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Que sont devenus ces joueurs suspendus pour dopage

Rien de nouveau dans cette phrase : le dopage est un fléau dans le monde du sport. Le football n’y échappe pas, sauf que ces dernières années, les sanctions se font plus sévères avec les joueurs ayant recours à ces coups de boost, faits en pleine conscience ou "à l’insu de leur plein gré". Comment ceux qui se sont fait pincer s’en sont relevés ?
Mykhaylo Mudryk, avec pertes et fracas
Le « Neymar ukrainien » n’a finalement jamais brillé à Londres, et il pourrait même s’y éteindre. Ce mercredi, la fédération anglaise a sanctionné le joueur de quatre années de suspension. Englué dans cette triste affaire de dopage depuis 2024, l’Ukrainien avait été contrôlé positif lors d’un test urinaire qui avait détecté la présence de meldonium, une substance interdite. Mudryk va tout de même saisir le tribunal du sport pour contester la décision. Mais c’est surtout le Shakhtar Donetsk qui pourrait l’avoir dans l’os. Et dire qu’en 2023, pour ses premiers pas dans le grand bain de la Premier League, l’ailier de 24 ans était capable de mystifier la défense des Reds.
Mamadou Sakho l’est innocent
Quand les instances se trompent, il faut le dire. Voilà l’exemple parfait des failles des contrôles de dopage. Mamadou Sakho, alors joueur de Liverpool en 2016, est contrôlé positif à un brûleur de graisse contenant des traces d’higénamine. L’ancien capitaine du PSG est suspendu 30 jours en fin de saison, le privant d’une finale de Ligue Europa mais aussi d’une participation à l’Euro 2016. Quelques mois plus tard, l’ancien défenseur à la crête est blanchi. Revanchard, en 2020, celui qui aimait faire des bisous à Laurent Koscielny gagne son procès contre l’Agence mondiale antidopage. Sakho > Sarko.
Kolo Touré, à plein régime
Faute avouée, à moitié pardonnée. Retour en 2010 : Kolo Touré, défenseur rugueux de Manchester City, est rattrapé par la patrouille antidopage. Contrôlé positif, le frère de Yaya se défend d’avoir seulement voulu perdre quelques kilos. En effet, l’ancien défenseur des Éléphants avait consommé les pilules amincissantes de sa femme. Alors qu’il est sous la menace de deux ans de suspension, son excuse est prise en compte par la Fédération anglaise et Kolo Touré n’écope finalement que de six mois de placard. Sinon, comme technique de régime, il peut toujours demander au chef cuistot d’Erling Haaland.

