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OM : une nouvelle saison pour rien

Par Léna Bernard, au Vélodrome
4' 4 minutes
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OM : une nouvelle saison pour rien

Éliminé pour la quatrième fois d'affilée aux tirs au but en Coupe de France, l'OM a encore manqué l'occasion de garnir son armoire à trophées. Une nouvelle saison blanche sur les bords de la Méditerranée, comme depuis déjà quatorze ans. Merci pour rien.

Si octobre est loin d’avril pour Francis Cabrel, le dimanche est loin du mercredi du côté de l’Olympique de Marseille. Un Olympico gagné au caractère, des supporters aux anges et surtout l’espoir d’un avenir meilleur. L’amour peut durer trois ans, selon le proverbe ; le bonheur à Marseille, lui, dure trois jours. 72 heures après avoir renversé des montagnes et le Vélodrome entier face à l’OL (3-2), Habib Beye et son équipe ont dit adieu au seul titre qu’ils pouvaient encore disputer, ainsi qu’à une large partie de leur public.

L’orage grondait depuis le Koweït, la tempête a fini par arriver et emporter dans son sillage Roberto De Zerbi, Pablo Longoria et pratiquement Medhi Benatia, avant un retournement de situation ubuesque comme seul le club phocéen sait en réserver. Puis l’accalmie au soir d’une rencontre déterminante pour la suite du championnat après plusieurs sorties de route. Et enfin l’apocalypse.

L’OM sans défense

« Il reste dix matchs avec une place en Ligue des champions à aller chercher. C’est sûr que la déception est très, très importante. Il faut l’évacuer le plus vite possible, a analysé Habib Beye, à jamais le premier à se faire éliminer deux fois dans une même édition de la Coupe de France avec deux équipes différentes. On rejoue dans trois jours, mais ça marque quand même un club, une équipe, des supporters. Mon job est de leur redonner de l’énergie pour revenir au combat à Toulouse. On a été défaillant ce soir dans l’énergie. On a manqué de cette touche technique dans les 25 derniers mètres. Mais on n’a pas été non plus au niveau dans le combat que l’on devait mener ce soir pour éviter de prendre des buts. » 

Parmi les supporters marseillais, qui aura envie d’être là samedi ? Qui ne veut pas voir cette énième saison décevante se finir au plus vite ? Cette équipe et ce club qui ne retiennent aucune leçon et qui n’ont rien appris. En 2026, Marseille a disputé 14 matchs, encaissant au moins deux buts lors de 11 d’entre eux (l’une des trois exceptions étant contre Bayeux). Une défaillance dans l’énergie aussi bien offensivement que défensivement que le Vél’ n’a pas goûté, au point de lâcher des premiers sifflets dans le temps additionnel quand leurs protégés ne savaient plus comment attaquer pour aller gagner. Le public marseillais savait sûrement ce qu’allait leur réserver la séance de tirs au but, comme lors des trois éditions précédentes de Coupe de France ou, plus récemment, au Trophée des champions contre le PSG. L’OM est éliminé de la Coupe, mais il a perdu bien plus que cela.

Un résumé des maux d’un club

Si la première partie de saison a laissé place à tous les espoirs, le bug de l’an 2026 a bien eu lieu. Une élimination piteuse en Ligue des champions, au terme d’un scénario que seul l’Olympique de Marseille peut réserver à ses supporters, le Trophée des champions perdu, un enchaînement de contre-performances en championnat ponctué par une humiliation historique face au Paris Saint-Germain (5-0) et pour couronner le tout une nouvelle sortie de route en Coupe de France alors que, comme en 2023, la voie semblait tracée au moins pour faire mieux que les dix dernières saisons. « La déception est à la hauteur de l’espoir mis en nous. Quand vous avez l’opportunité en deux matchs d’aller en finale… Il faut accepter, regarder devant, faire face, accepter la colère, le dépit, la tristesse aussi de nos supporters, qui ont été derrière nous tout le temps. Il faut faire face à cette déception, ne pas la remettre en question », a philosophé Beye à l’issue de la rencontre.

Il faut faire face à la déception de nos supporters, ne pas la remettre en question.

Habib Beye

Des scénarios catastrophes qui s’accumulent et semblent avoir lassé une bonne partie du public marseillais dès le début de ce mois de mars, comme trop souvent depuis 14 ans. Si le soutien des supporters était jusqu’alors présent, le Vélodrome ayant affiché complet lors de quasiment chaque rencontre cette saison et ayant ménagé leurs protégés jusque-là, tout a changé ce mercredi soir. Alors que les Toulousains venaient célébrer leur qualification avec le parcage devant le Virage Nord, quelques fumigènes ont terminé leur course sur la pelouse. Une pluie de feu qui n’a fait que s’accentuer lorsque les Olympiens ont achevé leur tour de (dés)honneur face au Virage Depé.

Une aubaine pour les suiveurs du club ciel et blanc qui n’auront jamais vu un joueur arriver aussi rapidement en zone mixte de la saison, même si cela devait se faire en même temps que le passage du portier toulousain. À défaut d’avoir été convaincant sportivement, l’OM aura au moins eu le trophée du divertissement et du record du nombre de crises supportées en moins d’une saison complète. Tout avait commencé dès la première journée, avec une défaite contre Rennes et l’affaire Rabiot-Rowe dont la gestion annonçait en fait la couleur de ce que serait cette cuvée 2025-2026 : un millésime indigeste.

Habib Beye justifie la sortie de Paixão et veut évacuer la déception

Par Léna Bernard, au Vélodrome

Propos d'Habib Beye recueillis par LB.

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