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Mais qui es-tu, le tournoi olympique de football ? (2/2)

Régis Delanoë
3' 3 minutes
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Mais qui es-tu, le tournoi olympique de football ? (2/2)

Depuis ses débuts, il y a plus d’un siècle, à la dernière édition en date à Pékin, retour sur une compétition qui a surtout épousé les contours de l’Histoire, celle avec un grand H, plutôt que de s’inscrire comme un incontournable rendez-vous de football.

Le temps des boycotts

À partir de Montréal, en 1976, la politique entre « en Jeux » . La grande majorité des nations africaines refuse de participer, pour protester contre la présence de la Nouvelle-Zélande, accusée d’avoir envoyé son équipe de rugby disputer une tournée dans l’Afrique du Sud de l’apartheid en début d’année. La Pologne de Szarmach et Lato perd en finale face à la RDA, qui avait sorti en quarts une pourtant prometteuse jeune équipe de France (Platini, Battiston, Amisse, Jean Fernandez, Olivier Rouyer…). En 1980, à Moscou, suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS un an avant, les États-Unis et nombre de ses alliés, ainsi que près de 30 pays musulmans, boycottent. La Tchécoslovaquie gagne, la RDA termine 2e, l’URSS 3e. À Los Angeles en 1984, l’Est rend la pareille et refuse de participer (hors la Yougoslavie). La France en profite pour poursuivre son été doré et décroche un second titre après l’Euro, dominant 2-0 le Brésil de Dunga au Rose Bowl de Pasadena. Dans cette équipe de France-bis, on retrouve notamment Rust, Jeannol, Guy Lacombe, Brisson, Garande, Bijotat, Ayache… Quatre ans plus tard, l’URSS remporte le dernier tournoi de l’ère Guerre Froide, battant 2-1 en finale le Brésil du meilleur buteur Romario. Les Soviétiques manquent de réaliser le même doublé que la France quatre ans plus tôt, échouant en finale de l’Euro face aux Pays-Bas.

L’Afrique toute puissante

À Barcelone en 1992, un but d’Abelardo et un doublé de Kiko en finale permettent à la nation-hôte de battre la Pologne 3-2 au Camp Nou. Deux ans après la révélation camerounaise de la Coupe du monde italienne, cette édition olympique voit surgir une brillante génération ghanéenne qui termine troisième, avec le prodige Nii Lamptey, Sammy Kuffour, Alex Nyarko, etc. C’est finalement le Nigéria qui conquiert l’or quatre ans plus tard à Atlanta. Babayaro, Ikpeba, Kanu, Okocha, Amokachi, West, Oruma, Oliseh, Babangida, Amokachi et consorts dominent 3-2 l’Argentine des Zanetti, Ortega, Simeone, Claudio López, Crespo, Gallardo, Ayala et Almeida en finale. Le Brésil de Ronaldo, Rivaldo, Roberto Carlos, Bebeto et Dida est troisième. La France de Pires, Wiltord, Vieira, Makélélé, Vairelles, Dhorasoo, Letizi & co, coachée par Domenech, s’est surtout payé du bon temps. À Sidney, en 2000, c’est cette fois le Cameroun de Samuel Eto’o qui s’empare du titre olympique, face à l’Espagne de Puyol et Xavi (2-2, 5-3 tab). Un doublé de Zamorano permet au Chili de décrocher le bronze dans la petite finale face aux États-Unis.

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Et un, et deux, et… c’est tout pour l’Argentine

Les deux dernières éditions ont été remportées par l’Argentine qui, à défaut de briller en Coupe du monde, se pare d’or olympique. À Athènes, en 2004, Carlos Tévez mène avec succès l’attaque d’une équipe coachée par Marcelo Bielsa. Avec huit buts, dont un en finale face au Paraguay (1-0), l’Apache termine meilleur buteur et révélation du tournoi. Un tournoi marqué également par la performance de l’Irak, alors en pleine guerre et qui échoue au pied du podium, battue par l’Italie de Gilardino lors du match pour la troisième place. Enfin, à Pékin, il y a quatre ans, c’est Ángel Di María qui a offert la victoire en finale face au Nigéria (1-0). Messi, Riquelme, Agüero, Lavezzi et Mascherano étaient de la partie, tout comme Ronaldinho pour le Brésil, qui complète le podium. À noter que cet été, à Londres, l’Argentine ne pourra pas défendre son titre, sa sélection espoir s’étant fait devancer par le Brésil et l’Uruguay lors des qualifications. Le Brésil va tâcher d’en profiter pour conquérir un titre olympique qui manque encore à son palmarès.

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