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PSG : le sacre en sifflotant

Par Tom Binet
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PSG : le sacre en sifflotant

Si son sacre n'a jamais vraiment fait de doute, et encore un peu moins depuis sa victoire contre Brest dimanche, le PSG s'est octroyé un cinquième titre de champion de France consécutif à Lens. Le quatorzième de son histoire, au bout d'une course au titre qui aura plus été un mirage qu'autre chose.

C’est une soirée comme un symbole de la saison du PSG en Ligue 1 : un onze de départ remanié, une prestation qui ne restera pas dans les mémoires mais une victoire dans un choc qui aurait sans nul doute eu une tout autre saveur le 11 avril dernier. Celle qui permet au club de la capitale de remporter officiellement le quatorzième titre de son histoire, le cinquième d’affilée. Un accomplissement à ne surtout pas banaliser, surtout à l’issue d’une saison démarrée sans véritable préparation et tout au long de laquelle l’état physique des joueurs aura été au cœur des préoccupations. Mais comme les standards ne sont (logiquement) pas tout à fait les mêmes pour ce Paris Saint-Germain surpuissant à l’échelle de l’Hexagone, on se permettra d’écrire que l’on aurait pu imaginer une domination plus éclatante.

Ici c’est pas de risques

Le thème le plus récurrent de la campagne fut donc la gestion, des corps et des esprits. Entre les blessures de l’automne et les regards tournés vers la conquête de l’Europe à partir de février, Luis Enrique aura le plus souvent réfléchi en terme d’état de forme au moment de cocher onze noms sur ses feuilles de matchs du week-end. Désigné meilleur joueur de la saison lundi soir, Ousmane Dembélé n’était par exemple titulaire que pour la dixième fois à Bollaert. Epargné par les blessures sérieuses, Nuno Mendes n’aura lui été aligné qu’à treize reprises au coup d’envoi. Comme des symboles. Au point qu’au moment de désigner les hommes forts de ce titre, aucun nom ne s’impose. Intenable à l’automne, le latéral portugais s’est ensuite effacé et la régularité des Warren Zaïre-Emery, Vitinha ou Willian Pacho fait finalement sans doute figure de meilleure réponse. Les stars offensives ? S’ils ont terrorisé l’Europe ces derniers mois, Dembélé ou Khvicha Kvaratskhelia n’auront gratifié les abonnés de Ligue 1+ (et ce soir de Bein Sports) que de rares coups de génie.

Un load management façon NBA justifié par un objectif prioritaire sur tous les autres : celui de régner à nouveau sur l’Europe. Au point de donner l’impression de considérer la Ligue 1 comme une variable d’ajustement dans cette quête du Graal. « Je vais surtout féliciter toute la direction du club, mon excellent coach, les joueurs, tous les Parisiens. C’est toujours un titre important d’être champions de France, venait pourtant rappeler le directeur sportif Luis Campos au micro de Bein Sports. J’en profite pour féliciter Lens, qui a été un grand adversaire pendant toute la saison. On a vu une grande saison, de grands matchs avec Lille, Monaco, Lyon… Tous ceux qui aiment le football peuvent être très heureux de ce qu’il s’est passé en France. » Pas vraiment de quoi effacer cette impression d’un certain business as usual moins emballant que la saison passée.

Sans grands frissons

Luis Enrique aura eu beau cirer les pompes lensoises à la moindre occasion, la course au titre n’aura été qu’un mirage. Du moins dans la dernière ligne droite. En tête du peloton le 21 février après 22 journées, les Artésiens ont ensuite sérieusement baissé le pied avec 15 points pris sur 33 possibles. Pas vraiment le rythme d’un candidat crédible aux plus belles distinctions, n’en déplaise au tacticien espagnol. « Lens a bien fait le boulot et ce titre a été le plus difficile des trois, sans aucun doute ! », prenait-il le temps de venir clamer auprès du diffuseur après la rencontre. Un an après avoir entretenu presque jusqu’au bout l’espoir d’une campagne entière sans la moindre défaite, avec quelques roustes infligées aux cadors du circuit au passage, Paris n’aura pas été autant poussé dans ses retranchements que l’on voudrait bien le croire.

Oubliées les démonstrations collectives face à Lille ou Monaco devant un Parc des Princes en pâmoison à l’hiver 2025. Place cette fois à des revers bien tristes face aux hommes de la Principauté (deux fois), l’Olympique lyonnais, le Stade rennais ou même l’Olympique de Marseille. Cinq défaites (en attendant l’ultime journée face au Paris FC), soit le deuxième plus haut total de l’ère QSI après la saison 2022-2023 sous l’égide de Christophe Galtier. En perdition totale porte d’Auteuil début février pour la revanche, les Phocéens auront d’ailleurs offert à leur meilleur ennemi sa seule envolée mémorable de la saison.

Dans la boîte à souvenirs, on rangera également le bijou de Dembélé contre Lille, les deux retournés de João Neves un soir de folie à Toulouse fin août ou sa tête gagnante sur le fil à Lyon, les entrées en jeu de nouveaux titis sortis du chapeau de Luis Enrique comme Quentin Ndjantou, un combat de titans livré face à Strasbourg au Parc des Princes, ou encore les triples changements gargantuesques à l’heure de jeu. Sans oublier deux victoires pragmatiques face au dauphin à chaque fois (2-0 à l’aller comme au retour). « On voulait venir gagner ici parce qu’on veut se préparer pour la finale du 30 mai, lâchait d’ailleurs Dembélé, lui aussi la tête à l’Europe. On va fêter un peu, mais on va surtout rester concentrés. » Avec ce sacre tardif, l’interrogation plane autour des célébrations puisque les Parisiens ne rejoueront plus dans leur antre. Après tout, pas sûr que cela importe tant que ça pour la bande de Luis Enrique, déjà pleinement tournée vers le seul endroit où elle a vraiment toujours voulu être en cette fin de saison : à Budapest.

La cérémonie du titre du PSG au Stade Jean-Bouin ? Le Paris FC donne sa réponse

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