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Le Barça tombe enfin, le Rayo sort du pétrin

Par Antoine Donnarieix
Le Barça tombe enfin, le Rayo sort du pétrin

Après 39 matchs sans défaite toutes compétitions confondues, la série se termine pour le Barça sur sa pelouse contre le Real. Au-delà de ce Clásico tant attendu, l’Atlético galope toujours et le Rayo Vallecano respire un coup. Ah, et Nolito caresse toujours autant la gonfle.

L’équipe du week-end : Real Madrid

Voilà, depuis samedi soir, l’invincibilité n’est plus. Il fallait bien qu’un collectif prouve que le FC Barcelone était toujours un onze battable sur un terrain de football. Cette équipe, c’est le Real Madrid, et sa victoire ne laisse planer aucun doute. Le Barça est humain, avec des temps forts et des temps faibles. Et samedi, les Blancos étaient tout simplement plus forts. D’une certaine façon, cette victoire devra aussi servir de leçon au Barça pour se rappeler que le chemin sera difficile dans sa quête d’une nouvelle collection de titres pour la saison 2015-2016. Parce que cette victoire, sur un score serré au tableau d’affichage (2-1), aurait dû être en réalité plus lourde. Le but de Gareth Bale, injustement refusé avant l’expulsion de Sergio Ramos, est bien là pour le rappeler. Finalement, ce but vainqueur inscrit par Cristiano Ronaldo était un juste retour des choses. Oui, le Real Madrid est et sera toujours un adversaire à ne pas prendre à la légère. Oui, le Real Madrid sera une terrible menace en Ligue des champions cette saison. Non, le Real Madrid ne gagnera probablement pas la Liga. Mais samedi, le Real Madrid a montré qu’il était toujours capable de battre les plus grandes équipes. Parce que le Real Madrid est aussi une très grande équipe.

Le Don Quichotte du week-end : Casemiro

D’accord, Gareth Bale s’est amusé avec les reins de Jordi Alba, et Keylor Navas aura dégoûté Lionel Messi avec ses parades exceptionnelles. Le Real a fait un match plein, mais l’élément central de cette victoire se cache dans le cœur de la Maison-Blanche. Sur le banc du Real Madrid dans la déroute du match aller, où le milieu James-Kroos-Moric avait montré ses limites, Casemiro était cette fois-ci bien présent en milieu récupérateur du Real. Un milieu pour équilibrer le jeu madrilène et assurer la transition entre la défense et l’attaque. Un milieu plus concentré sur le placement de ses adversaires que sur le but adverse. Un milieu chien de garde, toujours collé à Lionel Messi pour empêcher La Pulga d’illuminer le jeu du Barça. Si ce Clásico a déçu par son manque de spectacle, c’est parce que le jeu du Barça était moins fluide. Et si le jeu du Barça était moins fluide, c’est parce qu’il y avait Casemiro. Au Santiago-Bernabéu en novembre dernier, le Barça avait cadré 7 fois, pour 4 buts dans le jeu. Samedi soir, le Barça a cadré 3 fois, pour un but sur corner. La tactique et le choix des hommes peuvent changer la face d’un match. Et ce n’est pas James ou Isco, sur le banc toute la rencontre, qui diront le contraire.

Vous avez raté Atlético de Madrid – Betis Séville et vous n’auriez pas dû

C’était une opportunité à ne pas manquer, l’Atlético de Madrid en était bien au courant. Avec une victoire contre le Betis Séville, les Colchoneros allaient sortir gagnants de cette journée de Liga et pourraient regarder le Clásico les doigts de pied en éventail. Un message très vite entendu par les hommes forts de Diego Simeone, notamment Fernando Torres. Titulaire en pointe, El Niño ouvre le score d’un subtil piqué au-dessus d’Antonio Adán (37e). Le break se fait dans la foulée par l’intermédiaire d’Antoine Griezmann, bien aidé par la boulette du portier adverse (42e). Sans pression, les Madrilènes continuent leur entreprise de destruction en deuxième période grâce à Juanfran (65e). Et si Raúl Castro trouve le moyen de remettre un soupçon de suspense dans la partie (67e), Griezmann est là pour marquer son dix-neuvième pion de la saison en Liga, deux unités derrière Karim Benzema (81e). Pour clore le spectacle, Thomas Partey ajoute sa touche supplémentaire, histoire de donner à cette rencontre des airs de correction (91e, 5-1). Mine de rien, les Rojiblancos reviennent à six points du Barça à sept journées de la fin. La double opposition en quarts de finale pourrait coûter plus cher qu’une simple élimination en Coupe d’Europe…

Le golazo du week-end : Nolito

Malgré le nul du Celta Vigo contre La Corogne (1-1), Nolito s’est illustré de fort belle manière dans le derby galicien. Enroulé en une touche, ça fait toujours son petit effet.

