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C’est donc ça, votre Superligue ?

Par Jean-Michel Circonspection
3' 3 minutes
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C’est donc ça, votre Superligue ?

Voyage au bout de l’ennui. Voilà comment pourrait se résumer le nul piteux entre le Real et Chelsea ce mardi soir (1-1). Et ces deux écuries pensent donc que leur petit club fermé de douze arrogants richards va sauver le football européen ? Quelle bonne blague ! Un peu d’humilité, messieurs.

Disons-le franchement, ce Bastia-SC Lyon du 19 avril dernier était sacrément plus bandant que le Real-Chelsea qui s’achève. Pourtant, dans les deux cas, le stade était vide et l’équipe qui jouait en bleu a marqué un but (score final, 1-0). Sauf que Bastia-SC Lyon était une rencontre de National 1, tandis que les Merengues et les Blues ferraillaient pour une place en finale de la Ligue des champions. Et même si le spectacle des pensionnaires de D3 française était étonnamment haletant, ni les Corses ni les Rhodaniens n’ont été invités à participer à l’ex-future Superligue. Non, ce club ultra fermé, rappelons-le, ne comptait que douze clubs au prestige indéniable, et la demie de ce mardi soir faisait figure d’avant-goût. Un peu comme la finale de League Cup entre Man City et Tottenham le week-end dernier : 21 tirs pour les Mancuniens, deux côté londonien, un nombre incalculable de ratés et finalement, un sinistre 1-0 oublié dès le lendemain. Résultat dans les deux cas : c’était comme ces caisses de bordeaux grand cru que, persuadé de faire une bonne affaire, vous achetez par téléphone à un charmant jeune homme à la voix suave et convaincante, et qui, à la réception, s’avèrent être des quilles de pinard aigre et sacrément dégueulasse.

Personne n’est parfait et c’est tant mieux

Mais, ô surprise ! Ces choses-là arrivent ! Pourquoi ? Parce que les joueurs ne sont pas des machines, qu’ils peuvent avoir des jours sans, parce qu’il pleut parfois en Espagne, parfois même très fort, et que ça peut perturber les conditions de jeu et provoquer un spectacle chiant comme… bah, la pluie en l’occurrence. Et vous imaginez ça, mais multiplié par six toutes les semaines ? Pour un tarif démentiel de surcroît ? Sans rire, même le dernier des footix indonésiens rempochera bien vite son abonnement mensuel à un million de roupies pour l’investir dans quelque chose d’un peu plus rentable qu’un simple golazo de Karim Benzema. Est-ce si compliqué d’admettre que l’on a besoin des autres pour briller, quitte à ce que les autres brillent un peu moins que soi ? En entendant les réactions timorées des entraîneurs du soir qui, à l’annonce de ce monstre gavé de fric et d’arrogance, arguant tantôt ne pas avoir d’avis, tantôt ne pas être concerné par le dossier, on espère que la prestation livrée par les joueurs de Messieurs Zidane et Tuchel servira à doucher leur fausse neutralité un peu naze. Ce mardi soir, c’est la pluie madrilène qui s’en est chargée. Mais elle ne pourra pas toujours être là pour laver la folie des grandeurs de certains.

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