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C1 – Barcelone-OL : sous un ciel de lose…

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C1 – Barcelone-OL : sous un ciel de lose…

On a déjà tout dit sur ce match : jouer haut, rester groupés, réduire les espaces, couper la liaison entre Xavi et ses attaquants, se projeter rapidement vers l'avant dès la récup' de la chique, jouer dans le dos des défenseurs catalans, mettre Valdès en difficulté, confisquer la largeur, la profondeur, la hauteur, la longitude et l'altitude, surveiller Messi, se méfier d'Iniesta, gêner Henry et casser Eto'o... Et tout ça pour quoi ? Pour être éliminé quand même. Zazie et Bénabar.

C’est très, très souvent comme ça avec le sport français. Des situations quasi désespérées qui finissent de façon désespérante. C’est encore le cas avec l’Olympique Lyonnais, mal barré comme une Marlboro qui ira s’écraser dans ce grand cendrier qu’est le Nou Camp. L’OL est donc bien à l’image du sport français. Une cause souvent perdue d’avance mais toujours sympathique à soutenir. C’est comme ça, on n’y peut rien. La faute à Voltaire, ou plutôt à Coubertin : « L’essentiel n’est pas de gagner mais de pas reticiper » . Un verbe bizarre, le verbe « reticiper » . Un verbe français : je reticipe, tu reticipes, il reticipe, nous losons, vous losez…

Pourtant les sportifs français ne sont jamais nuls. Normal : on est un pays riche, avec une bonne éducation, des moyens sportifs plus qu’acceptables et un encadrement très pro. On est plus friable question mental, c’est incontestable. On craque souvent au pied du podium. Des fois, on se vautre aussi dans les grandes largeurs. OK, il y a des exceptions : Killy aux JO de 68, Guy Drut aux JO de Montréal, Marijo Perec aux JO de Barça, Douillet aux JO de Sydney, les Bleus à l’Euro 2000, les Experts au Mondial de hand de 2009, Alain Bernard ou Manaudou aux JO de là-bas… Et encore quelques autres exploits où on a vu des sportifs français partis favoris et qui gagnent à la fin, comme des vrais super champions. Parenthèse : on ne parlera pas ici de moto, auto, vélo, équitation, escrime, canoë biplace, bobsleigh : c’est pas du sport, c’est de la belote. Voilà. En France, le principe, c’est la lose.

Donc, voilà Lyon, mal barré contre le Mas-que-un-club. On phrase, on scribouille, on suppute, on soupèse, on recompte et on « state ». Toujours le même résultat : Lyon ne passera pas la montagne catalane. Alors, on se prépare aussi à l’autre grand sport national : le dézinguage en règle. Le goudron et les plumes ont déjà été livrés. Sur qui ça va tomber ? Sur Grosso, qui s’est fait trimballer par Messi ? Sur François Clerc, pas remis à 100% et qui s’est fait trimballer par Henry (ou Iniesta) ? Sur Boumsong, coupable sur le but d’Eto’o ? Sur Juninho, qui s’est éteint au bout de 30 minutes ? Sur Benz, coupable d’avoir joué trop collectif en remettant à Makoun en retrait alors que Valdès était à terre ? Sur Toulalan, qui a chopé ce foutu carton rouge à la 72ème alors que Lyon tenait le 2-2 ? Ou plutôt sur Claude Puel et son bloc qui a joué trop bas (ou trop haut ou trop large) ? Sur Aulas, le donneur d’ordres coupable de posséder plusieurs portables et de s’en servir ? Les plus modérés trouveront des commentaires indulgents : « Hélas, Lyon n’a pas su » , « Lyon n’a pas pu » , « Lyon aurait du » , « Lyon pouvait » , « Lyon était pourtant averti » , « William Saurin & Félix Potin » , « Et si Zazie » …

L’an passé, après le 1-1 à l’aller contre MU, voilà ce qu’écrivait sofoot.com : « On l’aura compris, ce match nul compromettant, c’est aussi la faute à la L1. Une L1 qui n’offre pas à l’OL des matchs d’une intensité régulière avec des adversaires aussi coriaces que ceux que MU (et les autres cadors anglais) doit se farcir tous les week-ends, en plus du mano a mano sans pitié qu’il livre contre Arsenal, voire Chelsea. Avec déjà 6 défaites, Lyon est leader de L1 et toujours favori raisonnable pour un 7ème titre d’affilée. Situation impensable en Italie, Espagne, Angleterre et Allemagne où les leaders de ces championnats ne totalisent pas autant de revers. OK, ce n’est pas une preuve mais c’est plus qu’un indice, qui aboutit à ce constat : le N°1 français ne semble toujours pas taillé pour la C1. Tout n’est pas foutu, mais c’est mal barré. Disons qu’avant le match aller, Lyon ne possédait QUE 40 % de chances de se qualifier et qu’avant d’aller à Old Trafford, l’OL possède TOUJOURS 40 % de chances de passer. C’est déjà ça… » . Un bémol à ce commentaire de l’an passé : le niveau de la L1 a bien remonté quand même cette saison. Mais pour le reste, même constat cette année que pour l’an passé contre MU : Lyon est mal barré.

Et si les Lyonus se qualifiaient ?… Et alors ? Ce ne serait pas un exploit et on verra ce qu’ils feront en quarts. Les 8èmes, c’est pas une fin en soi. Demandez aux Reds, ils vous le diront.

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