Adrian Mutu a franchi la ligne blanche
Adrian Mutu aurait pu prétendre au Ballon d’or, mais le fêtard a plus fait parler de lui en dehors des terrains que dessus. Le Roumain poursuit sa carrière à Chelsea : flamboyant lors de sa première saison, l’attaquant connaît un premier arrêt avec une suspension de sept mois en 2004 pour l’usage d’un stimulant apparenté à la cocaïne. Mutu tente de rebondir à la Juventus puis à la Fiorentina, mais en 2010, il est de nouveau contrôlé positif. Foutu pour foutu, le Roumain termine tranquillement sa carrière de droite à gauche, avec un passage à Ajaccio et même en Indian Super League. Des années plus tard, Mutu n’a rien oublié de cette période : dans un entretien au Telegraph, il confie : « Prendre de la cocaïne pendant mon passage à Chelsea a été la pire décision que j’ai pu prendre dans ma carrière. J’étais seul et triste, mais ni la dépression ni quoi que ce soit d’autre ne justifiait mes actes. »
Papu Gómez, de fils en aiguille
Alejandro Papu Gómez, le champion du monde 2022, avait été contrôlé positif à la terbutaline. Pour sa défense, El Papu avait expliqué à ses proches avoir utilisé un sirop appartenant à son fils pour se soigner, sans savoir que celui-ci contenait un produit jugé dopant. Pas mal, l’excuse, mais ce n’est pas suffisant, et l’Argentin est donc suspendu pour deux ans. Depuis, Papu a trouvé son refuge. À 38 ans, le milieu offensif poursuit sa carrière à Padova en Serie B, il tire la charrette avec de tristes statistiques : zéro but et zéro passe décisive, avec très peu de temps de jeu. Les Enhanced Games débutent fin mai à Los Angeles, si jamais.
𝐆𝐮𝐞𝐬𝐬 𝐰𝐡𝐨'𝐬 𝐛𝐚𝐜𝐤 👀🇦🇷🔟 Papu Gómez fa il suo ritorno in campo dopo 𝟕𝟕𝟔 𝐠𝐢𝐨𝐫𝐧𝐢 🤍❤️ pic.twitter.com/JzFMlFUcl2
— Calcio Padova (@PadovaCalcio) November 22, 2025
Andre Onana, une affaire conjugale
Les erreurs, ça arrive, même en dehors des terrains. Le Camerounais avait été suspendu en 2020 pendant neuf mois pour avoir pris le médicament de sa femme par erreur. « C’est incroyable comme une pilule de 40 milligrammes peut détruire votre vie », s’était défendu l’ancien gardien de l’Ajax. Onana avait consommé du lasimac, un produit que sa femme prenait régulièrement mais jugé dopant par l’UEFA. Cette suspension l’écarte pendant près d’un an avec l’Ajax Amsterdam et marque l’image de sa carrière. Heureusement qu’il s’est amusé à enchaîner les boulettes avec les Red Devils pour faire un peu disparaître cette réputation.
Paul Pogba, le complément d’enquête
Pogbadaboum. En septembre 2023, le Français est positif à la testostérone à l’issue d’un match avec la Juventus. S’ensuit alors un marathon de galère de plusieurs années à attendre que sa suspension se termine, une suspension qu’on ne souhaite même pas à son pire ennemi. La Pioche devait être écartée des terrains pendant quatre ans, mais après une requête devant le TAS, sa suspension est réduite à 18 mois, au motif que la prise de complément alimentaire incriminée lui avait été prescrite par un médecin en Floride. Depuis, le champion du monde 2018 a fait son retour sur la Côte d’Azur. Même si ses apparitions avec l’AS Monaco sont très superficielles, au fond Paul Pogba a des allures de revenant.
Bernard Lama, dur de la feuille
Retour à une époque où Lionel Jospin venait d’être nommé Premier ministre par Jacques Chirac. À cette époque, certains footballeurs se permettaient quelques caprices en privé, en s’enfumant avec des pétards. C’est le cas de Bernard Lama : l’emblématique gardien du Paris Saint-Germain est contrôlé positif au cannabis lors d’un stage avec les Bleus en 1997. Lama sera condamné à cinq mois de suspension pour dopage. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour le portier français : en froid avec la direction du PSG, il file à West Ham pour une saison avant de terminer sa carrière en France. Cela ne l’empêchera pas d’empocher un Coupe du monde et un Euro entre-temps.

Samir Nasri, culture pub
Quand une erreur de marketing te ruine une saison. Tout remonte à décembre 2016 : Samir Nasri, alors joueur de Séville, est tranquillement en vacances à Los Angeles. Le Français tombe sérieusement malade, selon sa défense, et pour guérir plus vite, décide de recevoir des vitamines par injection. Manque de chance, la clinique américaine, toute fière d’avoir Nasri comme patient, poste une photo sur son compte X. Manque de chance aussi, l’agence espagnole antidopage ne rigole pas avec ces traitements. Deux ans plus tard, l’ancien dribbleur de City est suspendu pour six mois. Tout était plus simple quand les réseaux sociaux n’existaient pas.
Marco Borriello, champignon d’Europe
Certains joueurs ont des priorités dans la vie, et ce n’est certainement pas le football. Marco Borriello, en couple avec la mannequin Belén Rodríguez, avait été contrôlé positif à la cortisone en 2007. Pour sa défense, l’Italien avait rétorqué : « C’est pas ma faute, c’est ma femme qui prend ce gel pour guérir ses mycoses. » Classe. À cause d’un rapport sexuel, l’attaquant rossonero est suspendu six mois et manquera le titre de champion d’Europe de l’AC Milan.
Doué, Neves, Zaïre-Emery : dans la cour des petitsPar Adrien Radulovic




















































