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Le PSG et les grains de sable

Par Clément Gavard, au Parc des Princes
Le PSG et les grains de sable

Vainqueur de la Juventus pour lancer sa campagne européenne, le PSG s'est également rappelé que rien n'est facile en Ligue des champions. Comme trop souvent ces dernières années, Paris a perdu le fil d'une rencontre maîtrisée pendant un peu plus de 45 minutes, laissant la Juventus en vie et pleine d'espoir. Sans aucune conséquence, pour cette fois.

La révolution institutionnelle estivale et le changement d’entraîneur n’ont pas encore suffi à chasser les vieux et jeunes démons du Paris Saint-Germain. Ce mardi soir, le club de la capitale a retrouvé la Ligue des champions en livrant un match ressemblant à plein d’autres disputés sur la scène européenne ces dernières années. Un étrange mélange entre l’impression d’une supériorité totale sur son adversaire et la capacité à se faire peur au moindre grain de sable venant se glisser dans la machine. Il a fallu une poignée de secondes, une minute à peine, pour voir le visage du PSG changer, entre l’oubli de Neymar par Kylian Mbappé pour le but du 3-0 et celui du 2-1 de Weston McKennie permettant à la Juventus de redistribuer les cartes de manière inattendue, peu avant l’heure de jeu. Six mois après le naufrage en moins de vingt minutes sur la pelouse du Real Madrid en huitièmes de finale, Paris a tenu pour éviter une première déconvenue cette saison. Ce qui n’empêche pas Christophe Galtier d’être prévenu : toutes les leçons n’ont pas encore été retenues.

Et défensivement, aussi, quand on a des temps faibles, il ne faut pas qu’ils soient trop faibles et que l’on soit trop bas. Il ne faut pas que les gens sentent qu’on est en danger.

Le spectre du temps faible

Quand Anthony Taylor, l’arbitre de la rencontre, a mis fin aux 45 premières minutes de ce PSG-Juventus, il était difficile d’imaginer les champions de France trembler face à une Vieille Dame rabougrie et très inférieure techniquement. Sans avoir activé le mode rouleau-compresseur ni avoir multiplié les vagues sur la défense italienne, les Parisiens ont montré de la maîtrise, laissant seulement une miette, ou une triple occasion, à un adversaire choisissant d’imposer un défi physique pour continuer à exister. « On a été trop peureux en première période, concédait Massimiliano Allegri en conférence de presse après la défaite de son équipe. On avait préparé un match plus agressif et on l’a été en seconde période, qui a été bonne. » Le but italien couplé à la réorganisation tactique de la Juventus, plus haute sur le terrain, à la suite de l’entrée de McKennie au retour des vestiaires, a mis en lumière les limites d’un PSG manquant de certitudes sur les phases défensives et laissant trop d’espaces en transition. « Il aurait fallu que l’on puisse sortir plus vite sur les côtés pour éviter que leurs pistons ne se retrouvent face au jeu, mais ça demande beaucoup d’efforts, et physiquement, on a commencé à piocher, analysait Galtier dans l’auditorium du Parc des Princes. Est-ce que le doute s’est installé ? Je ne crois pas. Dans les matchs de ce niveau, il est normal d’avoir des temps faibles. »

Une histoire de temps forts et de temps faibles, soit le récit classique d’un match de football. Quand Paris aurait pu se rendre la partie facile en prenant le large au tableau d’affichage, il a réussi à laisser l’espoir à la Juve de faire un coup à l’extérieur après avoir été mené de deux buts, au point qu’Allegri ne se dise « fâché » d’avoir manqué une telle occasion. « On sait ce qu’on doit travailler, on le savait déjà avant le match qu’on avait des lacunes, il y a beaucoup de choses à améliorer, livrait Mbappé cinq minutes à peine après le coup de sifflet final au micro de Canal+. On doit plus insister sur le fait d’instaurer notre jeu dans le camp adverse, d’accentuer nos temps forts, essayer aussi d’avoir un bloc pas trop large pour pouvoir fermer les angles de passes et courir le moins possible. Et défensivement, aussi, quand on a des temps faibles, il ne faut pas qu’ils soient trop faibles et que l’on soit trop bas. Il ne faut pas que les gens sentent qu’on est en danger. » Un écho à ce qu’avait raconté Karim Benzema quelques semaines après son récital pour éliminer le PSG de la Ligue des champions. Cette équipe n’est jamais à l’abri de s’effondrer et peinera toujours à défendre avec un trio offensif moins actif et intermittent sur les phases sans ballon. « On aurait dû marquer ce troisième but pour avoir une fin de match plus tranquille, c’est aussi ça la Ligue des champions, expliquait Galtier. Il a fallu cravacher et travailler dur pour ne pas prendre le deuxième but tout en cherchant le 3-1. Gagner dans la difficulté comme ce soir, ça permet aussi de faire grandir un groupe. » Et de se préparer à ce type de scénario dans les futurs grands rendez-vous de la saison.

Par Clément Gavard, au Parc des Princes

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