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Les malheurs de Glen

Par Kevin Charnay
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Les malheurs de Glen

Glen Johnson devait faire son grand retour chez les Three Lions, malgré les moqueries des supporters anglais. Mais son a corps a décidé de le lâcher une nouvelle fois au dernier moment. Cruel.

19 juin 2014, São Paulo. Les Anglais sont abattus sur la pelouse de la Corinthians Arena. La tête baissée, le regard pointé sur les pieds, les mains sur les hanches, les gouttes de sueur mélangées aux pleurs qui dégoulinent du bout du nez. Après avoir été battus par l’Italie quelques jours plus tôt, les Anglais viennent de perdre leur deuxième match du Mondial brésilien contre l’Uruguay. Luis Suárez a sorti les crocs pour enterrer définitivement les Three Lions. Un doublé, dont le but de la victoire à la 85e minute, qui sonne comme un énorme coup de massue. Mathématiquement, les Anglais sont déjà éliminés avant même d’affronter le Costa Rica. Une désillusion pour tous les supporters, mais aussi la dernière sélection de Glen Johnson puisqu’il ne sera pas aligné par Roy Hodgson pour le dernier match de la poule D. Plus de deux ans plus tard, Gareth Southgate était prêt à lui donner une seconde chance. Mais le destin en a décidé autrement.

Un choix largement contesté

Dimanche, celui qui assure l’intérim après la brusque démission de Sam Allardyce annonce sa liste pour affronter Malte à Wembley et pour le déplacement en Slovénie. Southgate réserve deux surprises : les sélections de Jesse Lingard et surtout de Glen Johnson, pour remplacer Nathaniel Clyne, forfait. Un choix contestable. Plus de deux ans après son dernier match avec les Three Lions, l’ancien latéral droit est l’ombre de ce qu’il a été. À trente-deux ans, ses performances avec Stoke City, 19e du championnat et toujours en quête de sa première victoire, sont loin d’être convaincantes. Et surtout, Johnson, hors de forme, est tout juste de retour après sept mois de blessures au genou et à la cuisse. Il est revenu à la compétition seulement depuis trois matchs. Dès que la liste est tombée, les supporters anglais se sont défoulés sur Twitter, hébétés par le choix du sélectionneur.

Pourtant, le championnat anglais ne manque pas d’arrières droits de talent, qui peuvent très bien faire l’affaire en tant que doublure de Kyle Walker. Adam Smith, de Bournemouth, s’est imposé comme un rouage essentiel des Cherries et offre plus de garanties défensives. Idem pour Joel Ward de Crystal Palace, qui réussit deux fois plus de tacles par match que Glen Johnson. Quant à Kyle Naughton de Swansea et le jeune Michael Keane de Burnley, ils sont bien plus efficaces offensivement et semblent en constante progression. Cette saison, ces quatre joueurs ont joué trois fois plus que l’ancien de Chelsea et de Liverpool et le surclassent dans tous les domaines si on suit les statistiques. Duels gagnés, tacles réussis, occasions créées et pourcentage de passes, Johnson est à la rue dans tous les domaines.

Les haters satisfaits

Mais pour justifier le choix de Johnson, Gareth Southgate évoque l’expérience internationale de l’ancien de Liverpool avec ses 54 sélections. « Ces dernières années, l’équipe est devenue de plus en plus jeune. Et je ne suis pas sûr qu’on puisse continuer comme ça. Je pense qu’il y a des moments où on a besoin d’une certaine expérience. Dans l’été, on a vu qu’aux moments clefs où la pression est à son comble, il y a eu un manque d’expérience des grands matchs » , explique alors Southgate en conférence de presse, devant l’incompréhension des journalistes britanniques. « Pouvoir apporter un joueur avec plus de 50 capes dans cette équipe était quelque chose à quoi nous avons longuement réfléchi, et nous pensons que c’est la bonne décision » , poursuit le sélectionneur. Mais malgré le soutien inconditionnel de son coach, le corps de Glen Johnson a décidé de n’en faire qu’à sa tête une nouvelle fois. Le défenseur des Potters a été contraint à déclarer forfait pour une nouvelle blessure, et c’est Michael Keane qui a pu en profiter. On l’a sûrement déjà dit à son sujet, mais c’est, semble-t-il, une bonne fois pour toutes, la blessure de trop.

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