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Retenez bien leurs noms, voici les nouvelles pépites de Porto

Par Thomas Goubin, à Guadalajara
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Retenez bien leurs noms, voici les nouvelles pépites de Porto

Comment souvent, Porto n'a pas perdu de temps. La qualité de sa cellule recrutement et sa réputation de passerelle parfaitement sécurisée vers les plus grands d'Europe lui ont permis de débaucher trois grandes promesses latino-américaines, pour environ 30 millions d'euros, au total. Deux Mexicains et un Colombien. Présentations.

La comparaison se révèle inévitable. Il est colombien, a été formé à l’Envigado FC, dispose d’un pied gauche racé, excelle comme milieu créatif (dans l’axe ou à gauche) et dispose d’une frappe de bananier. Voici quelques-uns des points communs qui unissent James Rodríguez et Juan Fernando Quintero, son successeur au FC Porto. La similitude est telle entre les deux jeunes hommes que Quintero semble destiné à remplacer sans attendre son aîné, poste pour poste, à seulement 20 ans. Pour les sceptiques qui arguent que le leader de la sélection colombienne U20 sort d’une saison en demi-teinte avec Pescara, il faut rappeler que son rendement en club a été notamment compromis par ses engagements avec son équipe nationale et par une blessure contractée début avril. Grand distributeur et accélérateur de jeu, Quintero sort d’un Mondial U20 décevant sur le plan collectif, puisque la Colombie s’était pointée en Turquie avec des espoirs de titre, mais où il a rayonné individuellement. En huitièmes de finale, stade où la Corée du Sud a sorti les Cafeteros aux tirs au but, son coup franc égalisateur inscrit à la dernière minute a mis en évidence les nerfs d’acier du jeune homme, comme sa qualité de frappe sur coups de pied arrêtés. Là aussi, une spécialité de James Rodríguez. Il ne pourra y échapper…

But de Quintero face à la Corée du Sud :

Diego Reyes : fais-le comme Marquez

Au Mexique, on le présente depuis ses premiers pas en pro comme le nouveau Rafa Márquez. En version allongée toutefois. Défenseur haut perché (1,93m), Diego Reyes en impose par sa relance cinq étoiles, son jeu aérien et ses attitudes de leader. À l’aise balle aux pieds, déjà mûr dans son placement, l’international mexicain peut également exceller au poste de milieu défensif. Comme Rafa Márquez. En 1999, le Kaiser du Michoacan avait quitté l’Atlas Guadalajara pour Monaco dès ses 19 ans. Reyes se révèle presque aussi précoce (20 ans) au moment de faire ses valises pour l’Europe. Acheté par Porto dès le mois de décembre dernier pour huit millions d’euros, Reyes a toutefois joué ce dernier semestre avec l’America, son club formateur, où il s’est imposé comme un titulaire indiscutable depuis ses 18 ans. Le jeune défenseur central est parti sur une bonne note du Mexique : sacré champion en mai dernier. Un titre attendu depuis 2005 par les supporters du club le plus médiatique du pays. Reste une inconnue de poids à balayer : Reyes va t-il parvenir à imposer son physique malingre dans un football européen plus porté vers le contact, ou un ajustement athlétique sera-t-il nécessaire avant de le voir régner au sein de l’arrière-garde des Dragões ? Le doute aurait pu être levé lors de la Coupe des confédérations, mais Chepo de la Torre, le sélectionneur mexicain aux options conservatrices, lui a préféré un Maza Rodriguez totalement à la rue au Brésil. Comme il a préféré le vieux Gerardo Torrado à Héctor Herrera…

Le box to box made in Pachuca

Porto s’est acheté des yeux au Mexique. Après avoir rempli les caisses des Jaguares Chiapas en recrutant Jackson Martínez l’an dernier, les Dragões ont acquis Diego Reyes six mois plus tard, avant de faire main basse sur Héctor Herrera, à la fin du mois de juin. Champion olympique comme Reyes, Herrera, 23 ans, n’avait toutefois pas brillé en Angleterre, la faute à quelques soucis physiques. En revanche, le milieu relayeur s’était distingué quelques semaines auparavant, au tournoi de Toulon, au terme duquel il avait été élu meilleur joueur. Le jury avait apprécié la capacité du Mexicain à régner sur diverses zones du terrain, depuis le secteur de la récupération jusqu’aux abords de la surface, où sa vista lui permet de réaliser des gestes décisifs. Herrera a été formé à Pachuca, club où végète actuellement Fernando Cavenaghi. Surnommé « Ribéry » par ses collègues de la sélection olympique en raison de son physique plutôt disgracieux, Herrera figure le parfait box to box. Le type de joueur qui manque cruellement à la sélection mexicaine. Reste que le natif de Rosarito, ville située à deux pas de Tijuana, n’a jamais convaincu avec El Tri. Pour enfin s’y imposer, la Coupe des confédérations ressemblait, comme pour Reyes, au cadre parfait, mais le sélectionneur aztèque en a décidé autrement. À Porto, on semble toutefois convaincu du potentiel du Mexicain. Sa clause libératoire a été fixée à 45 millions d’euros. Selon Andrés Fassi, vice-président de Pachuca, Herrera est « le plus grand talent sorti du Mexique depuis 15 ans. » En gros, depuis Rafa Márquez. On y revient…

But d’Herrera face à Atlante :

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