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‏Agüero gâche l’anniversaire de Xabi Alonso

Par Charles Alf Lafon
4' 4 minutes
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‏Agüero gâche l’anniversaire de Xabi Alonso

‏En inscrivant un triplé, le Kun a permis à son équipe de s'imposer dans la difficulté. Parce que même réduits à dix après l'expulsion rapide et stupide de Benatia, les Bavarois ont tenu la dragée haute aux Citizens, menant même longtemps 2-1 grâce à Xabi Alonso et Lewandowski. Avant de craquer.

Manchester City

Hart (5) : Masqué sur le premier but, abandonné par sa défense sur le second, Hart n’a rien pu faire. Hartbreak Down, le cœur à vif.

Sagna (4) : Depuis qu’il a réalisé que ses centres étaient mauvais, Bacary ne monte plus. Ce qui est quand même un sacré problème quand vous êtes en supériorité numérique. Et ne parlons pas de ce marquage sur Lewandowski.

Kompany (5,5) : A passé la majorité du temps à s’embrouiller, surtout en français, avec les Bavarois. Sinon, il mettait des coups, gagnait des duels et tentait de ressortir le ballon. Le fighting spirit belge.

Mangala (4) : Se fait avoir comme un poussin par la feinte de Lewandowski, qui amène le coup franc de Xabi Alonso. Et puis ne parlons pas de ses relances, véritable hymne au drop. Objectif 2015.

Clichy (4) : Alors qu’il avait le champ libre pour récupérer le ballon en bonne position, il a regardé Boateng lui passer devant, avant de lui mettre une bonne vieille balayette des familles par derrière. Un homme qui porte bien son nom donc.

Fernando (5) : Il paraîtrait qu’en Brésilien, le suffixe « inho » signife « le petit » . Fernandinho serait donc le petit Fernand, et Fernando le grand. Les limites de l’onomastique.

Lampard (6,5) : Frank Lampard n’a jamais disputé ce match, n’a pas fait une passe décisive, n’a pas forcé Neuer à un arrêt de titan. Il a gagné 5-0 contre Schalke.

Milner (5) : Généralement, quand vous êtes le premier à sortir, ce n’est jamais bon signe. Et comme Gianluca Vialli l’a dit : « C’est quand le jeu devient dur que les durs deviennent bons. » Démilner.

Nasri (5,5) : En l’absence de Touré et Silva, il devait prendre le jeu à son compte. Il a juste trouvé le moyen de se faire piéger par un hors-jeu alors qu’Agüero ne l’était pas, de se faire engueuler et de perdre son duel de prince de Marseille avec Ribéry. Bon après, le talent est toujours là.

Navas (7) : Le seul à provoquer un tant soit peu. Sa vitesse a souvent été l’une des seules pistes d’attaque pour City et ses centres auraient pu connaître un meilleur sort. Mais on va pas se mentir, le véritable Christ était de l’autre côté.

Agüero (9) : Trois tirs, trois buts, trois points. A tout simplement compris que pour battre Neuer, il fallait absolument placer le ballon à ras du poteau. Franchise player.

Bayern Munich

Neuer (5,5) : En a pris trois, dont le dernier à l’origine duquel il y a sa relance complètement dégueulasse en touche. Est-ce qu’il va se mettre à douter pour autant, et redevenir humain ? Non.

Rafinha (5) : S’est rappelé ce soir qu’il était brésilien, en claquant deux petits ponts. Sauf que ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un latéral, qui plus est du Bayern. On veut du sang et des larmes. Et des punchlines.

Boateng (8-3) : Pendant longtemps, on s’est dit que le défenseur pataud et maladroit qui plombait une défense à lui tout seul était loin. Jérome était proprement impassable, précieux dans la relance, serein. Ajoutez à cela une merveille de centre pour Lewandowski. Et puis il y a ce duel en dilettante avec Agüero, et tout s’effondre.

Benatia (-1234567890) : Probablement le geste le plus idiot qu’un défenseur puisse commettre. Un tacle tout nul qu’espérait beaucoup trop fort le Kun, un penalty, une expulsion. Dante a pu revenir des enfers.

Bernat (6,5) : Si on s’est tous un peu demandé pourquoi Guardiola avait recruté ce gamin que presque personne n’avait vu jouer alors qu’il avait Alaba, la réponse semble à présent évidente : il est très bon. Et n’a toujours pas raté un match depuis son arrivée.

Xabi Alonso (8) : 33 ans avec le numéro 3 sur les épaules, le temps qui s’arrête quand il touche le ballon, sans jamais courir, en tournant sur lui-même. Des passes magnifiques. Un coup franc radieux. Par respect, on ne parlera pas de sa dernière passe et on ne lui en tiendra pas rigueur.

Rode (-) : Hit the Rode, and don’t you come back no more.

Højbjerg (6) : Rappelez-vous dans quelques années, lorsqu’il sera le numéro 6 du Bayern triple tenant du titre de la LdC, que vous l’avez vu évoluer tout jeune. Et dites que vous n’avez jamais douté de lui. Comme un vieux con.

Robbéry (6,5) : Les deux ailiers du Bayern ont livré le même match, tout en dribbles, en conservation du ballon intelligente, alternant à droite, à gauche, dans l’axe, chargé de tout devant. Mais on les préfère quand même quand ils nous claquent un petit but.

Lewandowski (6,5) : Il a certes marqué, mais a bien moins pesé que ses compères d’attaque, perdant des ballons qu’il aurait été de bon goût de garder. En revanche, il lui a suffi d’une seule demi-occasion pour faire trembler les filets.

Le compte-rendu du match

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