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  • Ligue 1
  • J19
  • Montpellier-Lyon (1-1)

L’OL coince à la Mosson

Par Maxime Brigand
4' 4 minutes
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L’OL coince à la Mosson

Largement dominé en première période, l'OL s'est juste assez réveillé pour ramener un nul précieux de Montpellier (1-1).

Montpellier 1-1 Lyon

Buts : Aguilar (81e) pour le MHSC // Fekir (67e) pour l’OL

On avait quitté Montpellier sur une chute et Michel Der Zakarian sur une lutte : celle de vouloir que son équipe soit traitée comme les autres et qu’elle ne soit pas obligée de passer trois semaines sur le canapé. C’était la principale inconnue de la soirée : comment allait le MHSC et comment allait-il réagir ? Réponse : il va bien, même s’il a peiné à finir son tête-à-tête avec l’OL, et est passé tout près d’un nouveau joli coup samedi soir après une première mi-temps modèle livrée à des Lyonnais absents. Problème, ces derniers se sont réveillés et ramènent un point précieux de la Mosson.

Le lapin de l’OL

Un mystère, pour commencer : « Top. Considéré comme le choc de cette dix-neuvième journée de Ligue 1, je suis diffusé sur une chaîne que personne ne possède – Foot + – et je suis commenté par un type enfermé dans une cabine. Résultat, je suis devenu le sujet de colère d’un samedi soir comme les autres. Je suis, je suis, je suis ? » Montpellier-Lyon ? Bingo ! Ainsi, on a eu l’impression de poser le regard sur les images d’un match sacré : une bêtise, deux équipes au niveau étant nécessaires pour faire éclore une rencontre. À la place, le combat entre un MHSC resté trois semaines sur son canapé à attendre de pouvoir disputer un match et un OL prêt à s’envoyer une huitième partie en moins d’un mois a donc vu le second mettre un lapin au premier, malgré un premier pétard rapidement allumé par Depay et éteint par Lecomte (2e). Alors, Montpellier s’est d’abord amusé en solitaire, profitant de la rapide disparition des intentions lyonnaises et avançant grâce à un pressing parfaitement ordonné sur les nombreux relâchements défensifs de l’OL, privé samedi soir de Ndombele et amputé dans l’animation par un Aouar branché sur courant alternatif dans le premier acte. Ce qui a fait apparaître quelques cadeaux sous le sapin montpelliérain, tous mal déballés par Laborde (16e, 21e, 40e) et Mollet (45e), rattrapé par la VAR (23e), ou reficelés en catastrophe par un Denayer laissé à l’abandon sur de nombreuses situations. 0-0 aux citrons et une stat pour résumé : en première période, les Lyonnais ont eu la possession (56,2%), mais n’ont frappé que deux fois au but (un seul tir cadré). Oui, la stérilité s’est invitée à la fête.

L’éclair de Fekir, le pétard d’Aguilar

Puis, une inversion des rôles au retour des vestiaires, l’OL qui se pointe enfin au rendez-vous, Montpellier qui peine à suivre la conversation et un débat qui prend forme, enfin, malgré des maladresses : Delort d’un côté (49e), Marcelo de l’autre (54e). Là, au milieu de ce tableau, on a assisté au retour du Nabil Fekir de Kiev, le capitaine fracasse, celui qui ne livre pas un grand match, mais vient sortir le bon coup d’épée, au bon moment : à la 67e minute, l’international français a cette fois reçu un ballon de Tete, vu Hilton foirer sa montée, Skhiri dévier sa frappe du gauche et la table a été renversée (0-1, 67e). Dans cette configuration, comment exister de nouveau ? Rallumer un pétard est une bonne technique : c’est celle choisie par Ruben Aguilar, dont le dernier but chez les pros remontait au 3 décembre 2016 (oui, c’était un jour de septième tour de Coupe de France à Cluses-Scionzier avec Auxerre, et alors ?) et qui est venu envoyer un missile dans la lucarne droite d’Anthony Lopes (1-1, 81e). Suffisant pour équilibrer les comptes d’une rencontre moyenne partout – dans le contenu, le spectacle et la retransmission– et sur la tête de qui Andy Delort a bien failli venir poser une cerise en fin de match. Raté, l’OL passera donc Noël dans le dos du PSG et du LOSC, mais au chaud sur le podium.


Montpellier (3-4-1-2) : Lecomte – P. Mendes, Hilton, Congré – Aguilar, Skhiri, Le Tallec (Sambia, 79e), Oyongo – Mollet (Lasne, 90e) – Laborde (Škuletić, 85e), Delort. Entraîneur : Michel Der Zakarian.

Lyon (3-4-1-2) : Lopes – Denayer, Marcelo, Marçal – Tete, Aouar (Diop, 88e), Tousart, Mendy – Fekir – Traoré (Terrier, 88e), Depay (Dembélé, 61e). Entraîneur : Bruno Génésio.

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Par Maxime Brigand

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