réveiller avec des courbatures au dos, aux bras, aux mollets »

« Pep » évoque aussi, dans cette interview, l’usure que peuvent connaître les entraîneurs : « Après chaque défaite, […] je suis dans un état où, pendant un ou deux jours, je n’ai pas envie de communiquer avec ma compagne par exemple. La défaite est très, très dure. Elle est très dure parce qu’il y a, à chaque fois, une grosse remise en question personnelle. On se pose sans arrêt des questions. On est dans un monde à part, on n’est plus soi-même. Quand on termine un match, on est aussi vidé mentalement et physiquement. Il m’arrive de me réveiller avec des courbatures au dos, aux bras, aux mollets, les lendemains de match. On est constamment tendu. […] Si on n’est pas prêt à affronter ça, on ne peut pas être entraîneur. C’est très difficile, mais on est un peu maso : on adore ça. »

Ça a l’air terrifiant, vu comme ça.

Des supporters lillois au Stade de France pour la finale ?

JB

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