« 3 games to make history ». Le petit tifo de l’Emirates Stadium a donné le ton de l’avant-dernière sortie des Gunners en Premier League : les hommes de Mikel Arteta devaient l’emporter, peu importe la manière. C’est chose faite contre un Burnley déjà relégué (1-0), et personne ou presque ne retiendra la façon dont ce succès a été bâti. Avec cinq points d’avance sur leur dauphin Manchester City, à qui il reste deux matchs, les fans des Londoniens peuvent se projeter sur le déplacement de leur rival à Bounemouth, ce mardi, ou vers dimanche, 17 heures. Une victoire sur le terrain de Crystal Palace pourrait offrir leur première Premier League depuis 22 ans. La finale contre le PSG arrivera ensuite.
Malgré un Martin Ødegaard aligné aux côtés de Bukayo Saka, Arsenal est allé chercher son 17eclean sheet de la saison en faisant ce qu’il sait faire : être solide et compter sur William Saliba et Gabriel pour ne pas trop stresser. Et si Burnley a manqué de tranchant pour s’imposer, les Gunners peuvent dire merci à Nicolas Jover. Un corner de Bukayo Saka, car cela ne pouvait pas en être autrement, et un coup de casque signé Kai Havertz, ont permis aux Rouge de virer en tête (1-0, 37e). Petite avance, grandes conséquences.
Michael Jackson et Burnley auront souvent joué avec les nerfs de l’Emirates, jamais à l’abri pour sa dernière de la saison, la faute à Eberechi Eze, trop court (54e) ou à Viktor Gyökeres, trop lent (90e+7). Encore une victoire et Arsenal deviendrait le champion le moins prolifique depuis l’exploit de Leicester en 2016.