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Abriel : «Ne pas perdre de temps»

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Abriel : «Ne pas perdre de temps»

Après une saison délicate à Marseille, Fabrice Abriel a signé 3 ans à Nice. Le milieu de terrain reste au soleil mais avec toujours une certaine ambition. A 32 piges, le natif de Suresnes n'est pas venu enjamber les flaques d'eau sur la Côte d'Azur.

Pourquoi Nice ?

J’ai eu des clubs plus ambitieux, notamment dans les dernières heures, mais j’ai donné ma préférence à Nice car iles dirigeants et le staff sont venus me rencontrer. Ça a été très rapide. Nice a maîtrisé le timing. Ça me convenait. Les autres sont arrivés trop tard.

Tes premières impressions niçoises ?

Je suis très content de participer à ce nouveau challenge. Personnellement, c’est très motivant de s’inscrire dans une nouvelle aventure. Nice souhaite aller haut et loin. On m’a dit que j’arrivais toujours au bon moment dans les clubs. Je pense que cela va continuer. Maintenant place au terrain, à ce qu’on sait faire de mieux. Il faut se donner du plaisir et en donner à ceux qui viennent nous regarder. On a de l’ambition. Même si ça passera d’abord par le maintien. C’est la base. L’humilité n’empêche pas l’ambition. On jouera les troubles-fêtes.

Tu as signé combien de temps ?

Combien de temps tu veux me voir (rires) ? On va partir sur trois ans. Je m’inscris toujours dans une durée. Je ne fais jamais une pige dans un club. Il y a le nouveau stade qui arrive. C’est donc un projet sur le long terme.

Quel regard avais-tu sur l’OGC Nice ?

Je raisonne toujours en terme de jeu. A domicile, c’est une équipe offensive, avec des bons buteurs comme Laslandes ou Baky Koné. Ça me plaît. Il y a un public assez chaud, qui pousse son équipe. J’ai vécu la remontée de Nice quand je jouais avec Amiens. On avait pris 3-0 au Ray. Il y avait un certain allant. Ils étaient en cohésion parfaite avec leur public. C’est toujours important d’avoir une identité dans un club.

Tu viens dans quelle optique ?

Je vais essayer de m’associer à ce qui est déjà en place, sans brusquer les choses. Il faut tout d’abord que je me fasse adopter du collectif. Je vais ensuite amener ma touche : ma générosité dans tout ce que je fais.

Tu sais déjà à quel poste tu vas être utilisé ?

Je vais parler en terme de rôle. Peu importe où je suis, je dois systématiquement être disponible, que ce soit offensivement ou défensivement. Toujours être actif. Mais mon poste c’est plus milieu axial, c’est là où l’on touche le plus de ballons. Sur un côté, tu es bordé par la ligne de touche. Il faut toujours donner une opportunité à un partenaire. Le jeu sans ballon est donc fondamental. Je ne suis pas venu pour jouer latéral droit en tout cas !

Tu as tourné la page marseillaise ?

Oui, sans regret. J’y suis allé pour gagner des titres. Je repars avec des titres. C’était mon objectif. Le reste c’est du passé.

Physiquement, tu te sens comment ?

Grosso modo, j’arrive avec un fond physique mais rien ne remplace le match. Je vais avoir un déficit au début, mais ça ira. De toute façon, il va falloir envoyer d’entrée et ne pas perdre de temps.

Tu connaissais certains de tes futurs coéquipiers ?

On s’est souvent croisé sur les terrains. Je ne vais pas te détailler dans quelles circonstances je les ai connus, ça restera dans le vestiaire (rires). Le seul que j’ai vraiment côtoyé en club c’est Alain Cantareil. Car des mecs comme Paisley ou Letizi, que j’avais rencontrés à Paris, sont partis.

Propos recueillis par Mathieu Faure

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