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L’Italie, un an après

Éric Maggiori
5' 5 minutes
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L’Italie, un an après

Un an après un Euro 2012 où elle a atteint la finale, l'Italie remet le couvert en venant participer à cette Coupe des confédérations en tant que finaliste de l'Euro. L'équipe a muri, et Prandelli sait que ce rendez-vous est une occasion parfaite de prouver que sa Squadra sera bien l'un des grands protagonistes du Mondial brésilien.

Pourquoi ils vont gagner

Parce qu’à la base, l’Italie n’aurait pas dû être conviée à cette compétition, et qu’elle s’est incrustée, en tant que finaliste de l’Euro 2012. Or, on le sait, moins la Nazionale est attendue à la réception d’honneur, plus elle a de chances d’y faire un gros coup. L’année dernière, à cette même époque de l’année, l’équipe de Prandelli entamait l’Euro 2012 avec des milliers de doutes, notamment après les fessées reçues lors des matchs amicaux. Au final, l’Italie a fait la nique à tout le monde, atteignant la finale avant de s’incliner face à une Espagne trop forte pour elle. Un an plus tard, la sélection a grandi, a acquis de l’expérience, a mené d’une main de maître ses matchs de qualification à la Coupe du monde 2014 (première de sa poule, invaincue, avec 4 points d’avance sur son premier poursuivant), et a disputé quelques matchs amicaux où elle a su tester sa résistance face à un ennemi plutôt envahissant (1-1 en Hollande, 2-2 contre le Brésil, toujours après avoir été menée au score). Bref, les Azzurri se sont endurcis, et ont très envie de chambouler les hiérarchies, à un an d’un Mondial qui semble promis à tout le monde sauf à eux. Et puis, il y a Pirlo, quoi…

Le coefficient de Joga Bonito : 76,9%

Les ouvertures de Pirlo + la folie de Mario Balotelli + la coupe de punk à chien de Diamanti, le tout multiplié par 4 étoiles sur le maillot puis divisé par la crête d’El Shaarawy = 76,9% de joga bonito. Oui, mettons-nous ça dans le crâne. Le temps de l’Italie austère, qui veut jouer le 0-0, ou le 1-0, c’est terminé. Désormais, l’Italie s’est auto-inculquée un jeu tourné vers l’offensive, même parfois spectaculaire (si si). Attention, on ne dit pas là que tous les matchs de la Nazionale vont se terminer sur un score de 3-3, car Prandelli n’est pas Zeman. Non. En revanche, ne comptez pas sur l’ancien coach de la Fiorentina pour faire sortir deux attaquants et entrer deux défenseurs si son équipe mène d’un but à dix minutes du terme. Le jeu pour le jeu, tel est son credo. Alors certes, l’Italie n’a pas dans ses rangs des jongleurs de la trempe de Neymar, mais elle a les atouts pour régaler. Autrement.

Le joueur à suivre

Peu de changements entre l’Italie de l’Euro 2012 et celle de la Coupe des confédérations. On serait donc tenté de suivre avec attention Pirlo, le maître à jouer de l’équipe, ou Balotelli, le terminal offensif. Mais on a envie d’être fou et audacieux. Et si l’homme en plus de cette Nazionale, c’était Alessandro Diamanti ? Pendant toute la saison, le bonhomme avec la dégaine la plus scandaleuse de la Nazionale a porté son club de Bologne sur les épaules, avec son pote Gilardino. Ce numéro 10 est doté d’un talent au-dessus de la moyenne balle aux pieds, si bien que la Juve est en train de faire le forcing en sous-marin pour le faire venir cet été. L’an dernier, il avait fait quelques apparitions remarquées lors de l’Euro (c’est lui qui inscrit le tir au but décisif contre l’Angleterre), et a bien l’intention de se faire une place privilégiée sur le front de l’attaque lors de ce tournoi qui débute ce soir. Et puis, après tout, ça manque sacrément de gauchers dans cette équipe d’Italie, non ?

Les deux autres joueurs à suivre

Diamanti, d’accord. Mais ce n’est pas tout. On a également hâte de voir à l’œuvre avec le maillot national deux joueurs qui ont été protagonistes cette saison avec leur club, à savoir El Shaarawy et Alessio Cerci. Le premier a été l’homme fort du Milan AC jusqu’à la trêve hivernale. À coups de buts décisifs, il a permis aux Rossoneri de garder la tête hors de l’eau, puis a passé le relais à Balotelli lorsque Supermario est arrivé de Manchester. Et si la Nazionale lui redonnait justement ce peps qui l’a caractérisé pendant toute la première moitié de saison ? Quant à Cerci, il a réalisé une très bonne saison sous le maillot du Torino. Le Toro n’a pas été le club révélation de la saison, mais s’est maintenu en Serie A sans trop de soucis, et ça, il le doit en grande partie à son ailier. Oublié, le temps des frasques à la Fiorentina (il fait encore des cauchemars de son carton rouge contre la Juventus, qui a ensuite provoqué une défaite 5-0), Cerci est un homme nouveau, qui a très envie de remettre à la mode le poste d’ailier à l’ancienne. Façon Bruno Conti, par exemple.

Le point fort et le point faible

On ne va pas se mentir, beau jeu ou non, la défense reste l’un des points forts de la Nazionale. Tout simplement parce que la défense de l’Italie, c’est la défense de la Juventus qui, en deux saisons, n’a encaissé que 44 buts en Serie A, soit une moyenne de 0,57 but par match. Du solide, avec le toujours décisif Buffon dans les bois, prêt à être suppléé par le tout aussi excellent Marchetti en cas de pépin. Mais gare à ce que ce point fort ne devienne pas un point faible. On l’a aussi vu lors des deux dernières saisons, cette arrière-garde peut être mise en difficulté par un jeu très rapide, notamment sur les ailes. Cela a été le cas face à l’Espagne lors de la finale 2012, ou contre le Bayern Munich cette saison en Ligue des champions. Face à des joueurs véloces sur les côtés (Silva, Alba, Ribéry, Robben), les tours de contrôle de la Juve ont été à la peine. Or, gare à la vitesse des Brésiliens (Neymar sur le côté gauche) et aussi des Mexicains. Il va falloir cavaler.

Celui qui va au moins faire une folie lors de la compétition

TOP. Je suis arrivé à Rome alors que je jouais chez le dernier du classement, je me suis fait huer par les supporters parce que quelques années auparavant, j’avais dit que j’étais supporter de la Roma, j’ai fait le dos rond, j’ai marqué des buts importants, dont des missiles en lucarne, puis j’ai marqué lors du derby, j’ai conquis la Nazionale, je suis presque devenu beau gosse, j’ai finalement été accepté par mes tifosi, j’ai offert la passe décisive en finale de Coupe d’Italie justement contre la Roma, puis je suis allé sous la Curva, et j’ai hurlé à mes supporters « on leur a pété le cul, on leur a pété le cul » , je suis, je suis… ? TOP ! Antonio Candreva. Bonne réponse !

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Éric Maggiori

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