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La Ligue d’Ancelotti

Par Fabien Gelinat

Déjà recordman du nombre de Ligues des champions remportées, Carlo Ancelotti a ajouté une coupe aux grandes oreilles supplémentaire dans son immense armoire à trophées après le succès du Real Madrid face au Borussia Dortmund (0-2) ce samedi à Wembley. Une C1 qui est définitivement la propriété de Maître Carlo.

La Ligue d’Ancelotti

Au coup de sifflet final, alors que Vinícius Junior, Jude Bellingham ou Dani Carvajal laissaient éclater leur bonheur entre sourires et larmes, il esquissa un simple sourire en remerciant son staff comme après une bonne journée de travail. Puis, il marcha jusqu’à son clan présent en tribunes pour partager un léger moment d’émotion. Preuve qu’il ne s’agissait finalement pas d’une victoire comme les autres. Lui, c’est Carlo Ancelotti, entraîneur de légende et roi absolu de la Ligue des champions qu’il a remportée pour la septième fois de sa vie (deux en tant que joueur, cinq comme manager) ce samedi soir à Wembley au terme d’une finale de C1 remportée par le Real Madrid contre le Borussia Dortmund. Un record qui permet de mesurer le nouvel accomplissement du tacticien italien, seul sur le toit de l’Europe.

Maîtrise (presque) totale de l’évènement

Oui, le Real Madrid avait plusieurs arguments pour partir favori au coup d’envoi de cette finale. Son passé, déjà (14 C1 en 18 finales, contre un succès en deux finales pour le BvB). Son expérience, ensuite (quinze joueurs sur la feuille de match avaient déjà remporté au moins une fois la C1 pour le Real, seulement un à Dortmund). Et son coach, enfin. Après avoir déjà disputé cinq finales en tant que coach, Carlo Ancelotti connaissait la musique par cœur et avait préparé l’évènement avec minutie. « La priorité est de transmettre des idées claires aux joueurs, avançait-il d’ailleurs en conférence de presse, la veille. Je serai le plus direct possible car plus je serai direct, moins l’équipe sera nerveuse. Je serai tactique, les émotions viennent plus tard, et chacun les gère selon son caractère. Avant le match, il y aura des émotions négatives. Mais la peur est un élément important pour bien faire les choses, nous devons le savoir. Nous avons fait preuve de qualité et de sacrifice collectif, ces deux éléments seront les clés du match de demain. »

Les clés, Carlo et son effectif les avaient en main, prêts à parer chaque éventualité. Lunin malade ? Courtois, bien que pas à 100%, assure. Tchouaméni trop court ? Son absence s’est à peine remarquée, tant Toni Kroos, Edouardo Camavinga et Federico Valverde ont fait le job. Même si tout n’a pas été simple ce samedi soir, le BvB dominant la première période, le Real a su faire le dos rond avant de reprendre le contrôle en seconde période et abattre son adversaire d’une tête de Carvajal – sur un ultime corner décisif de Kroos –, puis d’une frappe du gauche de Vinícius sur une boulette du pauvre Ian Maatsen. Un Real létal, si effrayant en Coupe d’Europe depuis dix ans (six finales, six titres).

Un palmarès intouchable ?

Six titres en dix ans, que se partagent seulement deux coachs – Carlo Ancelotti, donc, et Zinédine Zidane (trois succès chacun) –, tout heureux de se retrouver sur le podium avec un sourire jusqu’aux oreilles pour célébrer cette decimoquinto, record évidemment absolu pour un club (l’AC Milan, deuxième au palmarès, en compte « seulement » sept). Avec ce cinquième succès en C1 en tant que coach, Ancelotti trône bien au-dessus de tout le monde (trois succès pour Pep Guardiola, Zizou et Bob Paisley), sans compter les deux autres victoires en tant que joueur avec l’AC Milan. Il s’adjuge également un 29e trophée dans sa carrière d’entraîneur, son 43e en ajoutant sa première vie sur le terrain.

Petite cerise sur le gâteau déjà bien gourmand, il a aussi offert à Toni Kroos la fin dont il rêvait : un départ par la plus grande porte qui puisse exister avec son club. « Ce sera le dernier match de Kroos, oui, rappelait-il devant les micros, en début de semaine. J’espère qu’il pourra terminer sa carrière avec une Ligue des champions. Sur le plan individuel, il le mérite. Mais la carrière de Kroos ne prendra pas plus de valeur avec une C1 de plus, il est entré dans l’histoire du Real. Finir avec une Ligue des champions, ce serait le graal. » Souhait exaucé pour le génie italien qui, à bientôt 65 ans (il les aura le 10 juin prochain), n’a certainement pas encore fini de dominer le football européen.

Un joueur parisien dans l’équipe type de la saison en Ligue des champions

Par Fabien Gelinat

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