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Lyon et le défi ottoman

Par Alexandre Doskov
3 minutes
Lyon et le défi ottoman

Lyon-Beşiktaş à l'aller, Beşiktaş-Lyon au retour. Une affiche virile qui sent déjà la sueur et la poudre. Bon ou mauvais tirage ? Après leur victoire de costauds contre l'AS Rome, les Lyonnais savent qu'ils n'ont à baisser les yeux devant personne. Mais impossible de s'avancer face à des Turcs gonflés de certitudes.

L’ouverture de la sixième boule a sonné comme la fin du suspense. « Schalke 04. » Et hop, le troisième quart de finale était dans la boîte, les Allemands iraient se coltiner l’Ajax. Le grand saladier paraissait alors bien vide avec ces deux dernières boules blanches dont tout le monde connaissait l’identité, et qui attendaient d’être piochées pour révéler qui accueillerait à l’aller et au retour. Après avoir triomphé dans la capitale de l’empire romain, la troupe de Bruno Génésio aura donc droit à un quart de finale dans celle de l’empire byzantin, à Constantinople. Avec pour conclusion un match retour que l’on imagine déjà homérique à Istanbul. Une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Difficile à déterminer. Les Lyonnais ont poussé un petit ouf de soulagement au début du tirage au sort quand le destin a envoyé Manchester United dans les bras d’Anderlecht. En effet, les Diables rouges faisaient figure de seul poids lourd évident des quarts de finale. Mais dans le fond, qui est le mieux loti : celui qui affronte un club mythique du foot européen en galère qui a franchi sans panache les précédents paliers de la compétition, ou celui qui va se taper un match décisif en Turquie, dans l’infernale Vodafone Arena, face à une équipe mal connue et imprévisible ? Manchester United, on les voit jouer tous les week-ends. Mal, souvent. Correctement, de temps en temps. Très bien, plus depuis longtemps. Mais qui peut se targuer de connaître réellement le niveau de jeu du Beşiktaş ?

Imprévisibles

La plupart des autres équipes, au hasard le Celta de Vigo ou le Racing Genk, auraient représenté ces espèces de sauts dans l’inconnu qui font le charme de la Ligue Europa. Car l’une des différences fondamentales entre la Ligue des champions et la Ligue Europa, c’est qu’au stade des quarts, il ne reste presque plus que des épouvantails en C1. Le folklore de la C3, c’est qu’un FK Dnipropetrovsk peut terminer en finale sans que personne ne s’en aperçoive, et que le dernier carré est souvent résumé à l’équation « Séville + trois autres équipes venues de pays à peine reconnus par l’ONU que personne n’a jamais vues jouer. » Mais Beşiktaş ajoute à cela une dimension flippante. Flippante, car comme Lyon, les Turcs ont été renversés en Ligue Europa après avoir démarré la saison en Ligue des champions. Flippante à cause de ces quelques joueurs à l’air patibulaire, et dont on ne sait jamais s’ils vont jouer comme des chèvres ou rouler sur le match, Ricardo Quaresma en tête. Mais surtout, qui dit Beşiktaş dit déplacement à Istanbul. Au micro de beIN Sports, Bernard Lacombe, conseiller du président de l’OL, déclarait simplement : « On connaît bien le football turc, c’est chaud. » Dans l’autre coin du ring, Ali Naibi, un des dirigeants du club stambouliote, avait le sourire en coin : « Ça va être un avantage de jouer dans notre stade au match retour. » Et pour ce qui est de leur forme du moment, les gars du Beşiktaş sont actuellement en tête du championnat et ont largement battu l’Olympiakos en huitièmes. Aux Lyonnais d’en faire leur tête de Turc.

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