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  • Serie A
  • 12e journée
  • Pescara/Juventus (1-6)

Cyclone Juve à Pescara

Eric Maggiori
4' 4 minutes
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Cyclone Juve à Pescara

Traumatisée par la défaite contre l’Inter, cette Juve ? Pas franchement, non. Les Turinois ont atomisé Pescara, 6-1. Et le pire, c’est que le leader de la Serie A menait déjà 5-1 à la mi-temps…

Pescara – Juventus 1-6 Buts : Cascione 25′ pour Pescara / Vidal 9′, Quagliarella 22′, 45′ et 53′, Asamoah 30′, Giovinco 38′ pour la Juve

Démonstration. Raclée. Fessée. « Goleada » , comme on dit en Italie. La Juve devait répondre, après avoir concédé sa première défaite de la saison (et depuis 49 rencontres), la semaine dernière, contre l’Inter. Voilà donc sa réponse. Six buts, des occasions en pagaille, et une deuxième démonstration de force consécutive après celle réalisée face à Nordsjælland, mercredi. Un succès 6-1, donc, sur la pelouse d’un pauvre Pescara qui, paradoxalement, n’a pas fait un si mauvais match que ça. Sauf que l’équipe de Giovanni Stroppa a conservé ce petit quelque chose inculqué la saison dernière par Zeman : toujours attaquer, même lorsque l’on perd. C’est donc ce qu’elle a fait. Mais face à une équipe comme la Juventus, c’était du suicide. En une mi-temps, la Juve a claqué cinq pions (elle n’en avait inscrit que quatre lors des trois dernières journées de championnat, c’est dire…) et a réglé l’affaire. Un jeu offensif léché, des attaquants qui se régalent : la Vieille Dame a repris ses bonnes vieilles habitudes, prouvant que le revers face à l’Inter n’était qu’un accident. Seule ombre de la soirée : le carton jaune reçu par Andrea Pirlo. Le beau Andrea était sous le coup d’une suspension, il ne jouera donc pas le prochain match contre la Lazio. C’est con.

Le retourné d’Asamoah…

Au bout de huit minutes, il est déjà évident que la Juve va s’imposer dans cette rencontre. Les Turinois débutent la rencontre tambour battant, avec la ferme intention de marquer d’entrée de jeu. Pescara est acculé dans sa surface, résiste aux deux premières tentatives de Giovinco et d’Asamoah, mais cède sur la troisième. La passe est de Giovinco, la conclusion de Vidal. 1-0, et le match qui devient déjà très compliqué pour Pescara. La Juve ne s’arrête évidemment pas en si bon chemin. Le ballon tourne rapidement, passe par les ailes, c’est fluide, ça fonctionne, et le gentil promu est totalement paumé. D’autant plus lorsque Quagliarella double la mise d’une frappe croisée, au bout de 22 minutes de jeu. Résigné, Pescara ? Pas le moins du monde. L’équipe de Stroppa se rue à l’attaque, sans se demander si la Juve va placer des contres. Et, à la surprise générale, les efforts payent.

Quintero frappe d’abord le poteau sur un superbe coup franc, puis Cascione, d’un coup de tête rageur, redonne espoir à tout un stade. Et comme dans les minutes qui suivent ce but, le Delfino continue d’attaquer, avec notamment une frappe de Nielsen qui passe juste à côté, on se dit que la tendance du match pourrait totalement s’inverser. Mais cette impression ne dure que cinq minutes. Le temps pour Asamoah d’inscrire le troisième but turinois, d’un joli retourné acrobatique. Le troisième but est un véritable uppercut dans la tronche des joueurs de Pescara, coupés dans leur élan de remuntada. Mais la mi-temps ne s’arrête pas là. Il y a encore le temps pour deux buts de la Juve, signés Giovinco (magnifique volée en pleine course) et Quagliarella, et pour un sauvetage totalement fou de Marchisio sur sa ligne. 5-1 à la pause. Désolé messieurs, on ne peut pas arrêter le carnage après 45 minutes.

…et la bicyclette de Quagliarella

La seconde période réserve évidemment moins d’émotions, puisque la Juve a déjà remporté le match. Pescara n’a pas appris de ses erreurs et continue de foncer vers l’avant, généreusement. Les Bleu et Blanc se créent même quelques situations chaudes lors des premières minutes. Mais comme en première période, la Juve va rapidement doucher ces ardeurs. Quagliarella s’offre un triplé avec une superbe bicyclette et transforme le résultat en un score de tennis. À 6-1, la Juve pense surtout à gérer. Alessio décide de faire sortir Chiellini, pour éviter que son défenseur, sous le coup d’une suspension, ne connaisse le même sort que Pirlo, qui devra manquer le prochain match contre la Lazio. L’adjoint de Conte fait également entrer Bendtner, histoire que le Danois puisse participer à la fête et ouvrir son compteur but avec le maillot bianconero. Mais malgré les 20 minutes à disposition, l’ancien Gunner ne parvient pas à faire trembler les filets. Giovinco, pour sa part, s’offre le raté de la soirée, en dribblant le gardien avant de tirer à côté dans un angle fermé. Giovanni Stroppa, dépité par le résultat et par l’évolution des évènements, s’emballe un peu sur son banc de touche et se fait exclure par l’arbitre. Dernière émotion d’un match qui s’est arrêté à la 8e minute de la seconde période. La colère turinoise s’est abattue sur le stadio Adriatico. La Juve reprend sa marche en avant et, du coup, envoie un signal à l’Inter, qui se déplacera demain soir à Bergame. La Vieille Dame recommence à zéro : elle en est désormais à un match d’invincibilité.

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Eric Maggiori

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