La polémique de la machine à cafe con leche : Valence va-t-elle obtenir son maintien ?

On aimerait que cette question soit un poisson d’avril, mais ce n’est pas le cas du tout. Malgré l’éviction de Gary Neville à la tête du FC Valence et son remplacement express par Pako Ayestaran, le bastion ché s’est une nouvelle fois incliné sur le terrain de Las Palmas, de moins en moins concerné par la relégation (2-1). En revanche, les Chauves-Souris se retrouvent dans une situation très inconfortable. Après quatre défaites consécutives en championnat, Valence est à six points de la zone rouge. Et au regard de son calendrier, il va falloir serrer les fesses. Dans l’ordre, Valence reçoit Séville, se déplace au Nou Camp, accueille la surprise de l’année Eibar, voyage à Getafe pour un match au couteau, reçoit le voisin Villarreal, se déplace au Santiago-Bernabéu et termine son parcours du combattant par la réception de la Real Sociedad. Sans paraître désagréable, on voit mal comment après la copie rendue aux îles Canaries, Valence pourra faire le plein de points. Attention, monument en péril…

L’analyse définitive du week-end : Le Rayo Vallecano peut respirer (un peu)

Enfin ! Voilà ce que devait se dire Paco Jémez au sortir d’une rencontre fondamentale dans l’optique du maintien en Liga. Après sept journées consécutives sans la moindre victoire, les Rayistas se sont donné les moyens d’empocher les trois points contre le voisin et concurrent direct, Getafe (2-0). Comme lors de sa dernière victoire en championnat, le Rayo Vallecano n’a pas concédé de but. Le club de Vallecas s’est ouvert la voie du succès grâce à deux buts de renards. Le premier, inscrit par Javi Guerra, fait suite à une succession de tentatives sur la cage de Guaita. Le second, plus esthétique, est repris habilement par Miku au premier poteau, suite à un centre venu de la droite (71e). Avec cette victoire, le Rayo prend trois points d’avance sur la première place de relégable occupée par… Getafe. Les fameux matchs à six points.

Les déclarations du week-end

« Il fallait que l’on perde un jour, c’est aujourd’hui. Mais ce n’est pas grave… Nous allons nous préparer pour la Ligue des champions. Pour moi, ce match n’existe déjà plus. » Luis Enrique se fait une petite séance de psychologie personnelle.

« C’est un moment délicat pour lui, mais je suis sûr que ce match ne jouera pas sur son futur au club. On ne peut pas juger un entraîneur qui arrive en cours de saison. Quel que soit le résultat du Clásico et ce qu’il fera en Ligue des champions, Zidane doit rester à Madrid. » Quand Alessandro Del Piero joue les ensorceleurs au micro de Fox Sports, l’ancien 10 de la Juve joue le coup à fond.

« L’équipe est anxieuse, mais avec cet état d’esprit, nous n’irons nulle part. Pour sortir de cette situation, on doit gagner des matchs, les matchs nuls ne servent à rien. » Pour le milieu défensif de Getafe Juan Rodríguez, un point vaut zéro point. Pas facile d’être optimiste…

« Tu nous a volé comme le match contre Villarreal ! » Vexé d’être expulsé après un second carton jaune dans O Noso Derbi, Alejandro Arribas a eu des mots très durs envers l’arbitre du match, Fernandez Borbalan. La commission de discipline devrait prendre en charge le cas du défenseur central du Deportivo La Corogne.

Le chiffre inutile : 16

Comme le nombre de matchs nuls du Deportivo La Corogne depuis le début de la saison en Liga. C’est un record pour les Blanquiazules, et il s’approche du record absolu détenu par Burgos lors de la saison 1990-1991, avec 17 partages de points. Avec sept journées encore à jouer, il y a moyen d’être les maîtres du match nul.

Et sinon, qué pasa ?

Takashi Inui subit le 1er avril avec ses camarades d’Eibar.

Bruno Soriano est devenu le joueur le plus capé de l’histoire de Villarreal, avec 364 matchs chez les Amarillos. Pour fêter cela, Villarreal s’est imposé à Eibar et se rapproche un peu plus de la C1 (2-1).

Kevin Gameiro marque son quatorzième but de la saison lors de la défaite du FC Séville contre la Real Sociedad (1-2). Kévin ne sera pas dans le groupe pour l’Euro 2016, mais Kévin marque encore et toujours.

Merci, Johan.

Allez, un dernier coup de breakdance pour la route.

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