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Top 6 : ils sont portugais, ont joué au PSG (mais rien à voir avec Pauleta)

Par Alexandre Pedro
Top 6 : ils sont portugais, ont joué au PSG (mais rien à voir avec Pauleta)

Gonçalo Guedes est officiellement depuis mercredi le onzième Portugais à évoluer au PSG. Dans la « deuxième ville portugaise » comme on dit parfois de Paris, on garde surtout le souvenir du passage Pedro Miguel Pauleta. Mais le club n’a pas toujours aussi été heureux avec ses Portugais. La preuve par six.

Daniel Kenedy (1996/1997)

Il avait les yeux revolver, il avait le regard qui tue, mais ça s’arrêtait là. Quand il débarque de Benfica à l’été 1996, l’arrière gauche est considéré comme un grand espoir du football portugais. Oui, un peu à l’image de Capucho, Dani, José Domínguez comme lui 4e des JO d’Atlanta et tombeur des Bleuets de Domenech en quarts. Six mois plus tôt, le PSG a laissé passer un arrière gauche brésilien avec une tête marrante et de grosses cuisses. Kenedy tire moins bien les coups francs que Roberto Carlos et fait un peu tout moins bien d’ailleurs. Ni scandaleux ni vraiment convaincant, il aligne 39 matchs au sein d’une équipe vice-championne de France et finaliste de la C2. Puis l’appel du pays est trop fort, Kenedy (un hommage de son père à JFK avec un N en moins) cède aux sirènes de Porto. En 2011, il disait regretter ce choix dans un entretien à SoFoot.com et garder un très bon souvenir de son président de l’époque. « Michel Denisot est un homme extraordinaire. Il était proche de nous, c’était un ami… D’ailleurs si t’as son numéro à Denisot… » Oui, on a ça, Daniel.


Manuel Hélder (1998/1999)

À l’été 98, Charles Biétry est enfin vizir à la place du vizir Denisot. Le début des emmerdes pour le PSG version Canal. Alain Giresse, Artur Jorge et Philippe Bergeroo se succèdent sur le banc et sur le terrain, on brasse large aussi. Une véritable partie de Guy Roux Manager avec du Ouédec, Laspalles, Carotti, Yanovski, Adailton, Rodríguez, Wörns, Lachuer… Au mercato d’hiver, l’arrivée du défenseur international de La Corogne Hélder Cristovao est annoncée. Finalement, Biétry, conseillé par Artur Jorge, opte pour Manuel Hélder, milieu de terrain du Boavista. Avec sept matchs en six mois, le garçon passe inaperçu au milieu du naufrage qu’est la saison parisienne. Pourtant, il inaugure mine de rien la grande tradition de la recrue hivernale improbable du PSG (Everton, Souza, Semak, Bošković…)


Agostinho (2001/2002)

À l’été 2001, le PSG est pris d’hyperactivité sur le marché des transferts. Il y a bien sûr la recrue vedette, Ronaldinho, mais aussi Gabriel Heinze, Cristobal, le duo stéphanois Alex/Aloísio ou Bartholomew Ogbeche, dix-sept ans officiellement. Alors comme Luis Fernandez a la main chaude, il jette aussi son dévolu sur un « « jouor » qui a des qualités » un certain Joaquim Agostinho. Au Portugal, Joaquim Agostinho est surtout une légende du cyclisme (deux fois 3e sur le Tour), morte en 1984 après une chute provoquée par deux chiens sur le Tour de l’Algarve. L’autre Joaquim Agostinho roule plutôt sur le côté gauche du milieu de terrain et arrive en provenance de Málaga après un passage par le Real Madrid B. À Paris, le Portugais inscrit bien un but en Coupe de France contre Luçon avant de surtout découvrir l’Île-de-France et ses environs avec la CFA du club. Il est transféré à Moreirense l’été suivant où il sera aux premières loges pour voir un certain Cristiano Ronaldo inscrire ses deux premiers buts en carrière lors d’un match face au Sporting.


Hugo Leal (2001/2004)

Rarement joueur n’aura aussi bien porté le serre-tête que lui. Hugo Miguel Ribeiro Leal n’est qu’élégance et raffinement, normal pour un garçon né à Cascais, la station balnéaire préférée de la bourgeoisie portugaise. Alors quand Luis Fernandez demande à sa direction de mettre 10 millions d’euros pour le piquer à l’Atlético de Madrid, il vend aux supporters « un futur crack » . D’ailleurs, le Portugal croit bien tenir le successeur de Paulo Sousa au poste de milieu relayeur. Mais la classe ne fait pas tout. Beau, mais lent, Leal manque d’impact et voit Arteta (autre trouvaille de Fernandez) lui passer devant. De son passage de trois ans à Paris, il restera surtout cette finale de Coupe de France contre Auxerre en 2003 où il ouvre le score du gauche avant d’être expulsé pour un pied haut sur Mexès et provoquer la défaite de son équipe. Il a mis fin à sa carrière du côté d’Estoril Praia en 2013. Un homme de plage.


Filipe Teixeira (2002/2005)

Né à Boulogne-Billancourt à quelques hectomètres du Parc, Teixeira va grandir au Portugal où ses parents ont décidé de revenir vivre. Mais le jeune Filipe n’a pas oublié son pays natal et signe à Istres en 2001. En D2, le milieu de terrain tape dans l’œil de Luis Fernandez, qui a décidément du pif avec les joueurs portugais. Mais Teixeira va surtout effectuer la navette entre le banc et la réserve. Après un prêt d’un an à Leiria (où Alioune Traoré sera expédié plus tard), il retrouve Paris et connaît son quart d’heure de gloire : un but contre les Bretons de Langueux en Coupe de France. Si jamais Luis Fernandez vous conseille un resto portugais, vérifiez quand même sur Tripadvisor avant.


Hélder Cristovao (2004/2005)

Six ans après son homonyme, l’autre Hélder trouve enfin le chemin du PSG. L’ancien de Benfica prend place dans un charter de recrues assis à côté de Pichot, Ateba, Pancrate, Coridon, Pierre-Fanfan et d’un Jérôme Rothen qui a dit non à Chelsea par amour pour Paris. Si le défenseur affiche 33 sélections, il trimbale aussi le poids de ses trente-trois ans et traîne sa caravane sur les pelouses de Ligue 1. Dans la paire qu’il forme avec Mario Yepes, le Colombien doit même jouer le stoppeur véloce pour compenser la lenteur de son partenaire. Hélder disputera tout de même 22 matchs (il faut dire que la concurrence s’appelle Jean-Michel Badiane) avant de partir en Grèce finir sa carrière du côté de Larissa. Finalement, le seul Hélder marquant des années 2000 en France, ça reste ce brave Hélder Silva, deuxième de Nice People derrière Serena l’Italienne.

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