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Limassol, passage obligé pour l’OM

Par Swann Borsellino
3' 3 minutes
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Limassol, passage obligé pour l’OM

À trois jours d’un clasico dont tout le monde parle déjà, les joueurs de l’Olympique de Marseille attaquent leur deuxième journée d’Europa League face à la mystérieuse équipe de Limassol. Un match dont les coéquipiers de Steve Mandanda se seraient bien passé.

Les phrases toutes faites existent. Les mensonges aussi. Capitaine de l’OM et dernier rempart du club depuis 2007, Steve Mandanda se faufile aussi bien entre les adversaires sur phase arrêtée qu’entre les journalistes en conférence de presse. Alors, au moment d’affronter les Chypriotes de Limassol, l’auteur de la bourde du week-end a dégainé son plus beau « Ça reste un match de Coupe d’Europe, un match à gagner » . Pourquoi pas. Sauf qu’il y a une semaine déjà, à l’aube d’un déplacement à Valenciennes, la rencontre tant attendue face au Paris Saint-Germain rendait amnésiques certains joueurs de l’effectif phocéen. Jérémy Morel, par exemple, annonçait le classique, mais erroné : « Il nous reste un match avant Paris, on doit se concentrer dessus. » Faux et re-faux. L’OM doit aussi penser à Limassol et l’OM a pris une valise à Valenciennes (4-1). D’ailleurs, si, comme ils le disent tous, ils avaient tous la tête à VA et uniquement à VA lors de leur récente débâcle dominicale, ils devraient peut-être essayer de penser à Paris ce soir. Pour voir.
Un turnover, quel turnover ?
Un jour de repos en moins et un banc de touche qui ressemble plus à une chaise de touche. Voilà le déficit avec lequel partira l’OM ce dimanche au stade Vélodrome lors de la réception du PSG. C’est donc avec un objectif double qu’Élie Baup et ses joueurs se pointeront ce soir sur leur pelouse : épargner les organismes et panser les plaies béantes, stigmates de l’agression d’Anthony Le Tallec et Gaël Danic. Une équation pas si simple quand on s’attarde sur l’effectif phocéen. En effet, si, en conférence de presse, Élie Baup n’a pas caché ses envies de « faire tourner un peu » , ses opportunités sont limitées. Des joueurs comme Steve Mandanda, Jérémy Morel et Nicolas Nkoulou, par exemple, qui ont disputé l’intégralité des douze rencontres officielles de l’OM cette année, devraient fouler à nouveau la pelouse ce soir. Des présences nées d’un désir de compétitivité d’une part, mais également causées par un souci majeur : tous les postes ne sont pas doublés. Cela n’empêchera pas des joueurs comme Lucas Mendes, Joey Barton ou Florian Raspentino de débuter la rencontre. Un semi-turnover nécessaire quand on se rappelle de la prestation phocéenne, certes ponctuée d’une victoire, face à Évian Thonon Gaillard, quelques jours après le bon nul obtenu face à Fenerbahçe (2-2)
Relancer la machine
Si Steve Mandanda, qui s’est visiblement bien remis de sa boulette de dimanche dernier, a avoué préférer Esprits Criminels à Porto-PSG, pour ne pas saturer avec le ballon rond, le capitaine phocéen a dû apprendre, entre un profiling de Reid et deux muscles de Shemar Moore, que les joueurs de la capitale ont concédé leur première défaite de la saison ce mercredi à Porto (1-0). Un résultat qui, à l’aube d’un classique plus tellement banal, ne fait jamais plaisir et ne met pas dans les meilleures dispositions. C’est aussi pour ça que les Phocéens ne peuvent pas balancer ce match face à Limassol. L’idée, quatre jours après l’humiliation valenciennoise – qui, outre le score, était quand même un sacré cauchemar niveau jeu – est évidemment de se rassurer et de retrouver une dynamique positive. Mais si on en croit Lucho González, tombeur du PSG hier avec Porto, ça devrait aller : « Je crois que Marseille, on est très bien, on a perdu un match à Valenciennes, mais là, c’est le derby, c’est important. » Au pire du pire, « on » aura battu Paris mercredi. Et pas dimanche.

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Par Swann Borsellino

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