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Les 10 curiosités du 8e tour de Coupe de France
Entraîneurs au parcours fou, retrouvailles et joueurs frisson, avant de potentiels miracles, voici ce qu’il faut découvrir durant le huitième tour de Coupe de France.
1. Bis repetita pour Bastia
Samedi 29/11 à 16h // Saint-Malo (N2) – Bastia (L2)
1 108,52 kilomètres. Voici la distance qui sépare Bastia de Saint-Malo. Les Corses connaissent bien la cité corsaire puisqu’ils y ont déjà fait un tour il y a deux semaines pour coller un set à Château-Malo (0-6) et vont y retourner, ce samedi, pour affronter l’US Saint-Malo. Bon dernier de Ligue 2, le Sporting doit se rassurer face au club de N2. Ça permettra au moins de justifier son bilan carbone désastreux parce que oui, évidemment, Amine Boutrah et ses coéquipiers ne vont pas en Bretagne en ferry. Ça aurait pourtant permis de gagner un bel autocollant jaune.
2. Saint-Paul a de la bouteille
Samedi 29/11 à 16h30 // Stade lavallois (L2) – Saint-Pauloise FC (Réunion)
Même si elle n’a que 25 petites années, la Saint-Pauloise FC a déjà une belle expérience. Venu deux fois en métropole, à Lannion en 2010 et à Dunkerque deux ans plus tard, le club réunionnais avait été à chaque fois sorti au 7e tour. Il compte surtout dans ses rangs trois anciens pros au parcours bien cabossé : Dylan Bahamboula, international congolais formé à Monaco avant de passer par la Roumanie, l’Algérie ou l’Écosse, Sylvio Ouassiero, international malgache, formé à Auxerre, qui a ensuite écumé les terrains luxembourgeois, et Damien Marie, ayant bourlingué entre la Slovaquie et la Bulgarie. Ils n’ont peur de rien, même pas de Laval.
3. Les vrais et faux derbys
Vendredi, les Grenoblois pensaient jouer un derby en se déplaçant sur la pelouse d’Annecy, mais avec plus de 100 kilomètres entre les deux villes, l’Observatoire national des derbys de France (ONDF) ne peut pas homologuer cette rencontre. Les puristes et amateurs de déplacements à faible coût vont quand même être servis ce week-end, avec Romorantin-Blois (43 kilomètres), Steenvoorde-Béthune (38 kilomètres), Hauts Lyonnais-Feurs (31 kilomètres) ou encore Chauvigny-Stade poitevin (24 kilomètres). La palme revient à la rencontre Marcq-Bondues et aux 5,7 bornes qui séparent les deux villes du Nord.

4. Des ressources en réserve
Samedi 29/11 à 18h // Vendée Fontenay Foot (N3) – Berrichonne de Châteauroux (N1)
La Berrichonne de Châteauroux, qui va devoir faire sans Quentin Bena, qui a écopé de huit matchs de suspension après son expulsion lors du dernier tour, a bien la gueule de l’équipe qui se fera taper par une N3 ce week-end. À Fontenay-le-Comte, les hommes de Valentin Guichard sont évidemment favoris et ont, en plus, la chance de connaître la recette pour battre les Vendéens. En effet, la réserve castelroussine a tapé cette même équipe le week-end dernier en championnat (2-0). La voie est toute tracée.
5. Un Bouchard revanchard
Samedi 29/11 à 18h // Ancienne Château-Gontier (R1) – En Avant Guingamp (L2)
Entre l’Ancienne Château-Gontier et l’En Avant Guingamp, il y a déjà un beau duel de noms atypiques. Mais c’est surtout les retrouvailles entre Corentin Bouchard et les Costarmoricains. En 2017, il était analyste des Herbiers lors de la défaite en seizièmes de Coupe de France, avant de rallier la finale de la compétition l’année suivante. Il est monté en gamme et est désormais passé entraîneur du club de R1. Avec un nom comme ça, il devrait couper quelques têtes.
