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Top 10 : ces matchs de Ligue des champions gagnés au but à l’extérieur

Par Alexandre Aflalo
Top 10 : ces matchs de Ligue des champions gagnés au but à l’extérieur

Ce jeudi, l'UEFA a mis fin d'un communiqué à une règle qui durait et rythmait le football depuis 1965 : celle du but à l'extérieur, qui permettait de départager deux équipes à égalité au terme de certaines confrontations allers-retours. La mort d'un monument qui nous aura offert de fantastiques émotions, tout particulièrement en Ligue des champions, où les exemples ne manquent pas, rien qu'au XXIe siècle. Un top 10 pour les enfants de l'an 2000, mais qui vivra dans les mémoires pour l'éternité.

Bayern Munich – Paris Saint-Germain, saison 2020-2021

Aller : Bayern 2-3 PSG
Retour : PSG 0-1 Bayern

Commençons par un souvenir aussi récent qu’unanime : cette double confrontation de taré entre le Bayern et le PSG la saison dernière avait tout de la grande dramaturgie dans laquelle le but à l’extérieur a joué le rôle principal. L’aller à Munich, sous les gros flocons déversés au-dessus l’Allianz Arena, a vu les Parisiens suffoquer sous les assauts bavarois (31 tirs, 12 cadrés) pour finalement sortir vainqueur au terme d’une prestation héroïque (2-3). Avec trois buts inscrits loin de ses terres, Paris n’avait plus qu’une mission : ne surtout pas perdre par plus d’un but d’écart la semaine suivante, au Parc des Princes. Au terme de 180 minutes de football absolu, d’une bataille physique et tactique rare même dans la compétition reine, Paris s’en sortait finalement avec un score cumulé de 3-3, favorable grâce à ces trois buts plantés à Neuer dans son jardin.


Tottenham – Manchester City et Tottenham-Ajax, saison 2018-2019

Allers : Tottenham 1-0 City et Tottenham 0-1 Ajax
Retours : City 4-3 Tottenham et Ajax 2-3 Tottenham

Difficile de les départager, tant ces deux matchs ont marqué l’immense édition que fut le millésime 2018-2019 de la Ligue des champions. En quarts de finale, après une courte victoire 1-0 chez eux à l’aller, les Spurs ont sorti le Manchester City de Guardiola au terme d’une manche retour rocambolesque : 7 buts dont 4 inscrits entre la 4e et la 11e minute, le but du 4-3 inscrit par Llorente et validé par la VAR à la 73e et celui du 5-3 refusé à Agüero par la même VAR à la 91e après des scènes de liesse complètement folles côté City. À peine remis de leurs émotions, les Spurs allaient défier en demies l’enivrant Ajax Amsterdam. Vainqueur à l’aller à Londres, la jeunesse ajacide croit tenir sa qualification en finale après avoir passé deux buts à Hugo Lloris chez elle en première période. C’était compter sans Lucas Moura, auteur du triplé le plus improbable de l’histoire de la C1 en seconde période, avec un troisième but planté directement dans le cœur d’Amsterdam à la 96e minute. Sans doute le but à l’extérieur le plus fou de ces dernières années.


FC Barcelone – Chelsea, saison 2008-2009

Aller : Barcelone 0-0 Chelsea
Retour : Chelsea 1-1 Barcelone

Un ballon maladroitement offert à Messi par Essien, des joueurs de Chelsea en panique dans leur surface, un décalage subtil de la Pulga vers Andrés Iniesta, une frappe en première intention, jambe tendue vers le ciel, des filets qui tremblent, l’explosion. Nous jouons la troisième minute du temps additionnel de la seconde période dans cette demi-finale Chelsea-FC Barcelone, et alors que le numéro 8 blaugrana parcourt la pelouse en débardeur, fou de joie, le ciel vient de tomber sur les têtes londoniennes. Ce match complètement ahurissant, qui aura vu Michael Essien ouvrir le score d’une merveille de reprise de volée dès la 9e minute avant que son équipe ne se mange une avalanche de décisions arbitrales désastreuses dans le coin de la tronche, vient de leur échapper. En matière de scénario, de dramaturgie, d’émotions, sans doute l’un des plus gros blockbusters footballistiques du XXIe siècle. En matière d’esprit sportif en revanche, on repassera. Fucking disgrace, comme dirait l’autre.


