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À Lille, le magma bouillonne avant l'éruption

C’était comme un before qui n’aurait – pour le moment – pas de suite. Entre fumis, bombes agricoles et blocage d’une bretelle d’autoroute, les supporters lillois ont accompagné une dernière fois les leurs à Pierre-Mauroy dimanche soir face à Sainté. Ils en sont convaincus, l’échéance a simplement été retardée de quelques jours. Rendez-vous est pris dimanche prochain, en caleçon, dans la fontaine de la Grand'Place et à l’aéroport de Lesquin.

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Maxime ne lâche pas son téléphone. « C’est au niveau de l’embranchement pour l’A25, l’herbe a commencé à prendre feu, faudrait peut-être venir. » À l’autre bout de la ligne, le centre d’appel des sapeurs-pompiers du Nord. L’arrière-train à moitié sur la glissière de sécurité, casquette et écharpe du LOSC ajustées comme jamais, le Lillois de 21 ans jubile et la joue devin : « Je l’avais dit que ce serait le feu aujourd’hui, enfin je ne pensais pas que ça le serait au premier degré. (Rires.) » Il est 19h en ce dimanche de multiplex, les abords de Pierre-Mauroy sont bouillants. Un fourgon pompe-tonne des soldats du feu a tout juste le temps de débouler, déployer une lance et circonscrire les braises que le roi Burak Yılmaz passe une tête à l’une des fenêtres exigües de l'avant-dernier étage du Radisson. Ni une ni deux, les quelque 3000 supporters présents déploient leurs cordes vocales à l’intention de leur Kral, dont l’apparition est digne de celle du pape place Saint-Pierre un jour de Pâques. « C’est notre héros, s’enflamme Arnaud, 57 balais et toujours d’attaque pour se percher sur un plot en béton. Il y a d’autres joueurs aussi qui nous ont portés là, comme Benjamin André, mais Burak a fait une saison exceptionnelle. Si on décroche le titre, on lui devra beaucoup. » « Tout comme à Galtier, déboule son pote, Thaddée, lui aussi la veste « Y’est D’dins » (il est dedans, NDLR), enfilée. C’est un vrai meneur d’hommes, il a su tirer le meilleur de son groupe. S’il part, il nous manquera beaucoup. »

« La France entière, hormis le bassin minier et Paris, est derrière nous. »

Pendant qu’un OVNI passe au même moment sur l’esplanade du stade – « Lille a gagné combien ? » - en s’étonnant que la rencontre face à Sainté n’ait pas encore débuté malgré l’emballement, les DVE (Dogues Virage Est) débarquent. Façon Viktor Krum et sa clique de Bulgares dans le cinquième volet de la saga Harry Potter, le principal groupe ultra lillois fend la foule à toute berzingue. Torches, fumis, bombes agricoles, le casque anti-bruit ne serait pas de trop. Les chants s’enchaînent, l'immense lion des Flandres flotte, Thomas s’écarte de quelques mètres.



Le Calaisien a pris sa caisse en fin d’après-midi pour rallier la métropole et nouer un vestige autour de son cou, l’écharpe de la double confrontation face à Parme, « il y a 20 ans déjà, ça ne me rajeunit pas. C’est dingue de voir autant de gens. Je ne m’attendais pas à ça » . Son discours, comme celui de ses compères, est inamovible, les Nordistes seront sacrés champions et la plupart savent qu’il faudra attendre l’ultime échéance de Ligue 1. « On a déjà coché dimanche prochain, après Angers. » Son pote Julien a regardé le calendrier, « lundi 24, ce sera férié (lundi de Pentecôte, NDLR), on va pouvoir aller fêter le retour des joueurs à l’aéroport de Lesquin. » Mais tous veulent savourer, sans limites, cette dernière sortie à la maison. Lui aussi sapé de la tête aux pieds comme un Dogue, Franck n’allait « pas rester au fond du canapé sans encourager cette équipe qui nous a tant fait rêver cette saison. Je le dis d’avance, la France entière, hormis le bassin minier et Paris, est derrière nous. La région sera en feu quand on sera sacrés. » De mémoire de Lillois, ce dimanche, « on avait très rarement vu autant de gens autour de Pierre-Mauroy » . « Habituellement, complète Thomas, on se gare sur le parking, on vient au stade et on repart. Autour, c’est plutôt calme, là ça part dans tous les sens. »



