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Qui pour sauver le Mexique ?

Par Thomas Goubin, à Guadalajara
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Qui pour sauver le Mexique ?

Cinquième sur six des éliminatoires de la CONCACAF, le Mexique va lutter pour arracher sa qualification lors de deux derniers rendez-vous capitaux face au Panama (vendredi, à Mexico), puis au Costa-Rica (mardi, à San José). Pour ce faire, un nouveau sélectionneur a été embauché, des Argentins naturalisés, et Carlos Vela supplié de revenir.

Carlos Vela, une absence qui fait parler

Viendra, viendra pas ? Un questionnement insistant qui précède chaque annonce des vingt-trois d’El Tri depuis deux bonnes années. Carlos Vela va-t-il finir par accepter de regagner les rangs de la sélection ? La question virait à l’obsession depuis un an, à mesure que les courbes de performance d’El Tri et du joueur mexicain le plus performant sur le Vieux Continent commençaient à se croiser, à la défaveur de la sélection. La dernière réponse est tombée le 27 septembre, identique et négative. Vela ne viendra pas. Un rôle de sauveur de la patrie lui tendait pourtant les bras. Alors que le Mexique se trouve dans une situation aussi inattendue que critique, l’obstiné attaquant de la Real Sociedad pouvait faire oublier ses mois, ses années de désertion, d’un but ou d’une passe décisive qui redresserait le chemin du Mexique vers le Brésil. Mais non, et encore non. La raison de ce nouveau refus n’est pas connue.

Vela a longtemps assuré qu’il préférait se consacrer à son club afin de consolider sa position en Europe. Un argument qui a, un temps, tenu la route, mais qui a perdu toute validité pour le titulaire indiscutable de la Real depuis une grosse année. Aujourd’hui, le Mexique peine à comprendre le natif de Cancún. La voie des retrouvailles semblait pourtant s’être considérablement dégagée depuis le sept septembre, date du licenciement du sélectionneur, El Chepo de la Torre, après la défaite de trop concédée au stade Azteca, face au Honduras (1-2). La thèse la plus répandue et la plus évidente voulait que Vela refuse de cohabiter avec un De la Torre, après sa suspension de six mois décidée par… Nestor de la Torre, frère de, et alors directeur des sélections. La sanction était tombée à la suite d’une fête organisée en septembre 2010 au sortir d’un match amical d’El Tri. Les jeunes Vela et Efraín Juárez, alors âgés de 21 ans, avaient été les seuls suspendus. Plus d’un vétéran (Marquez, Salcido …), au sens de la responsabilité normalement plus élevé, avaient pourtant participé à la sauterie. Aujourd’hui, Chepo de la Torre n’est plus là, et Carlos Vela toujours absent.

Le roi Midas mexicain

Inconnu en Europe, Víctor Manuel Vucetich est le pompier chargé d’éviter que le Mexique ne passe sa première Coupe du monde depuis 1990 devant sa télé. En octobre 2010, Vucetich avait déjà été choisi par la Fédération mexicaine, mais avait refusé le poste pour raisons familiales : sa femme venait de décéder et il souhaitait rester proche de ses enfants. Entraîneur en activité le plus titré du Mexique (cinq championnats remportés avec quatre clubs différents, et trois Ligues des champions de la CONCACAF), Vucetich présente un CV apte à rassurer une sélection assaillie par le doute. L’entraîneur de 58 ans présentait, de plus, l’avantage d’être libre. En effet, le Roi Midas, surnommé ainsi pour sa capacité éprouvée à transformer en or à peu près tout ce qu’il touche, a été licencié fin août par les Rayados Monterrey. Il payait là un début de championnat calamiteux, après quatre années de très bons et loyaux services dans le Nord du Mexique. Sérieux comme Chepo de la Torre, mais plus habile dans sa relation avec les joueurs et plus fin tacticien, Vucetich a tenté de rattraper le temps perdu ces dernières semaines en organisant trois regroupements des sélectionnés évoluant au Mexique. Le retour de Rafa Márquez (34 ans) sous le maillot vert peut être considéré comme sa décision la plus forte. Vendredi, l’ex-Barcelonais devrait être titularisé face au Panama.

Des Argentins à la rescousse

Dely Valdés, l’ex-attaquant parisien et actuel sélectionneur du Panama, a appuyé là où ça fait mal lors de sa première conférence de presse d’avant-match : sur l’orgueil national mexicain. Ces dernières semaines, plusieurs joueurs argentins évoluant de longue date au sein du championnat picante ont opté pour la naturalisation. Deux d’entre eux pourraient être alignés face au Panama : Chaco Gimenez (Cruz Azul), déjà titularisé lors des deux précédents matchs éliminatoires, et Lucas Lobos (Tigres), convoqué pour la première fois. « On en rigole entre nous, a lancé Valdés, on se demande si l’hymne national mexicain va être chanté ou alors l’argentin. » La taquinerie n’a pas franchement plu au Mexique. Reste que personne au sein du pays d’Hugo Sánchez n’imaginait qu’El Tri serait contraint de recourir à des naturalisés pour tenter de valider sa qualification pour la Coupe du monde. Au sein de l’Hexagonal final de la CONCACAF, trois billets directs sont distribués aux participants, et le quatrième du classement dispose d’une bonne chance au grattage : un barrage face à la Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, le Mexique occupe un humiliant cinquième rang, devancé à la différence de buts par le Panama. Dans une zone où elle doit affronter des adversaires aussi effrayants que le Honduras, la Jamaïque ou le Costa-Rica, la sélection n’a remporté qu’une seule rencontre en huit journées d’éliminatoires, et aucune à domicile. Quand le Mexique commencera à jouer sa peau face au Panama, il sera 3h30 à San Sebastián. Carlos Vela sera-t-il alors dans les bras de Morphée ou devant sa télé ?

Classement : États-Unis (16 pts / qualifié), Costa-Rica (15pts / qualifié), Honduras (11 pts), Panama (8 pts), Mexique (8 pts), Jamaïque (4 pts).

9e journée : Mexique – Panama, Honduras – Costa-Rica, États-Unis – Jamaïque10e journée : Costa-Rica – Mexique, Panama – États-Unis, Jamaïque – Honduras.

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