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Attention, Lavezzi arrive

Par Quentin Moynet
3' 3 minutes
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Attention, Lavezzi arrive

Expulsion, suspension, critiques de la presse argentine, mea culpa… La saison a mal commencé pour Ezequiel Lavezzi. Malgré sa grinta, l’attaquant de poche du PSG peine à retrouver le niveau qu’il avait à Naples. Inquiétant ? Pas vraiment.

Ezequiel Lavezzi vit un début de saison compliqué. Peut-être est-ce le fait de sa nouvelle vie parisienne. Le fait est que l’on a du mal à reconnaître celui qui brillait tant à Naples. Et ça l’agace. Arrivé à Paris début juillet pour près de trente millions d’euros, Lavezzi fait ses premiers pas sous le maillot parisien contre le CSKA Moscou (2-2). « Pour son premier match, il a été très bon, se réjouissait alors Ancelotti. Cela fait trois jours qu’il est avec nous. Il a montré toutes ses qualités, notamment en contre-attaque. Il a fini un peu fatigué. » Cette fatigue, il la ressent tout au long de la préparation. Que ce soit contre Chelsea, DC United ou Barcelone, il ne joue jamais plus d’une heure. Face à Lorient en ouverture du championnat, son entente avec Ibrahimović est prometteuse. Sa grinta fait déjà rugir – ou miauler – le Parc des Princes. Mais pour le reste, c’est pas terrible. Beaucoup de pertes de balles, des courses dans le vide, peu de provocations et une étonnante maladresse.
Un manque de rythme évident
Le scénario se répète à Ajaccio. Pas aidé par un milieu de terrain dominé dans l’agressivité, Lavezzi ne voit pas le jour. Frustré, il commet une faute plus stupide que méchante qui lui vaut d’être expulsé et d’écoper de trois matchs de suspension, dont un avec sursis. Privé de son terrain de jeu favori contre Bordeaux et Lille, El Pocho arrive en sélection à cours de forme. Critiqué par la presse locale lors de ses dernières sorties en équipe nationale, il réussit une grosse entame de match contre le Paraguay (3-1) avant de disparaître. « Je me suis trouvé plutôt bien par rapport à mes capacités du moment. Je sais au fond de moi que ce n’est pas suffisant, avoue-t-il dans Tyc Sports. Je n’ai pas fait en sélection une sortie digne de celles que je réalisais l’an dernier à Naples. Si je fais mon autocritique, je pense que j’ai été un peu fatigué, car je n’ai pas beaucoup de rythme en ce moment, vu que j’ai loupé des matchs en France en raison de ma suspension. Mais le plus important, c’est d’être ici et d’apporter ce que je peux apporter, et surtout que ça profite à l’équipe. »
Pérou, match référence
De nouveau titulaire dans la nuit de mardi à mercredi contre le Pérou (1-1), Lavezzi réalise sans aucun doute son premier match plein de la saison. Une passe décisive pour Higuaín, plusieurs frappes dangereuses, une énorme activité, une capacité à jouer dans le dos des Péruviens et à résister aux charges des défenseurs… Remplacé à l’orée du dernier quart d’heure par Enzo Pérez, l’attaquant de vingt-sept ans a surnagé au sein d’une équipe argentine très décevante. Sans doute fatigué par ses deux matchs ainsi que par le décalage horaire, l’ancien Napolitain ne sera peut-être pas titulaire vendredi soir au Parc contre Toulouse. Mais avec un rythme retrouvé, il pourrait rapidement devenir le joueur qui manque à Paris. Car s’il peut être considéré comme un « accélérateur de particules » capable de faire la différence sur un coup de rein – « Il a du Messi dans les jambes » , dixit Christian Damiano -, Lavezzi est avant tout un joueur altruiste, plus souvent à la construction qu’à la conclusion. Sa hargne et sa rage de vaincre peuvent amener un esprit nouveau au PSG. Appelé à jouer côté gauche, ce qui lui permet de repiquer vers l’intérieur sur son pied droit, le joufflu est aussi et surtout un redoutable contre-attaquant qui brille en soutien d’une pointe pesant sur la défense. Son évidente complémentarité avec Ibrahimović fera des dégâts. En France comme en Europe.

« Les tribunes expriment ce qui flotte dans la société espagnole  »

Par Quentin Moynet

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