Manchester United – Paris Saint-Germain, saison 2018-2019

Aller : Manchester United 0-2 PSG
Retour : PSG 1-3 Manchester United

Le calice jusqu’à la lie. On pensait que le PSG ne pouvait pas subir pire humiliation que la remontada infligée par le FC Barcelone deux saisons auparavant (0-4, 6-1), mais c’était sous-estimer la capacité de cette équipe à se saboter. Après un aller plié tout en maîtrise à Old Trafford (0-2), les Parisiens recevaient au Parc des Princes une formation de Manchester United tellement diminuée que cette qualification aurait dû être une formalité. Sauf que rien n’est allé dans le sens de Paris, qui aura eu près de 70% de possession, frappé 11 tirs à 5, mais aura fait montre d’une cruelle inefficacité offensive et surtout d’une malchance affolante, entre les boulettes de Kehrer et Buffon et ce penalty concédé à la dernière minute, la faute à une main baladeuse de Kimpembe. Rocambolesque.


Olympique de Marseille – Inter, saison 2011-2012

Aller : OM 1-0 Inter
Retour : Inter 2-1 OM

D’un côté, l’Inter de Sneijder, Milito, Maicon, Zanetti et Júlio César, vainqueur de la C1 deux ans plus tôt. De l’autre, l’OM de Rémy, Valbuena, Amalfitano, Diawara ou Azpilicueta. Peu donnaient cher de la bande à Deschamps avant le retour au San Siro, malgré la courte victoire marseillaise à l’aller. Mais la victoire tient parfois à peu de chose, comme un contrôle du dos et une frappe enchaînée du gauche d’un Brandão entré en jeu 4 minutes auparavant. Mené 1-0, les Marseillais filaient tout droit en prolongation quand leur buteur brésilien a décidé de s’offrir le plus grand moment de sa carrière, ex-æquo avec son fameux « j’ai pas touché », bien entendu. Le penalty de Giampaolo Pazzini à la 96e minute a beau donner la victoire à l’Inter, le mal est fait : Marseille a gagné son but à l’extérieur, et le droit de se faire sortir par le Bayern au tour suivant. Le genre de moments que seul le football sait nous offrir.


Bayern Munich – Fiorentina, saison 2009-2010

Aller : Bayern 2-1 Fiorentina
Retour : Fiorentina 3-2 Bayern

Ce match doit cette présence dans ce top à deux raisons, et deux raisons seulement. La première, c’est ce sentiment de nostalgie immense que nous provoque le fait de voir la Fiorentina de Sébastien Frey et d’un tout jeune Stevan Jovetić faire rayonner la couleur violette sur la scène européenne. La seconde, c’est cette espèce de praline à trente mètres qu’Arjen Robben a catapultée en pleine lucarne pour réduire le score à 3 buts à 2 sur la pelouse du Stadio Artemio Franchi de Florence et offrir la qualification au Bayern. Très beau match de football au demeurant, mais vraiment ces deux raisons-là par-dessus tout.


Real Madrid – AS Monaco, saison 2003-2004

Aller : Real 4-2 Monaco
Retour : Monaco 3-1 Real

Casillas, Roberto Carlos, Figo, Zidane, Ronaldo, Raúl et le Real Madrid sont à Louis-II. Qui se qualifie en demi-finales ? L’AS Monaco. Vous ne l’aviez pas vu venir ? Nous non plus, et sans doute personne à part les Monégasques eux-mêmes. Après avoir pris le bouillon à l’aller au Bernabéu et encaissé le premier but dès la 36e au retour, les joueurs du Rocher avaient devant eux une montagne qu’ils ont gravie en trois étapes : la première grâce à Giuly, la deuxième grâce à Morientes, et la troisième encore grâce à Giuly. Avec ce 3-1, Monaco recolle à 5-5 en cumulé, mais élimine le grand Real et ses Galactiques grâce à ce fameux but à l’extérieur, inscrit par Morientes à Madrid en toute fin de match.


