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Que retenir du Mondial de Michael Olise ?

Malgré l’élimination de la France en demi-finales face à l’Espagne, Michael Olise peut encore terminer meilleur passeur de la Coupe du monde. Une maigre récompense pour celui qui s’est révélé comme le nouveau numéro 10 des Bleus, aussi flamboyant en début de compète que frustrant quand la route s’est élevée.
Rayan Cherki aurait sans doute préféré que l’entrée qu’il attendait tant ne se fasse pas dans de telles conditions. C’est-à-dire à 20 minutes de la fin d’une demi-finale de Coupe du monde dans laquelle la France était déjà menée 0-2 et pour tenter de faire oublier le non-match d’un Michael Olise fantomatique. En 72 minutes, l’attaquant du Bayern n’a tenté aucune frappe, a raté ses deux dribbles tentés, perdu 20 ballons sur les 55 qu’il a touchés ainsi que la moitié de ses 12 duels, réussi un seul de ses quatre centres et récupéré seulement trois ballons.
À cela s’ajoute un tacle de boucher sur la cheville de Rodri pour lequel M. Ivan Barton s’est montré particulièrement généreux en ne mettant même pas sa main à la poche. Peut-être le genre d’actions auxquelles Didier Deschamps faisait référence en critiquant le niveau général de l’arbitrage ? Toujours est-il qu’en ce soir de fête nationale et malgré les températures clémentes qui flottaient sur Dallas, Olise a éternué et, avec lui, c’est toute l’équipe de France qui s’est enrhumée.
Ne pas noircir le tableau de Monalise
La performance de celui qui a été replacé au poste de meneur de jeu depuis la seconde période du match contre le Sénégal est à l’image de celle des Bleus. Certes, Michael Olise est totalement passé à côté de la destinée qui l’attendait, mais il est loin d’être le seul dans ce cas et il serait injuste que la défaite rageante de la France lui incombe totalement. En revanche, force est de constater que ses partenaires restent profondément dépendants de lui et qu’ils ont du mal à se débrouiller seuls lorsque le « nonchalant » du groupe est dans un jour sans, à l’image de ce seizième de finale face au Paraguay, lors duquel on retiendra avant tout sa passivité face aux fautes qu’il a subies et un carton jaune aussi injuste que stupide dans le temps additionnel.
Qui plus est, le natif de Londres reste seul en tête du classement des meilleurs passeurs avec cinq assists délivrées (une contre le Sénégal, deux contre l’Irak et enfin, deux autres face à la Suède, son plus grand match de la compétition). Hormis en cas de masterclass de Bukayo Saka et/ou Anthony Gordon contre l’Argentine, il a encore de fortes chances de rentrer d’Amérique du Nord avec une distinction individuelle dans sa valise. Pour une première dans un tournoi international majeur (sans manquer de respect aux Jeux olympiques) ce n’est pas si mal et cela invite à l’optimisme, surtout au vu du rôle de numéro 10 confirmé qu’il serait amené à jouer en cas de nomination de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France.
Le moment de devenir un tueur bruyant
Au cours de ce tournoi, le grand public a découvert un joueur à la fois discret, élégant, supérieurement intelligent et besogneux, mais dont on se demande encore si la nonchalance est une posture ou un véritable trait de caractère. On peut adorer le calme apparent de Michael Olise, son sang-froid et ses assists cliniques, tout comme on peut être agacé de son manque d’agressivité dans les rendez-vous capitaux. Il en avait déjà fait la démonstration en demi-finales de Ligue des champions contre le Paris Saint-Germain et vient de le reprouver face à l’Espagne. Peut-être la clé de sa progression se situe-t-elle au niveau de son attitude plutôt que du poste qu’il occupe sur le terrain. On pourra alors se remettre à croire que le gimmick « Aux Champs Olise » résonnera concrètement d’ici la fin de sa carrière internationale.
Rayan Cherki : « Ils ont été meilleurs dans tous les compartiments du jeu »Par Julien Duez







































