- Mondial 2026
- 8es
- États-Unis-Belgique
La presse belge allume la FIFA après le Balogun Gate

États-Unis-Belgique n’a pas encore commencé, mais les Diables rouges ont déjà trouvé leur premier adversaire : la FIFA. Exclu en seizièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun devait normalement être suspendu pour le huitième de finale face à la Belgique. Sauf que la Commission de discipline de la FIFA a finalement transformé son match de suspension ferme en match avec sursis. Résultat : le meilleur buteur américain du tournoi pourra bien être aligné face aux Belges. Évidemment la nouvelle n’est pas passée du côté du Plat pays.
« La FIFA tue le football »
Dans un papier titré «Avec le Balogun Gate, la FIFA tue le football », la RTBF avec Vincent Langendries parle d’abord d’une blague impossible à croire : « J’ai d’abord cru à une blague de collègue. Mais non. » Avant de lâcher « Un poisson d’avril ? Non, un cachalot de juillet… Au plus le poisson est gros, au plus ça passe. » Voilà donc la FIFA transformée en poissonnerie géante avec Gianni Infantino derrière le comptoir.
La presse belge pointe surtout la possible ingérence de Donald Trump, qui aurait appelé Infantino pour demander le réexamen de la suspension de Balogun. Pour la RTBF, la proximité entre « le patron de cet organisme mondial » et « le tenancier de la Maison-Blanche » a atteint « le paroxysme du ridicule voire de la honte ».
« C’est corrompu à 100% »
Même son de cloche du côté du Het Nieuwsblad qui ne prend pas vraiment de pincettes : « C’est corrompu à 100%. C’est de la politique à la tête du client. Ils essaient d’avoir les meilleurs joueurs sur le terrain. » Le quotidien flamand en rajoute une couche en estimant qu’Infantino ne construit pas l’avenir du football, mais « un empire ». Ça commence à faire beaucoup pour un simple carton rouge.
Le Soir n’est pas beaucoup plus tendre et estime que « la très peu vénérable institution vient de mettre son impartialité en solde ». De son côté, La DH Les Sports voit dans cette décision « la première ingérence du président des États-Unis dans sa Coupe du monde », tombée « au lendemain de la fête nationale ». Timing parfait, évidemment. Reste à savoir si cette colère va plomber les Belges ou les revigorer. La DH veut y croire : « Donald Trump imagine avoir donné la plus belle passe décisive de la Coupe du monde alors qu’il a tout simplement marqué contre son camp. »
Pour une fois, toute la planète sera derrière les Belges et même les Français.
L'UEFA dézingue la FIFA sur l'affaire BalogunMJ

















































