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  • Coupe de France
  • 1/4 de finale
  • Monaco/Lens (6-0)

Monaco comme à l’entraînement

Par Martin Grimberghs
3' 3 minutes
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Monaco comme à l’entraînement

Condamné à un rôle de dauphin en championnat, Monaco a fait sien ce quart de finale de Coupe de France comme on confirme sa soif de titre. Parfaitement en place en première mi-temps, la seconde allait laisser place à une gestion toute principautaire de l'événement. Entre froid réalisme et grosse claque donc.

MonacoLens (60) L. Ocampos (17′), D. Berbatov (41′), E. Rivière (54′), Fabinho (58′), L. Ocampos (67′), G. Kondogbia (85′) pour Monaco Le vrai problème quand on se déplace à Louis-II, ce n’est évidemment pas la folle ambiance mise par les locaux, pas même la pression de jouer contre l’autre cador de la Ligue 1, non, le vrai problème quand on se rend à Monaco, c’est quand la bande à Ranieri se décide à accélérer. Comme d’habitude, l’ASM n’a pas rendu une copie exceptionnelle ce soir, mais comme souvent l’ASM a étouffé son adversaire. Grâce à quelques accélérations bien senties et un froid réalisme, Monaco s’est joué de Lensois biens trop crédules pour espérer mieux. Une victoire écrasante qui vient confirmer que le dernier objectif de la saison monégasque consistera à s’imposer le 3 mai prochain du côté du Stade de France. De leur côté, les 1500 courageux supporters lensois qui s’étaient décidés à accepter l’invitation de leur richissime propriétaire azéri n’ont pu que constater – au même titre qu’un Hafiz Mammadov exceptionnellement présent – la différence qu’il existe aujourd’hui entre une très bonne équipe de Ligue 2 et une autre de Ligue 1.

Le retour du banni

Faire son retour dans l’équipe type de Monaco, après plus d’un mois d’absence et une bouderie prolongée, un soir de Coupe de France sur France 3, Éric Abidal avait sans doute espéré un contexte plus exaltant pour entamer son opération charme pour « vacance ensoleillée » au Brésil. Plus exaltant peut-être, plus favorable impossible. L’ancien Catalan a pu compter sur un match de reprise comme on les aime. Quelques passes à moins de dix mètres, deux-trois duels gagnés, l’une ou l’autre rapide petite frayeur pour la forme, Éric Abidal a connu une première mi-temps de sénateur. Conquérant, dominant et tout simplement plus fort, l’ASM n’a pas franchement laissé la possibilité aux attaquants lensois de s’offrir de belles et grandes chevauchées dans la moitié de terrain adverse. Du coup, et après une petite vingtaine de minutes de touche pipi autour de la surface lensoise, l’ASM accélère. Fabinho trouve Dirar, mais c’est finalement et involontairement un Ocampos hors-jeu qui allait lancer les Monégasques sur la voie du succès. Et si comme toujours un Monaco qui mène est un Monaco prenable, il n’a jamais été question de vraie réaction dans le camp de Lensois trop occupés à attendre et regarder les Monégasques jouer. Le deuxième but de l’ASM résume tout. Ou quand Berbatov et Rivière se baladent dans la surface lensoise.

Par ici la sortie

« Garder le ballon, jouer un peu plus haut et surtout éviter le 3-0 » Les consignes d’Antoine Kombouaré sont claires au retour des vestiaires. En cinq minutes, après une action individuelle du nouvel entrant Edgar Salli et un coup de casque de Coulibaly refusé à tort par Mr Bastien, on pourrait même croire les vœux de l’ancien Parisien en passe de se réaliser. Il n’en sera évidemment rien. Mue par l’envie de suivre les directives de son entraîneur, la défense des Sang et Or s’oublie et laisse Rivière filer au but. La fin des espoirs, le début de la débandade. Après le troisième de Rivière, c’est au tour de Fabinho de se faire plaisir en ouvrant son compteur-buts avec l’ASM. Pas encore rassasié, Monaco embraye avec Ocampos. Avant que Kondogbia ne fixe le tableau d’affichage à 6-0. La note est salée, mais même pas forcément volée. Heureusement, il y avait ce soir 1500 supporters manifestement pas rancuniers et prêts à tout endurer pour se faire entendre. Une nouvelle façon de montrer que même humiliés, les supporters lensois sont partout chez eux dans l’Hexagone.

« Les play-off, ça donnait de la visibilité au foot belge »

Par Martin Grimberghs

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