S’abonner au mag
  • Premier League
  • J15
  • Arsenal-MU (1-3)

Pogba, bad karma

Par Maxime Brigand
3' 3 minutes
39 Réactions
Pogba, bad karma

Expulsé logiquement à l'Emirates ce samedi, Paul Pogba ne pourra pas s'aligner à la conquête du col le plus important de la saison de Manchester United : la réception de Manchester City, dimanche prochain.

Une éclaircie en haut de sommets souvent sans ampoule : quatorze jours après un Arsenal-Tottenham (2-0) somptueux, l’Emirates a été, samedi en fin d’après-midi, le théâtre d’un nouveau combat, un vrai. Que retenir ? Le fait que, dans un monde parallèle, les Gunners seraient certainement sortis vainqueurs sur un score délirant ? Ou plutôt, le palpable : les inspirations délicieuses de Martial, un doublé plein d’envie de Jesse Lingard, la première victoire, dans son style propre, à l’extérieur de José Mourinho face à un poids lourd de Premier League depuis son arrivée à Manchester United, les arrêts multiples de David de Gea, les combinaisons offensives de la bande à Wenger et les regrets qui vont avec…

Non, ce qu’on se rappellera dans une semaine, ce sera probablement avant tout d’un geste incontrôlé et qui aurait pu, en réalité, être contrôlable de Paul Pogba, expulsé à un quart d’heure de la fin pour avoir tenté de gober la jambe gauche d’Héctor Bellerín. Difficile à avaler tant l’international français avait, jusqu’ici, réussi sa sortie à Londres et porté, par sa technique, son impact et sa vision son équipe dans un registre qui lui vaut, plus que jamais, d’être rangé au rayon des joueurs « spontanés » au milieu des « efforcés » qui l’entourent. Comme à son habitude, Paul Pogba a avancé sur l’Emirates libre, sans calculer, à l’instinct, avec son plaisir de jouer aux chevilles, comme on l’a vu sur l’ouverture du score de Valencia ou le troisième but des siens au départ duquel il a rangé Koscielny dans une petite boîte.

Vivre sans plaisir

Problème : si plus tôt dans la journée la Pioche avait espéré à haute voix que Manchester City perde un jour et rêvé dans le même temps qu’ils « auront des joueurs très importants blessés comme [Manchester United] a pu en avoir » dans les prochaines semaines, le karma s’est retourné contre lui. Avec ce carton rouge reçu face à Arsenal, le Français va manquer, dimanche prochain, le choc le plus important de la saison de son club, ce qui forcera naturellement José Mourinho à coucher sur la feuille de match un plan ultra physique où Ander Herrera sera sans aucun doute accroché à la culotte de Kevin De Bruyne comme il avait pu l’être à celle d’Eden Hazard le 16 avril dernier, à Old Trafford. Cette nouvelle est forcément une plaie tant on rêvait de vivre ce United-City avec toutes les étoiles alignées, espérant y trouver encore un bout de suspense.

La raison est simple : si Manchester United s’est imposé à l’Emirates samedi (3-1), il l’a fait avec un réalisme froid, mais surtout grâce à une performance exceptionnelle de David de Gea, fatalement joueur le plus influent de son équipe, ce qui ne pourra être le cas toutes les semaines. En prenant de la hauteur, on retiendra avant tout de ce rencard réussi que United a énormément souffert à partir du moment où il a décidé de reculer – soit après le 0-2 – et qu’il a tiré la langue défensivement à plusieurs reprises, son salut ne passant quasi essentiellement que par l’immense travail réalisé par Nemanja Matić devant une triplette défensive qui ne rassure pas totalement. Sans Pogba, c’est la créativité qui glisse et Manchester United avec. C’est déjà un autre derby qu’il faut se dessiner.

Olivier Giroud est-il plus un joueur Ligue Europa que de Ligue des champions ?

Par Maxime Brigand

À lire aussi
Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale
  •  
Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale

Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale

C’était une émission, c’est devenu un rendez-vous. Puis un objet de culte. Souvent drôle, parfois intelligente, toujours alcoolisée et volontiers vulgaire, Tout le monde en parle mêlait la désinvolture d’une petite soirée entre potes et le clinquant d’un dîner dans le grand monde. Voilà pourquoi personne ne l’a oubliée, même 20 ans après.

Les grands récits de Society: Tout le monde en parle, l'histoire orale
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

Qui sont les plus pathétiques en Coupe d'Europe ?

Les clubs anglais
Les clubs italiens
Fin Dans 2j
67
1
52
Revivez PSG-Chelsea (5-2)
Revivez PSG-Chelsea (5-2)

Revivez PSG-Chelsea (5-2)

Revivez PSG-Chelsea (5-2)

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.