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  • Ce qu'il faut retenir du week-end

Un week-end de grands squales en Europe

Par Adrien Candau
6' 6 minutes
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Un week-end de grands squales en Europe

Très peu de surprises, au menu d'un week-end continental classique : la grosse baleine munichoise a réaffirmé sa domination sur les mers agitées de la Bundesliga, l'Inter et la Juve ont croqué la Sampdoria et la SPAL comme de vulgaires crevettes apéritives, et Liverpool a bondi au-dessus de l'obstacle Sheffield, restant ainsi au sommet de la chaîne alimentaire de la Premier League.

L’équipe du week-end : Bayern Munich

Fini de rigoler. Après avoir laissé Leipzig faire mumuse avec la couronne de la Bundesliga en début de championnat, les Bavarois ont rassis leur royal popotin sur le trône d’Allemagne. Pendant que les coéquipiers de Timo Werner se ramassaient à la Red Bull Arena face à Schalke, les Munichois tenaient la bride de Paderborn, maîtrisé 3 buts à 2.

Un score plutôt trompeur, au regard de toutes les occasions de but que le Rekordmeister a vendangé. Qu’importe, les gars de Niko Kovač ont eu le mérite de transformer trois fois l’essai. Par Gnabry et Coutinho, à la conclusion de deux actions collectives pas dégueulasses. Puis par Lewandowski, qui en est à son dixième pion de la saison. Moralité ? Cette année encore, la Bundesliga est bavaroise et le restera.


Le gros bide du week-end : Borussia Dortmund

Allemagne toujours, histoire d’apporter de l’eau au moulin des ambitions du Bayern, Dortmund a aussi eu la merveilleuse idée de concéder un match nul plutôt idiot face au Werder (2-2). Très nettement dominateurs, les Borussenont frappé par Götze et Reus, à chaque fois de la tête.

Mais avec les hommes de Favre, c’est un peu toujours la même histoire depuis le début de la saison : devant, on a droit à une mayonnaise collective délicieuse, derrière, à une défense fragile comme une biscotte Heudebert trempée dans du chocolat chaud. Résultat ? Rashica et Friedl ont su croquer les espaces béants laissés par le BvB, pour marquer deux fois. Voilà Dortmund qui enquille un second résultat nul consécutif, et stagne au septième rang du championnat.


La déclaration du week-end : Diego Simeone

Sûrement désireux d’épicer un derby madrilène radin en but et en occasions (0-0, score final), Diego Simeone a décidé de cafter à la presse les doux mots que Sergio Ramos aurait glissés à l’un des arbitres assistants du match.

« Il lui a dit « La putain qui t’a enfanté », comment peut-on laisser passer cela ? Ce qu’il se passe sur le terrain reste sur le terrain, mais le juge de ligne sait ce que Ramos lui a dit. » On a vu plus classe, mais El Cholo n’est pas non plus réputé pour la finesse de sa poésie footballistique. Si ?


Le but du week-end : Miralem Pjanić, face à la Spal

Pour ceux qui en doutaient encore, Miralem Pjanić est un type élégant. Pour planter le dernier et second pion des siens face à la SPAL ce samedi, le Bosnien a calé quelques pas de chat pour se mettre en bonne position, fait tourbillonner son buste comme un spadassin qui lance un coup d’estoc, avant d’envoyer un caramel dans le petit filet adverse. Seuls les pisse-froid retiendront que la frappe du gracile esthète juventino a été, très légèrement, contrée par un joueur adverse.


Et sinon…

Secoué dans tous les sens par Sheffield United, Liverpool a aussi saccagé un bon paquet d’occasions. Avant de l’emporter (0-1) grâce à une faute de main d’Henderson, le portier des Blades qui a laissé filer une frappe pourtant mollassonne de Wijnaldum. La victoire est minimaliste, mais ça, les Reds s’en tamponnent. Sept matchs de Premier League, sept victoires et City toujours cinq points derrière au classement : aujourd’hui, la vie est franchement belle si vous êtes scouser.

Séché par Cagliari en milieu de semaine, le Napoli s’est redonné de l’air en maîtrisant Brescia (2-1). Un match marqué notamment par le premier pion de Mario Balotelli sous ses nouvelles couleurs, même si le coup de tronche sur corner de l’ancien Marseillais n’aura pas permis aux siens d’accrocher le point du nul.

Barcelone a collé un petit deux-zéro à Getafe, grâce entre autres à un lob pas vilain signé Luis Suárez, et se hisse à deux points d’un Real toujours leader de Liga, mais tenu en échec ce samedi par l’Atlético.

Tout baigne pour le Borussia Mönchengladbach, large vainqueur d’Hoffenheim (3-0). Idem pour ses Französisch, puisque Alassane Pléa et Marcus Thuram y sont chacun allés de leur but. Le club le plus difficile à orthographier d’Allemagne grimpe ainsi à une satisfaisante cinquième place de Bundesliga.

Leader de Serie A et invaincue depuis le début de la saison, l’Inter a enfoncé la Sampdoria, déjà lanterne rouge du championnat avant le match (1-3). La petite fantaisie de la rencontre est venue d’Alexis Sánchez, qui a marqué son premier but sous les couleurs nerazzurre avant de se faire expulser pour une vulgaire simulation à la 46e minute.

Jusqu’ici invaincu en Liga, Bilbao est tombé dans son antre face à Valence (0-1), Denis Cheryshev se portant à la conclusion d’un joli mouvement collectif des Chés.

Petite forfanterie française pour finir : Franck Ribéry a été monstrueux ce week-end face à l’AC Milan, battu par une Fiorentina séduisante à San Siro (1-3). L’ex-Munichois a notamment inscrit le troisième but des siens, d’un enchaînement crochet extérieur-frappe de l’intérieur du pied. Avant de carrément se faire applaudir par le public lombard, au moment de son remplacement. Continue Francky, c’est bon, bon, bon.

Niko Kovač a du mal à voir Dortmund concurrencer le Bayern

Par Adrien Candau

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