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Bons baisers du Borussia

Après huit journées de Bundesliga, c'est le Borussia Dortmund qui joue les premiers rôles. Une nouvelle stature en grande partie expliquée par la métamorphose, opérée par Lucien Favre, d'une formation déséquilibrée en une machinerie imbattable et ultra-réaliste. Anatomie d’une locomotive pas encore à sa vitesse maximale.

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« Du jazz moderne. » C'est la métaphore que certains ont trouvée pour qualifier le jeu du Borussia Dortmund de Lucien Favre. À l’opposé du « foot heavy metal » de Jürgen Klopp. Une chose est certaine : le club de la Ruhr maîtrise impeccablement sa partition. La gifle infligée aux compagnons de Benjamin Pavard (4-0) ce week-end résume bien l’affaire. En près de trois mois, le technicien helvète, arrivé de Nice en juin, a façonné un collectif d’une efficacité insolente. Toujours invaincu cette saison, le club de la Ruhr totalise en tout 20 points en huit journées et réalise un démarrage foudroyant comme jamais vu depuis la saison du titre de 2010-2011. Le tout en se permettant même de rouler sur ses rivaux à coups de scores fleuves et en reléguant le Bayern, en proie à une grosse remise en question, à quatre points derrière. Que pouvait-il espérer de mieux ?

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À Dortmund, ce sont les chiffres qui donnent d’abord le tournis. Avec 24 pions, Dortmund n’avait jamais autant rincé les cages adverses à ce stade de la compétition. Une tendance qui s’explique d’un côté par la forme olympique de Paco Alcácer, auteur de 7 buts en 4 matchs sur le front de l’attaque. Mais aussi par le talent du personnel naviguant qui évolue à ses côtés. Devant, Favre bénéficie en outre d’un Marco Reus épargné par les bobos et des envolées lyriques de jeunes moineaux comme Jadon Sancho (2 buts et 6 passes) ou Jacob Bruun Larsen (1 but et 2 passes). À 18 et 20 ans, les deux larrons symbolisent la philosophie recherchée par l’ancien entraîneur de l’OGC Nice : « Nous voulons dominer le jeu si possible et avoir de jeunes joueurs sur nos ailes, analysait-il après la balade à Stuttgart. Ils sont forts en face à face, ils ont beaucoup de chance et vous pouvez très bien les associer. Mais ils doivent continuer à travailler. »




Pour mieux les trouver, le coach a laissé tomber son 4-3-3 pour un 4-2-3-1 plus direct, avec Axel Witzel et Thomas Delaney en piliers du milieu : une formule pour le moment décisive. Autre chantier : les arrières. Après la réception spectaculaire d’Augsbourg (4-3), le clean-sheet ramené de Stuttgart est sur ce plan-là prometteur. Ce samedi, trois de ses défenseurs alignés, Abdou Diallo, Dan-Axel Zagadou et Achraf Hakimi, tournaient entre de 19 et 22 piges. Pour eux, Favre est donc aux petits soins. « La première semaine, [Favre] m'a parlé de la position de mes mains, rappelait le premier à L'Équipe. Il me dit : "Tu joues les poings serrés." "Pourquoi ?" Je n'avais même pas remarqué, moi. Il me dit : "Tes mains peuvent te servir, dans l'équilibre, dans la protection de balle." » Pour ce faire, Dortmund est appelé à davantage « contrôler le jeu » , se crever à la perte du ballon et in fine protéger ses bambins.

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Les statistiques se plaisent à rappeler que le Borussia de Peter Bosz pointait aux mêmes sommets en championnat l’an dernier. Pour l’heure, Favre joue les coups à fond. Dans les autres compétitions, Dortmund conserve pourtant le même rythme. En DFB Pokal d’abord, où Nuremberg s’est fait atomiser (7-0). Tout comme en C1, où Bruges (1-0) et Monaco (3-0) se sont fait gober, à chaque fois en seconde période. De quoi se prendre à rêver pour de possibles huitièmes de finale. Prochain challenge, aller titiller l’Atlético de Madrid au Signal Iduna Park. Un test bienvenu pour savoir enfin ce que la locomotive a sous le capot, avant de recevoir le Bayern dans 20 jours.



Par Alexis Souhard
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