En particulier quand les hommes de Christophe Galtier claquent enfin la porte de leur hôtel pour grimper dans le bus et parcourir les... 200 mètres restants jusqu’au stade. « À pied, ça aurait été un bordel pas possible de toute façon, se marre Estelle, venue avec sa clique. Mais bon, même le bus, il galère à avancer. » Avec cet interminable huis clos, suivre à pied le bus de son équipe fait figure de paradis. Des ados s’accrochent à l’arrière, des milliers semblent l’enlacer. À deux pas d’un symbolique panneau de signalisation d’autoroute « Paris-Lille » , un grillage cède sous la pression, les supporters grimpent sur la bute, ça se ramasse à tout-va. Avec sa bière à la main, Thibaut veut « kiffer à fond. Je ne sais pas à quelle bière je suis là (rires), mais que c’est bon de retrouver une telle joie collective. Ça fait un an qu’on est frustrés chaque week-end, et là, c’est comme une libération. »



Pas question d’évoquer le couvre-feu dépassé depuis un moment, « je ne vois pas les flics mettre des prunes à tout le monde » , insiste le Lillois, bien conscient que les forces de l’ordre, déployées en masse, abattent la carte de la tolérance. Sur l’A25, les véhicules ralentissent, se claquent sur la bande d’arrêt d’urgence pour choper une story Insta, et les hommes de Galtier avancent aussi vite que sur l’A7 un jour de chassé-croisé estival. « T’es sûr qu’ils arriveront à l’heure au stade ? » s’interroge un autre supporter.

15 minutes pour 200 mètres, mieux que sur le périph'


Les Lillois arrivent dans les couloirs de Pierre-Mauroy, la température redescend de quelques degrés, et le parvis se vide aussi vite qu’il s’est rempli. « Dépêchez-vous, faut pas rater le métro » , lâche un père de famille à ses deux gosses dont les drapeaux du LOSC portent quelques stigmates de l’après-midi. Les klaxons prennent le relais des chants, certains prédisent déjà un retour vers 23h. « Si on est champions ce dimanche, je reviens sans hésiter après le match » , prévient Thomas, qui n’en aura finalement pas le plaisir après le nul particulièrement tendu du LOSC et un Christophe Galtier ému « d’avoir eu cet accueil et fait 200 mètres en 15 minutes » tels des syndicalistes un jour d’opération escargot. « On ne peut pas reprocher à nos supporters de nous accompagner, nous n’avons quasiment rien partagé avec eux cette saison. »



Alors que la pluie s'invite et que Lille s'est endormie sans nuit d'ivresse, Thomas salive déjà en pensant au week-end suivant. « J’ai tellement envie de revivre ce qu’on a connu au moment du doublé coupe-championnat, en 2011. J’avais fini noyé dans la fontaine de la Grand'Place. C’était dingue. On va aller au bout ! » Objectif caleçon sous les yeux de la déesse lilloise perchée sur sa colonne ? « Y a intérêt ! »



Franck prévoit de « tout bloquer sur des kilomètres à la ronde à l'aéroport de Lesquin » pendant que Thaddée ne se souvient plus vraiment vers quelle heure la fête s’était achevée il y a 10 ans, « enfin c’était très tôt ou très tard selon la vision que l’on a, rembobine le quinquagénaire. Nous étions aussi allés au Stade de France pour la finale de la Coupe avec ce but sorti de nulle part de Ludo Obraniak. En rentrant, on avait filé aux quais du Vieux Lille. Je ne saurais pas dire combien de tournées on a pris, mais c’était épique. Le genre de fête dont tu te souviens 10 ans plus tard et qu’on va revivre dimanche après le match à Angers. » Le Lillois a la dalle.

Par Florent Caffery à Villeneuve-d'Ascq. Photos Manon Cruz
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