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« C’est simple mais efficace » : comment battre cette équipe d’Arsenal ?

Que vaut vraiment Arsenal ? Est-ce une équipe si impressionnante ? A-t-elle des failles ? On a posé la question à ceux qui se sont coltinés les Gunners en Premier League cette saison, avant la finale de Ligue des champions contre le PSG, ce samedi à Budapest.
C’est un morceau de notre football qui va s’écrire à partir de 18 heures, ce samedi. Avec, d’un côté, un Arsenal à la recherche de la première Ligue des champions de son palmarès, consécration qui viendrait valider la plus grande saison de l’histoire du club, qui a déjà empoché la Premier League. De l’autre, un Paris Saint-Germain qui pourrait réaliser un mémorable doublé européen en conservant son titre acquis l’an dernier. Jusqu’ici, enfiler deux C1 de suite, ce n’est arrivé qu’une seule fois sur les 35 dernières années, l’œuvre du Real Madrid de Zinédine Zidane (triplé en 2016, 2017, 2018). C’est dire la trace que laisserait un succès parisien à Budapest dans le football français, européen et mondial.
Une muraille à déstabiliser
Mais comment battre Arsenal, qui avait terminé seul en tête de la première phase de Ligue des champions avec un impressionnant huit victoires en huit matchs, plus la meilleure attaque (23) et la meilleure défense (4), avant d’être moins impérial en phase finale ? « En fait, avec eux, c’est simple, mais efficace », résume Loum Tchaouna, formé au Stade rennais, aujourd’hui à Burnley, titulaire le 18 mai dernier à l’Emirates Stadium pour la courte défaite des siens (0-1, but de Kai Havertz).
Quand tu vas sur les côtés, ils essaient de venir défendre rapidement à deux. Pour les mettre en danger, il faut essayer d’étirer leur bloc pour créer des situations de un-contre-un.
Sur une échelle d’un à dix, à quel point les coéquipiers de Declan Rice sont redoutables à affronter ? « Honnêtement, je dirais 8 ou 9, avoue Habib Diarra, qui sort de sa première saison en Premier League avec le Sunderland de Régis Le Bris, après avoir été acheté 30 millions d’euros à Strasbourg il y a un an. C’est une équipe complète, qui a de très grands joueurs, avec beaucoup d’expérience. » « Je vais mettre 7, note, de son côté, Loum Tchaouna. Ce n’est pas une équipe qui met vraiment en difficulté, mais, défensivement, ils essaient d’être très solidaires, de fermer beaucoup d’espaces pour les adversaires. Mais si tu me demandes juste sur le côté défensif, je mets 9 sur 10. »
Étirer pour déséquilibrer
Arsenal a seulement encaissé six buts depuis septembre en Ligue des champions (22 pour le PSG) et a, évidemment, terminé meilleure défense d’Angleterre (27 buts concédés, 8 de moins que Manchester City, deuxième). « Oui, cette équipe est très solide, loue Tchaouna. Et vraiment efficace, franchement. Face à nous, ils avaient bien défendu à chaque fois, avec un gardien (David Raya) qui donne beaucoup de consignes, et avec des situations à notre avantage qu’on n’avait pas su concrétiser. »

À Désiré Doué et consorts de réitérer leur incroyable efficacité de la finale de Munich, l’année dernière, quand l’Inter en avait deux dans le museau après vingt minutes. « Le PSG est aussi une très, très grande équipe, ils ont des cartes à jouer avec leurs qualités, affirme Habib Diarra. Les failles, ils les trouveront. » Loum Tchaouna donne son conseil : « Quand tu vas sur les côtés, ils essaient de venir défendre rapidement à deux. Pour les mettre en danger, il faut essayer d’étirer leur bloc pour créer des situations de un-contre-un. » Histoire qu’Ousmane Dembélé, entre autres, se régale.
« Offensivement, il n’y a pas assez de folie »
Et de l’autre côté du terrain ? Titulaire lors de la claque infligée par les Gunners aux Black Cats en février (3-0, doublé de Viktor Gyökeres), Habib Diarra veut insister sur le volet concentration sur les phases offensives des Londoniens : « Des joueurs peuvent faire la différence en quinze secondes. Il faudra être très, très focus. Et ils sont très, très forts sur phase arrêtée. C’est leur plus grande force, avec celle de ne rien lâcher jusqu’à la fin. » Mais sinon, Loum Tchaouna veut bien reconnaître qu’il n’a pas non plus été hyper impressionné par la force de frappe d’Arsenal : « Ils ne font pas partie de ces équipes qui mettent beaucoup le danger offensivement, observe-t-il. Il n’y a pas assez de folie, à part (Leandro) Trossard. Lui est un joueur très habile techniquement, il peut déstabiliser. Les autres, c’est juste de l’efficacité. » Mais c’est certainement ça l’essentiel dans un tel moment comme une finale.
Budapest, nid d'espoirsPar Timothé Crépin
Propos recueillis par TC




















































