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Cet OM lui va si bien

Par Antoine Mestres
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Cet OM lui va si bien

S'il est trop tôt pour évoquer le retour au top de Dédé Gignac, André-Pierre, lui, est de nouveau un joueur souriant. Intégré dans un projet qui lui ressemble enfin, il a retrouvé un tout petit bout de sa confiance passée. En attendant encore mieux.

Pour mentionner le retour en forme d’André-Pierre Gignac, son but contre Rennes est une accroche évidente. L’année dernière, il aurait dévissé sa frappe. Elle aurait terminé en touche. Il se serait blessé tout seul, en reposant le pied au sol. Mais ce symbole n’est pas le seul. Ils sont nombreux. Grâce à cette réalisation hors-norme qui trouvera à n’en pas douter une place de choix dans les highlights de la saison, il a offert à l’OM sa quatrième victoire consécutive et le meilleur départ en championnat de son histoire. Rien que ça. Sur une reprise de demi-volée, il a ponctué un superbe été et rappelé à tous le joueur qu’il pouvait être. Quand tout va… Le retour de la sucette Deux années durant, André-Pierre Gignac se savait attendu au tournant. Le moindre geste raté, la moindre passe en touche, le moindre tir forcé était relevé. À l’inverse, le moindre but était vécu comme une normalité ou, pire, comme une évidence. Avec le prix exorbitant de son transfert en fond sonore. Après ce match contre Rennes, la donne semble avoir changé. En partie. Son arrivée commence à dater, et si ses 18 millions d’euros pèsent toujours sur les finances d’un club qui ne peut plus rien se permettre, ils sont aujourd’hui une histoire ancienne. Brandão parti, Rémy blessé et en instance de départ, il fallait une pointe valable pour valoriser cette équipe 1.0 qui devrait être sur la corde raide toute la saison. Toujours là, à traîner son spleen dans le back office olympien, Dédé attendait, lui, désespérément son heure dans son club de cœur. Début septembre, en plus d’une ligne statistique qui a retrouvé une toute autre allure, Dédé semble avoir retrouvé le sourire et la joie de jouer. Mieux, il a retrouvé sa sucette. Attaquant idoine pour projet club moyen À y regarder de près, l’OM 2012-2013 ne pouvait être que le sien. Car André-Pierre Gignac connaît déjà cette idée. Il l’a côtoyée à Toulouse lors de sa deuxième saison, lors de laquelle il n’a jamais été aussi bon et a claqué 26 buts. Oui, André-Pierre Gignac n’est pas le genre à s’épanouir dans la concurrence à outrance ou les projets de jeu trop ambitieux. Donnez-lui un coach sans style, un bloc équipe moyen qui ne compte que sur lui pour concrétiser, un ou deux milieux capables de le fournir, le milieu de tableau comme première destinée et laissez-le ensuite agir, c’est sa came. Il l’a d’ailleurs très bien compris et vite formulé : « Dès le premier jour avec Élie, on s’est parlés, on a eu le bon feeling, on a eu le sourire. Je suis en tout cas paré pour cette saison, j’ai une grosse envie de prouver et une grosse détermination. » Dans L’Équipe, Élie Baup ne semblait pas dire autre chose : « La saison est longue, il faut qu’il persiste. Le physique est essentiel, mais il a mûri, je le sens plus responsable, et à l’aise dans le groupe. Il y a une belle complicité et ses partenaires sont avec lui. »

Pourtant, leur première cohabitation sur les bords de la Garonne, lors de la saison 2007-2008, s’était soldée par un bide. Venu initialement pour épauler Elmander sur le front de l’attaque, APG n’avait alors presque pas joué, et le TFC, sauvé lors de l’ultime journée, avait failli goûter aux joies de la deuxième division. S’il y a bien une qualité qu’il faut reconnaître à André-Pierre Gignac, c’est de ne pas être du genre rancunier, mais plutôt de tout pardonner. Consensuel, il a fait fi des moqueries pour vivre son retour en forme, non pas comme une revanche sur la vie, mais bien comme une victoire collective. Aujourd’hui, lui et Élie Baup savent que leurs futurs sont intimement liés. Un futur qu’ils espèrent écrire en majuscule sur la Canebière.

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Par Antoine Mestres

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