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Le fabuleux destin d’Azpilicueta

Par Léo Ruiz
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Le fabuleux destin d’Azpilicueta

Débarqué sans faire de bruit sur la Tamise, César Azpilicueta a refait à Chelsea ce qu’il avait fait à l’OM auparavant : il s’est rendu indispensable et a garni son palmarès. Les blessures, la concurrence et les mains dans la surface n’y feront rien. Azpi est destiné à gagner.

Appelez-le l’homme-amulette. Ou mettez-le dans votre équipe, et vous serez sûrs de rafler un petit quelque chose. Il est comme ça, César Azpilicueta. C’est un homme à succès. Un gagnant, comme Serge. Non pas qu’on lui rende la tâche facile, ça non. La première fois qu’on l’a envoyé sur une pelouse de première division, Azpi n’avait pas encore 18 ans et il devait défendre son couloir face à Robinho et Roberto Carlos. Débuter face au Real Madrid, c’est un beau baptême. Et un bon coup de projecteur. Convoqué dans la foulée chez les moins de 19 ans espagnols, le gamin de Pampelune est titulaire lors de l’Euro autrichien, puis buteur, puis champion. Il est comme ça, César Azpilicueta.

Un rat, un genou et un Euro

Quand il débarque à Marseille avec sa gueule d’ange, après plus de 100 matchs en Liga tout de même, on se demande bien comment l’OM a pu offrir 7 millions d’euros pour cet inconnu de l’Hexagone. Comme souvent sur la Canebière, le bonhomme est critiqué avant même d’avoir touché un ballon. C’est con, mais c’est comme ça. Eric Di Meco, spécialiste et philosophe, promet même « de manger un rat si ce joueur est le futur latéral droit de l’Espagne » . La première chose que fait l’Espagnol avec l’OM, c’est gagner, évidemment. Un petit trophée des champions face au PSG, ça ne fait jamais de mal. Il n’empêche, les deux premiers mois français d’Azpi sont délicats, mais le gaillard est déterminé, étonnamment mature et professionnel. Ses prestations sont chaque week-end meilleures, le gamin apprend vite, puis en cette soirée du 10 novembre 2010, il offre la qualif’ aux siens face à Monaco. Un homme de Coupe, cet Azpi. Ça y est, il est accepté à Marseille. Et paf, c’est le genou qui lâche. L’OM recrute alors l’un des meilleurs latéraux du championnat, Rod Fanni, mais l’Espagnol revient, regagne sa place, et un Euro. Celui des Espoirs, au Danemark. Il est comme ça, César Azpilicueta.

Ici, c’est Azpi

Azpi est un gagnant parce qu’il a de l’ambition. Dans les 30 pour le Mondial sudafricain et déçu de rater l’Euro Polono-Ukrainien après une grosse saison marseillaise –et une petite coupe de la Ligue au passage-, il décide donc d’aller voir encore un peu plus haut. Il signe à Chelsea la 24 août, mais doit attendre un mois avant d’étrenner son maillot Samsung. Une victoire 6-0, en Cup, contre les Wolves. Il passe alors un deuxième mois sur le banc, jusqu’au tour de coupe suivant. Une victoire 5-4 face à Manchester United. Un gagnant, un vrai, cet Azpi. Le mois de novembre a commencé, Di Matteo est sur le point de se faire virer quand il fait ce constat : ses deux arrières droits sont très bons et doivent être titulaires. L’Italien n’a plus rien à perdre, il sort Terry et Cahill du onze et installe Ivanovic dans l’axe. Tout ça pour Azpi. Benítez arrive et est confronté à ce même problème défensif. Dimanche 16 décembre 2012, c’est la finale de la coupe du monde des clubs et le tournant pour Azpilicueta, remplaçant ce jour-là. Ivanovic est titularisé à droite et Chelsea s’incline face au club de Corinthians (1-0). L’Espagnol retrouve sa place trois jours plus tard et ne la quittera plus jamais. David Luiz monte d’un cran, et c’est Obi Mikel qui dégage. Tout ça pour Azpi. Et voilà que Chelsea gagne. A Amsterdam, le petit César concède un pénalty mais ce Serbe qu’il a renvoyé dans l’axe marque au bout du temps additionnel. César Azpilicueta est sacré champion d’Europe pour la troisième fois.

Non, Manchester United n’est pas (encore) guéri

Par Léo Ruiz

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