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OM : et les joueurs dans tout ça ?

Par Tom Binet
4 minutes
OM : et les joueurs dans tout ça ?

Le travail de Roberto De Zerbi, l’instabilité de l’effectif ou encore l’arbitrage : les raisons avancées pour expliquer les désillusions sont nombreuses ces dernières semaines à Marseille. Mais la dernière déroute face au PSG est avant tout celle des joueurs, complètement dépassés par les événements sur la pelouse du Parc des Princes.

« Je demande pardon aux supporters et j’en parlerai avec Pablo Longoria et Medhi Benatia pour comprendre ce qu’on peut faire. Il faut comprendre pourquoi, pourquoi on fait un match comme ça quand on vient ici et un différent à Lens ou Rennes. » Totalement dépité, Roberto De Zerbi n’avait pas d’explication à donner aux journalistes (ni à ses supporters) dans les coursives du Parc des Princes, après la déroute historique des siens dans le Classique. Si l’omnipotent triumvirat a sa part de responsabilité et sera attendu au tournant, la déroute est avant tout celle des joueurs. De Leonardo Balerdi, capitaine abandonné, à Mason Greenwood, star à côté de ses pompes, incapable de tirer son équipe vers le haut, la copie rendue est catastrophique.

Opération portes ouvertes

Cinq buts encaissés, quatre poteaux et des occasions concédées à la pelle… Rarement une défense de Ligue 1 sera apparue autant en difficulté tout au long d’une rencontre, laissant une impression de fébrilité à chaque offensive adverse. Pourquoi évoluer aussi haut au vu des immenses difficultés à couvrir la profondeur face aux flèches parisiennes ? Pourquoi aligner une défense à cinq en connaissant ses lacunes ? Où sont passés l’engagement et le sens du duel étalés en septembre dernier au Vélodrome ? Des questions de plus en plus lancinantes, mais toujours sans réponses. « Il n’y a pas d’explication. On a fait une partie indigne, on ne cherche pas d’excuse… C’est la première fois de ma carrière que je vois une équipe qui fait les montagnes russes », se désolait un RDZ pantois en conférence de presse.

Le symbole de cette débandade restera bien sûr Balerdi, impliqué sur les quatre premiers buts parisiens et réduit au rôle de sparring-partner (ce qui n’est pas une première face au PSG). Alignement aléatoire, interventions manquées, erreurs techniques grossières : l’Argentin a sombré dans les grandes largeurs. « On ne peut pas accepter ça. On ne vient pas ici pour faire ça. La première période, je pense qu’on est passés à côté », constatait-il à chaud auprès de Ligue 1+. Peut-être ferait-il bien de s’infliger un replay pour se rendre compte que la seconde fut encore pire, malgré la sortie du naufragé Benjamin Pavard. Huit mois après avoir subi un cinglant 5-0 face à ce même PSG, l’international tricolore a tendu l’autre joue, incapable de freiner Bradley Barcola, Nuno Mendes ou n’importe quel autre gonze venu s’amuser dans sa zone. Quant à Facundo Medina, il n’aura été que la figure d’une défense nerveuse, désireuse de jouer sur l’impact et l’agressivité de tous les instants jusqu’à totalement surjouer.

Chérie, j’ai rétréci mes joueurs

Pour autant, la ligne défensive est loin d’être la seule à ne pas avoir été à la hauteur. Difficile pour le spectateur non averti présent devant son poste de télé dimanche soir d’imaginer que Pierre-Emile Højbjerg est un habitué des joutes européennes et anglaises, avec tout ce que cela suppose en matière de qualité individuelle et d’intensité. Comment en est-il arrivé à être tourné en ridicule sur les réseaux sociaux après s’être contorsionné à la poursuite de Dro Fernández, illustration d’une soirée à contretemps des milieux parisiens ?

Dans la même lignée, Mason Greenwood a (logiquement) vu ressurgir le débat concernant ses prestations face aux plus gros poissons de l’Hexagone. Un seul but en neuf rencontres face aux huit meilleures équipes de Ligue 1 et une prestation indigne porte d’Auteuil : l’Anglais a beau être le meilleur buteur du championnat, il n’a rien montré d’un homme providentiel capable de faire pencher la balance du bon côté dans les matchs qui comptent. L’Olympique de Marseille est-il un club maudit, condamné à voir ses principales prises de mercatos toujours agités se liquéfier en atterrissant sur le Vieux-Port ? Ces dernières semaines, avec le Classique en point d’orgue, n’augurent rien de bon.

Plus d’un million de personnes devant PSG-OM

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