S’abonner au mag
  • Ligue Europa
  • Barrages aller
  • OL/Astra Giurgiu (1-2)

Lyon se tire une balle dans le pied

Par Thomas Porlon
3' 3 minutes
98 Réactions
Lyon se tire une balle dans le pied

Sale soirée pour les Lyonnais. Alors qu'ils avaient le match en main, les hommes d'Hubert Fournier l'ont lâché dans le dernier quart d'heure face aux modestes Roumains d'Astra (2-1). Le retour s'annonce compliqué.

LyonAstra Giurgiu (12)

M. Gonalons (25′) pour Lyon , K. Fatai (71′), C. Budescu (81′) pour Astra Giurgiu.

La seconde mi-temps est sur le point de débuter au stade Gerland quand Amorim fait son entrée en jeu pour le FC Astra. On ne le sait pas encore, mais c’est très probablement le tournant du match. Un match dominé plutôt tranquillement jusque-là par Lyon. Menés au score, les Roumains changent de système tactique et renversent la tendance en vingt minutes. Le temps pour Fatai d’égaliser avant de pousser Lindsay Rose à la faute et l’expulsion. Le coup de grâce est donné par Clément Grenier, qui fauche l’entrant Amorim dans la surface. Pénalty. Feinte de frappe et but. Le FC Astra tient son exploit.

Malbranque dans son salon

54 000 âmes, une frontière avec la Bulgarie, les pieds baignés par le Danube et un président milliardaire et un peu sulfureux qui a fait fortune dans l’engrais. Voilà ce que l’on peut dire sur la cité roumaine de Giurgiu et son club, l’AFC Astra. Pour le reste, les Lyonnais ont 180 minutes pour faire plus ample connaissance avec leurs adversaires. Mais seules quelques-unes suffisent pour comprendre la tactique de ce modeste club du Sud de la Roumanie, deuxième de son championnat la saison dernière : défendre bas et envoyer Kahinde Fatai au casse-pipe. La suite, c’est à l’attaquant nigérian, livré à lui-même en pointe, de l’inventer. Accélérations, feintes et crochets longs, le buteur promène sa crête dans la défense des Gones et donne quelques sueurs froides à la charnière lyonnaise. Surtout lorsqu’il se retrouve seul à la réception d’un centre aux six mètres avant de totalement foirer sa volée. Les hommes d’Hubert Fournier, eux, font tout le contraire. On pose la gonfle au sol et on la fait tourner. Le plus rapidement possible. Comme sur ce mouvement à trois d’école à la demi-heure de jeu entre Yattara, Jallet et Malbranque (trois des Lyonnais les plus en vue en première période avec Lacazette et Tolisso). Le premier talonne pour le second qui entre dans la surface et centre en retrait pour le troisième. Le Steed reprend l’offrande d’une belle frappe du gauche à la base du poteau (25e). Facile.

Fatai superstar

Changement de joueur, de tactique et de dominateur après la pause. Passés en 3-5-2 avec l’entrée d’Amorim, les joueurs de l’Astra se métamorphosent. Oubliées les relances longues vers le seul Fatai, désormais on combine vite bien. Budescu, par deux fois, puis le milieu français Vincent Laban manquent chacun leur tour le cadre quand Morais se heurte, lui, à Anthony Lopes. Soumis au pressing roumain, les Lyonnais souffrent. Les espaces sont de plus en plus grands et les joueurs de l’Astra s’y glissent comme dans du beurre. Et en forçant, ça finit toujours par rentrer. Parti dans le dos de Tolisso, Enache sert Kahinde Fatai sur un plateau. Cette fois-ci, le Nigérian ne se fait pas prier et exécute Anthony Lopes (71e). La suite est connue. Rose est expulsé pour un pied haut sur Fatai. Grenier, tout juste entré en jeu, crochète Amorim dans la surface. Budescu marque. Clément Grenier, lui, serre les dents. Il souffre. En plus du match, Lyon vient sûrement de perdre à nouveau son meneur de jeu.

Mexico, Mexiiiiiiiiiiiiiiiiiiiico

Par Thomas Porlon


Commentaires

Les membres ont posté 98 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
21
En direct : Corée du Sud-Tchéquie (2-1)
  • Mondial 2026
  • Gr. A
  • Corée du Sud-Tchéquie
En direct : Corée du Sud-Tchéquie (2-1)

En direct : Corée du Sud-Tchéquie (2-1)

En direct : Corée du Sud-Tchéquie (2-1)
Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead
  • Légende
Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead

Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead

Alors que Thomas Bangalter est partout, du nouveau film de Cédric Jimenez au nouvel album d'Orelsan en passant par la fête de fermeture du Centre Pompidou, c'est le moment de relire notre grand récit sur la fin de Daft Punk !

Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead
Logo de l'équipe Italie
Roberto Baggio of Italy during the 1994 FIFA World Cup final match between Brazil and Italy at Rose Bowl on July 17, 1994 in Los Angeles Pasadena, California. (Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport )  - Photo by Icon Sport
Roberto Baggio of Italy during the 1994 FIFA World Cup final match between Brazil and Italy at Rose Bowl on July 17, 1994 in Los Angeles Pasadena, California. (Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport ) - Photo by Icon Sport
  • Culture Foot
  • Littérature
Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »

Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »

Mario Morisi : « Le penalty de Baggio à Pasadena, c’est le concentré total de l’horreur »
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

Allez-vous suivre à fond la Coupe du monde 2026 ?

Oui
Non
Fin Dans 2j
113
6

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.