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Blaquart : « J’ai eu l’impression de me battre sans arme »

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Blaquart moins blafard.

Dans un entretien accordé au Midi-Libre ce vendredi, l’ex-entraîneur de Nîmes Bernard Blaquart revient sans pincettes sur son divorce avec les Crocos. Et le technicien français met l’usure psychologique qu’il a subie sur le compte des fortes tensions en interne. « Dès le début, je n’ai pas senti le soutien requis à l’intérieur du club, je me suis trouvé isolé, regrette-t-il. Nîmes avait pris énormément de risques en laissant partir autant de titulaires. Surtout, on n’avait pas les atouts pour rebâtir. J’ai eu l’impression de me battre sans arme, d’où la lassitude, l’impuissance ressentie surtout, alors qu’avec le staff, on travaillait, on estimait faire ce qu’il fallait. »

Celui qui dirigeait Nîmes depuis 2015 ne digère toujours pas que la proposition de reconversion au sein du club promise par Rani Assaf soit « tombée aux oubliettes ». Mais si Blaquart admet qu’avec son président, « ce n’était pas l’amour fou », il reconnaît tout de même ses qualités : « On n’a pas su se connecter, je ne suis pas arrivé à rentrer dans son monde et lui dans le mien. Je suis déçu, mais je ne lui en veux pas, c’est sa façon de fonctionner. Je ne vais pas le critiquer, car les résultats lui donnent raison à 100%. C’est un président qui a fait monter le club en L1, un président qui gagne de l’argent, un président qui a un projet de nouveau stade, il a tout bon. »

Cinq ans de collaboration sans atomes crochus, ça doit faire long.

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RL

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