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À Lyon, les supporters entre déception et résignation

Après le couac Sylvinho, qui devait raviver la flamme à l’OL, le club a opté pour la sécurité en embauchant Rudi Garcia, choisi pour ses qualités de manager à court et moyen termes. Pour les supporters, qui ne l’avaient pas vu venir, le coup est rude.

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Difficile de prendre le pouls d’une ville comme Lyon quand il s’agit de football. Ou de sport en général. Non pas que les Lyonnais défendent moins fidèlement leurs couleurs qu’ailleurs - ils sont au contraire généralement très attachés aux entités locales -, mais l’actualité sportive en est souvent une parmi d’autres. Surtout en pleine semaine, et surtout en pleine semaine du festival Lumière. Il est probable, par exemple, que la nomination de Rudi Garcia comme nouvel entraîneur de l’Olympique lyonnais ait davantage fait causer (rager) dans les cafés du Vieux-Port à Marseille que dans ceux de la presqu'île, de la Croix-Rousse ou du "Septième". « Au-delà du sport, Lyon est une ville avec plein de choses à faire : le cinéma, le théâtre, la montagne pas loin. [...] Nous sommes très fiers de la représenter, même s’il est vrai qu’elle possède une image de ville bourgeoise, riche, soyeuse » , décrit Yann Roubert, le président du LOU, qui trône tout en haut du Top 14 avec ses sept victoires en sept matchs, mais qui malgré tout peine à remplir le stade Gerland le week-end. L’OL, lui, a d’autres problèmes : 14e de Ligue 1 avec 9 points en 9 matchs, il est moins dans une stratégie de conquête du public lyonnais que dans l’urgence d’un redressement sportif. D’où l’arrivée surprise, lundi, de Rudi Garcia, encore chez "l’ennemi" marseillais il y a cinq mois.

« C’est vraiment géré comme une entreprise »


Lyon n’étant pas Marseille, le Corbeil-Essonnois s’est évité les tags et banderoles hostiles en ville ou au Groupama Training Center, où il était officiellement présenté ce mardi. Il s’attend toutefois à un accueil guère chaleureux samedi après-midi, pour sa première face à Dijon, le club de ses débuts comme entraîneur numéro un. L’ancien coach de l’OM le sait : il n’est pas celui dont les supporters lyonnais rêvaient, loin de là. La grogne s’est propagée toute la journée de lundi sur les réseaux sociaux. Une pétition "Non à Rudi Garcia" a même été créée, qualifiant sa venue de « très mauvaise blague » . « Cela provoquera sans doute un nouveau désamour des supporters » , est-il écrit. « On s’attend toujours à un peu de panache lors d’un changement de coach, et c’est systématiquement une déception. Celle-ci est d’autant plus vraie que c’est la même pour les transferts. Chaque année, Aulas annonce des noms qui ne viennent pas. Là, on sent qu’il a tout de suite recadré le truc. C’est la première fois qu’il vire un mec si vite, parce que ce n’était pas son choix. C’est vraiment géré comme une entreprise. Zéro risque » , regrette Olivier, entraîneur en foot loisir et supporter un poil désabusé. Après les rumeurs excitantes, mais rapidement éteintes venues de l’étranger (Mourinho, Sampaoli, Gallardo), c’est Laurent Blanc qui semblait tenir la corde. Mais pour cela, le "Président" devait accepter de composer avec le staff en place, « pour ne pas tout bousculer » . « Baticle, Coupet, Caçapa, ça ronronne, poursuit Olivier. Tu vois bien le truc où personne n’ose pousser de gueulante ou changer les choses. Il est malin, Aulas. Juninho, c’est le mec adoré de tous, mais lui devait savoir qu’il resterait gentil. »

Winston Churchill et opération séduction


La conférence de presse a débuté peu avant midi, quand la pluie cessait de s’abattre sur Décines. Une opération de communication comme Jean-Michel Aulas les aime et les maîtrise tant. Assis entre son nouvel entraîneur et son directeur sportif, il commence par une citation de Winston Churchill - « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté » -, avant de servir la soupe, de montrer son amour des chiffres - « 48 trophées filles et garçons réunis » , « un excédent brut d’exploitation de 77 millions d’euros pour l’entreprise-club » -, de baliser le terrain pour Garcia en faisant passer ses (pas si lointaines) piques contre l’OL pour une louable défense de l’intérêt des siens, et de poser lui-même les premières questions pour ses deux acolytes. Entre "Rudi" et "Juni", le contraste est frappant. Le premier, à l’aise et souriant, encense ses nouveaux employeurs tout en affirmant qu’il n’est pas là pour « les brosser dans le sens du poil » , use de son charme avec quelques blagues bien senties et, plutôt que de parler tactique, ressort plusieurs phrases que les supporters de l’autre Olympique connaissent trop bien - « Le plus important, c’est le prochain match » -, comme pour rappeler qu’il est avant tout un excellent manager sur le court et moyen termes. Le deuxième, bref et renfermé, va au contraire droit au but. Il attribue l’échec Sylvinho à sa propre inexpérience, reconnaît l’urgence de la situation comptable - « Nous sommes un club coté en bourse » -, recadre Vincent Duluc à propos d’un article sur son rôle au club - « Je suis directeur sportif, pas directeur général » - et met les joueurs face à leurs responsabilités, regrettant « le manque de discipline » et « les fuites » dans le vestiaire.

« Il ne faudrait pas que ça reparte comme avec Genesio »


Une fois l’exercice terminé, Aulas donne à manger aux journalistes présents (en off) avec une master class improvisée (ou pas), où il est question des réseaux sociaux (comparés à des quartiers difficiles où il serait dangereux de s’aventurer), du "lobby Blanc", de chiffres (encore) et de Sidney Govou. Dans Le Progrès du jour, l’ancien héros de Gerland, conscient des réticences d’une partie des supporters quant au choix Garcia, écrivait : « Il ne faudrait pas que ça reparte comme avec Genesio. Là, il (Rudi Garcia) n’a pas commencé à coacher qu’on voit déjà une atmosphère étrange. Quand on vous annonce Mourinho, Blanc, et que c’est Garcia qui est choisi... Il va arriver dans un climat compliqué pour lui. » Par sa maîtrise des débats, Jean-Michel Aulas, qui juge qu’ « avant de se marier on a le droit de regarder toutes les femmes, même les plus belles » , montre à quel point il a la main sur toutes les sphères d’un club qu’il a installé en haut de l’affiche et dont il a fait un modèle de stabilité. Y compris sur les supporters qui, sauf catastrophe, devront se faire à l’idée d’être guidés par leur ancien meilleur rival au moins jusqu’à l’été 2021. Florian, lui, observe désormais tout ça de loin. Ancien Bad Gone, il a cessé de suivre l’OL depuis deux ans. Pour lui, le nouveau stade et la mainmise d’Aulas sur les kops ont contribué à une aseptisation de son club de cœur. « Une partie de la ferveur a disparu. Gerland, ça avait une histoire, dans ton groupe de supporters tout le monde chantait. Maintenant, tu as des mecs qui revendent leur place et tu te retrouves avec des touristes. Et quand le kop boude, Aulas offre de quoi les calmer, assure-t-il. Là, après toutes les belles annonces de cet été, récupérer ce mec viré de Marseille, ça la fout mal... » Samedi, une grève des chants devrait avoir lieu.

Par Léo Ruiz, à Lyon
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