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Mais qui est vraiment Jorge Mendes ?

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Mais qui est vraiment Jorge Mendes ?

Dans son numéro de décembre-janvier, SO FOOT consacre un dossier de seize pages au système Mendes. Pour comprendre comment le gamin de Lisbonne est devenu l'agent le plus puissant du football mondial.

Il se balade avec quatre téléphones portables, un seul kit main libres et gère les carrières de Cristiano Ronaldo, Radamel Falcao et Ángel Di María pour ne citer que les plus célèbres. Lui, c’est Jorge Mendes, « le super-agent » . Si le Portugais possède aujourd’hui un réseau si vaste qu’il peut se permettre de (presque) contrôler le Real Madrid ou de placer son ami Peter Lim à la tête de Valence, c’est parce qu’il a beaucoup travaillé. C’est d’ailleurs, d’après lui, son seul mérite. « N’importe qui dans les mêmes conditions peut obtenir les mêmes résultats. » N’importe qui capable d’enchaîner des journées de 20 heures au téléphone et d’avaler des kilomètres pour décrocher des rendez-vous. N’importe qui doté d’un sens des affaires et d’une capacité de persuasion hors du commun.

Car si Cristiano Ronaldo est devenu le meilleur joueur du monde en tutoyant le ballon dès son plus jeune âge, il en est de même pour Jorge Mendes avec les affaires. C’est à Lisbonne, au Feira da Ladra (le marché des voleurs), que le petit Mendes réalise ses premiers gros coups en vendant les babioles du domicile parental en cachette. « Quand on faisait les comptes à la fin de la journée, j’avais gagné 300 ou 400 escudos et lui 5 000 ! » , se souvient José Basso, son voisin d’échoppe à l’époque. Les années passent, les profits grandissent et les clients sont plus prestigieux. Après une carrière ratée de footballeur de seconde zone, celui que tout le monde surnommait « Cabanas » autrefois ouvre un vidéoclub dans le Nord du Portugal avant de prendre possession de plusieurs discothèques à la frontière luso-espagnole. C’est dans l’une d’entre elles qu’il rencontre Nuno Espirito Santo, alors gardien de but à Guimarães, en 1996. « J’étais un jeune joueur dont le rêve était d’atterrir à Porto, lui un entrepreneur couronné de succès (sic) qui se lançait dans le football. On a tous les deux tiré profit de la situation de l’autre » , se souvient l’intéressé, qui, à terme, réalisera son rêve : jouer au FC Porto, après une petite escale à La Corogne.

Jorge Mendes, lui, prend son envol et épate son monde en envoyant l’inconnu Costinha à Monaco en provenance de la D2 portugaise. Le boss de Gestifute finit par rencontrer celui de Porto, Pinto da Costa, auprès duquel il apprend à viser plus haut. Très vite, il détrône José Veiga (le meilleur agent de l’époque) et « prend possession » de l’effectif du FC Porto. D’autres portes s’ouvrent alors. Celles de Pini Zahavi, l’autre « super-agent » , et Peter Kenyon, ancien chef exécutif de Manchester United et Chelsea. Avec ce dernier, il crée un fonds d’investissement (QSI) et révolutionne le monde des transferts en y introduisant le TPO. Jorge Mendes n’en finit plus de brasser de l’argent, quitte à contourner la loi. Mais curieusement, il a beau être suivi par la justice portugaise pour fraude et évasion fiscale et être soupçonné d’avoir des liaisons avec la mafia russe, le patron de Gestifute n’a jamais semblé autant hors d’atteinte.


À lire dans SO FOOT #122 : Portrait de Jorge Mendes, de son enfance à Lisbonne aux loges des plus grands clubs européens.

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LE CAS BEBÉ. Ancien SDF, Bebé est passé en quelques semaines de l’attaque d’un club de D3 portugaise aux lumières de Manchester United, qui débourse neuf millions pour s’adjuger ses services. Là encore, Mendes a frappé.

LA GALAXIE MENDES. Pour comprendre la méthode Mendes, il faut s’intéresser à tout ce qui est satellite au bonhomme. Et autant le dire, c’est interstellaire. À voir aussi en ligne.

DEVENEZ RICHE COMME JORGE MENDES. La trajectoire de l’agent portugais fait des envieux. Qu’ils se réjouissent : il existe une brochure – un PDF de 225 pages – qui expliquerait comment s’en mettre plein les poches, comme Mendes. À condition d’avoir un million d’euros à investir.

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Le reste du sommaire du dernier numéro de SO FOOT, ici…

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