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Young Gun

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Young Gun

Angleterre-Suisse du 6 février, premier match amical de l'ère Capello. 87e minute : Ashley Young remplace Wayne Rooney. Pas vraiment eu le temps de montrer ce qu'il peut faire, mais qu'importe. Avec sa polyvalence, son adaptabilité et ses prestations actuelles, le milieu très offensif d'Aston Villa représente, un peu comme David Bentley, le futur dans les couloirs des Trois Lions. Présentation d'un gars qui essaie chaque week-end de faire briller John Carew.

« J’aimerais lécher tes ******* pour les exciter et *****… yeah baby, en taquinant ta ******. Je voudrais mettre ma **** entre tes ****, et te voir ***** le bout de ma **** » . Voilà comment Ashley Young séduit la Femme.

Ce soir là, le 17 octobre 2007, la veille du match couperet de l’Angleterre contre la Russie dans la course à l’Euro 2008, il dialogue via sa webcam avec Sarah Taylor, une jeune demoiselle venue faire des “rencontres” sur Internet, mais sans plus assure-t-elle. Quelle ne fut pas sa surprise, donc, quand elle fit connaissance avec ce jeune homme « en affaire à Moscou » , qui commença à se lustrer la colonne en direct live, dévoilant selon la spectatrice « un impressionnant package » . Détail qui tue : pour pseudo, il avait opté pour Lewis, du nom de son ancien camarade de classe, le pilote de F1 Lewis Hamilton. Classe. Si Sarah Taylor s’y connaissait en football, elle comprendrait que c’est là toute l’essence du métier d’Ashley Young : provoquer, déborder et pénétrer.

Car sur le terrain, Ashley Young fait preuve d’une prose bien plus nourrie. A 22 ans, il est clairement la révélation d’Aston Villa en compagnie de Gabriel Agbonlahor. C’est notamment grâce à lui, et à son association avec Wilfried la bombe Bouma dans le couloir gauche que Martin O’Neill, le coach des Villans, peut s’autoriser autre chose que du kick and rush à l’ancienne.

Davantage considéré comme un buteur à Watford, où il évolua entre 2003 et 2007, avec 32 buts en 87 matchs, le lascar est désormais chargé de dynamiter l’aile sous le vilain maillot violet et bleu – celui qu’on ne saurait voir, auquel on ne s’habituera définitivement jamais.

Le natif de Stevenage n’a qu’un credo sur le pré : s’amuser pour gagner. « Les supporters dépensent beaucoup d’argent, donc nous avons la responsabilité de les divertir. Je sais que les fans apprécient que nous gagnions même en jouant moche, spécialement si cela nous permet de rester en lice pour l’Europe, mais si on le fait en jouant bien, c’est encore mieux » étale-t-il simplement. « Quand je pose le pied sur le terrain, je veux prendre le dessus sur celui qui me marque, réussir mes centres, marquer. Je veux que les supporters se lèvent de leur siège. C’est le but ultime pour moi » .

Le tout en surfant sur l’air du temps, qui laisse aux ailiers la possibilité de faire autre chose que du Guy Roux, soit de lâcher la ligne de touche. « Quand j’étais jeune, le boulot de l’ailier c’était de baisser les épaules, de descendre la ligne, et de centrer le ballon. Aujourd’hui, il faut aussi qu’on fasse des gestes techniques, qu’on repique vers l’intérieur, qu’on aille vers l’extérieur. C’est dingue comment le jeu a changé, et il continuera. Allez sur n’importe quel terrain d’entraînement, et vous verrez comment les joueurs flambent. Même les défenseurs pensent pouvoir faire des tricks. Je regarde C.Ronaldo et Messi, et j’essaye de faire ce qu’ils font à l’extérieur sur le terrain. Bon, que ça foire, c’est un autre problème » se régale le joueur aux boucles d’oreille.

Retour à Watford. A seize ans, on le prie de bien vouloir dégager ses crampons du centre de formation ; « Trop petit, trop léger » lui lance-t-on. Pourtant, les dirigeants lui laissent quand même la chance de s’entraîner deux à trois fois par semaine avec l’équipe des moins de 18 ans. Pari gagnant, Ashley casse la baraque et se voit offrir quelques promotions en équipe réserve.

Il est lancé dans le marécage pro en septembre 2003, et obtient lors de l’opus 2004-2005 le prix du meilleur jeune du Championship, la deuxième division. Une récompense qu’il confirme l’exercice suivant. Avec l’arrivée de l’entraîneur Aidy Boothroyd, le jeune droitier, doué de l’autre chaussure aussi, démontrera tout le potentiel de son mètre soixante quinze.

Sa trajectoire l’oblige au départ. Après avoir refusé plusieurs propositions, notamment de West Ham, il signe finalement à Aston Villa, permettant à son club formateur de toucher près de 13 coquets millions d’euros en janvier 2007. « Après seulement six mois ici, j’aurais pu être intimidé. Mais je suis resté concentré, après un peu de fléchissement, je suis revenu en force pour les huit ou neuf derniers matchs de la saison. C’est alors que j’ai réalisé que j’avais trouvé ma place » confesse-t-il sur ses débuts.

Ce fan d’Arsenal, de Ian Wright et de Thierry Henry, dont les parents soutiennent Tottenham, vise désormais plus haut, et considère sa première vraie sélection contre l’Autriche, en amical en novembre dernier, comme « le plus beau moment de sa carrière » . Parce que finalement, Ashley Young, c’est un peu la concrétisation des espoirs placés en Stewart Downing et Jermaine Pennant : un mec qu’on remarque plus que le premier qui moisit à Middlesbrough à centrer sur Jérémie Aliadiere, et aux origines jamaïcaines comme le second, sans le père qui deale du crack. « J’ai entendu dire que Fabio Capello aimait bien les ailiers donc ça me donne de la motivation » lâche-t-il malicieusement. Par contre, il ne sait pas ce que Capello pense des branleurs.

Pierre Maturana, propos recueillis dans News of the World et FourFourTwo

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