6. Beauvue veut encore passer une tête
Samedi 29/11 à 20h30, heure France métropolitaine // AS Le Gosier (Guadeloupe) – CMS Oisel (N3)
À 37 ans, Claudio Beauvue a encore toutes ses dents et, surtout, sa détente. Le Guadeloupéen est rentré chez lui et porte désormais les couleurs de l’AS Gosier, en R1. Vainqueur de la Coupe de France en 2014 à la pointe de l’attaque guingampaise, il n’a rien perdu de ses qualités face au but puisqu’il est le meilleur buteur de sa poule avec dix réalisations, auxquelles il faut ajouter trois buts dans la doyenne des compétitions cette saison. Buteur providentiel au tour précédent, il s’est offert une vraie célébration de pro – regard froid et bras en croix – et l’occasion de trouver une nouvelle fois le chemin des filets ce week-end contre le CMS d’Oissel.
7. Le beau geste des Verts
Samedi 29/11 à 20h30 // AS Saint-Étienne (L2) – US Écotay-Moingt (R3)
En Coupe de France, les traditions sont particulièrement chères : le club pro laisse la recette, un club qui joue deux divisions plus bas que son adversaire doit obligatoirement recevoir, etc. Mais alors, pourquoi l’US Écotay-Moingt, pensionnaire de R3, va devoir se déplacer à Geoffroy-Guichard pour affronter l’AS Saint-Étienne, ce samedi ? Simplement parce que le sextuple vainqueur de la compétition a la classe et a décidé d’offrir un rêve de gosse à son adversaire, dont la majorité des joueurs sont supporters des Verts. Avec une diffusion en prime time, la soirée s’annonce inoubliable.
💚 Une fête, à la maison, et en prime time ! L’ASSE est très heureuse de donner rendez-vous à l’US Ecotay-Moingt dans le Chaudron ! 🥹🏠 pic.twitter.com/BcouiowYR9
— AS Saint-Étienne (@ASSEofficiel) November 18, 2025
8. Duel de bourreaux
Samedi 29/11 à 15h // Canet Roussillon FC (N3) – Rodez AF (L2)
4 mars 2009 aux alentours de 20h10 : Miguel Palacios, pas de page Wikipédia en français à son actif, crucifie le gardien du PSG Mickaël Landreau en huitièmes de Coupe de France et entérine le succès 3-1 de Rodez, alors en National (troisième division). Douze ans plus tard, c’est l’ailier droit de Canet Roussillon Yohan Baï, disposant, lui, d’une page en anglais et en italien, qui faisait tomber l’OM en seizièmes de la compétition. Ce samedi, les deux clubs tombeurs de géants se donnent rendez-vous pour déterminer qui humiliera très prochainement Matveï Safonov et/ou Jeffrey de Lange. Et même si les deux gardiens remplaçants ont des pages Wiki en français.
9. Sacrée gâchette
Samedi 29/11 à 13h30 // FC Bogny (R1) – US Lusitanos Saint-Maur (N2)
Pour croiser le fer contre Bogny-sur-Meuse, le Lusitanos Saint-Maur a dû se défaire au tour précédent de l’US Camon. Et il n’a pas fait semblant : victoire 0-7. Un véritable feu d’artifice offensif finalement peu surprenant, quand on connaît l’identité du coach légendaire du club francilien (Val-de-Marne), Hélder Vale de Prados Esteves. Le bonhomme, passé trois fois au club en tant que joueur, est connu pour être encore à ce jour le meilleur buteur de l’histoire de la D4 française sur une saison, avec 40 buts marqués en… 33 matchs, en 2000-2001. Si ses hommes sèchent contre Bogny, il pourra toujours se faire entrer pour débloquer la situation.
10. L’UF Touraine la joue Pays-Bas 2014
Dimanche 30/11 à 16h // UF Touraine (N3) – ESTAC (L2)
Petit conseil à l’intention des joueurs de l’ESTAC : ne vous avisez pas d’aller jusqu’aux tirs au but contre l’Union Foot de Touraine. Même s’il n’est qu’en N3, le club d’Indre-et-Loire a sa recette pour sortir vainqueur des séances. S’inspirant plus de Louis van Gaal durant le Mondial 2014 que d’Hervé Renard pendant la Coupe du monde 2023, Hervé Loubat a décidé, lors du dernier tour contre Épernay, de remplacer Noa Isambert par Romane Legrand juste avant la fin du temps réglementaire. Deux parades plus tard, l’incertitude s’est déjà immiscée dans les têtes troyennes.
Troyes passe provisoirement leader dans une soirée à peu de buts, Bastia toujours muetPar Enzo Leanni et Victor Marie



