FC Barcelone – AS Rome, saison 2017-2018

Aller : Barcelone 4-1 Rome
Retour : Rome 3-0 Barcelone

Le but de la délivrance a beau avoir été marqué à domicile, peu importe : cette double confrontation entre le FC Barcelone et l’AS Rome a bien sa place dans ce Panthéon. À l’aller, les Romains n’évitent l’humiliation qu’à la faveur d’un but inscrit en toute fin de match par l’inévitable Edin Džeko. Avant de faire complètement exploser le Barça chez eux, à Rome : un autre but de Džeko en tout début de match pour donner le ton, un deuxième sur penalty par De Rossi pour que la fête soit totale, et un but du 3-0 inscrit d’une tête rageuse par Kostas Manolas à 8 minutes de la fin du temps réglementaire pour faire s’enflammer Rome. Pendant que Nélson Semedo est à genoux, tête dans les mains, Kostas Manolas court comme un dératé avec les bras en l’air pour aller célébrer avec son banc le but le plus important de sa carrière. Tout ça grâce à ce petit but de son attaquant à l’aller au Camp Nou.


AC Milan – Inter, saison 2002-2003

Aller : AC Milan 0-0 Inter
Retour : Inter 1-1 AC Milan

Comment départage-t-on au but à l’extérieur deux équipes qui jouent dans le même stade ? C’est la drôle de question à laquelle l’AC Milan et l’Inter ont répondu en 2003, avec l’aide de l’UEFA bien sûr. Les deux voisins, qui partagent le San Siro/Giuseppe-Meazza à l’année, se sont retrouvés au printemps 2004 en demi-finales de Ligue des champions l’un contre l’autre. Les deux matchs se déroulent donc dans la légendaire arène milanaise, l’aller avec le Milan à domicile, le retour avec l’Inter. Un bon 0-0 à l’aller, un solide 1-1 au retour, et la magie du « but à l’extérieur » opère : le Milan se qualifie pour la finale de la C1, qu’il remportera aux penaltys contre la Juventus.


Paris Saint-Germain – Chelsea, saison 2014-2015

Aller : PSG 1-1 Chelsea
Retour : Chelsea 2-2 PSG

Deux coups de casque qui résonnent encore dans l’histoire du PSG. Ce n’était qu’un huitième de finale de Ligue des champions, certes, mais le scénario de ce match complètement dingue en fait encore à ce jour l’une des doubles confrontations les plus mémorables de l’histoire européenne du club de la capitale. Tenu en échec par Chelsea au Parc à l’aller, Paris se présente à Stamford Bridge avec le souvenir douloureux du gros orteil de Demba Ba, qui l’avait crucifié la saison précédente. L’expulsion de Zlatan Ibrahimović dès la demi-heure de jeu et l’ouverture du score de Tim Cahill à la 81e laissent présager une nouvelle sortie de route anticipée pour les Rouge et Bleu. Mais la défense centrale parisienne en avait décidé autrement, dans un enchaînement d’événements qui n’a pas dû faire de bien aux cardiaques : égalisation de David Luiz à la 86e, penalty concédé par Thiago Silva à la 96e en prolongation, une première tête du même Silva détournée d’une manchette de Courtois à la 112e puis, sur le corner suivant, le but du 2-2 qui qualifie Paris, avec une tête du capitaine parisien qui a semblé se figer dans les airs avant d’atterrir dans la lucarne des Blues.


Mentions honorables : Lyon-Juventus (1-0, 1-2), saison 2019-20 ; Manchester City-Monaco (5-3, 3-1), saison 2016-2017 ; PSG-Chelsea (3-1, 2-0), saison 2013-2014 ; AC Milan-PSV Eindhoven (2-0, 1-3), saison 2004-2005 ; Manchester United-Bayer Leverkusen (2-2, 1-1), saison 2001-2002

Dans cet article :
De Zerbi, la meilleure chose qui pouvait arriver à l’OM ?
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