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1992 : quand le Barça de Cruyff remportait la Ligue des champions

Considéré à juste titre comme maudit dans la compétition, le FC Barcelone a dû attendre sa troisième finale de Coupe des clubs champions européens pour soulever le trophée aux grandes oreilles, en battant la Sampdoria, 1-0, le 20 mai 1992. La victoire du collectif par l’expérience d’un maître : Johan Cruyff.

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L’histoire d’amour entre la Ligue des champions et le FC Barcelone aurait pu parfaitement commencer. De fait, en 1961, les Barcelonais éliminent le Real Madrid au premier tour, alors que les Madrilènes venaient de remporter les cinq premières éditions de la compétition et n’avaient jamais été éliminés. Malgré cet exploit, et alors que le titre leur semblait promis, les Blaugrana s’inclinent en finale face au Benfica. Il leur faudra attendre 25 ans pour se retrouver à nouveau en finale. Mais à nouveau, ils s’inclinent, cette fois-ci aux tirs au but face à un nouvel outsider, le Steaua Bucarest. Deux terribles épreuves qui font passer l’institution catalane pour une poissarde. C’est pourtant au crépuscule de cette saison 1985-1986 que le Barça va poser la première pierre de la réussite du club dans la reine des compétitions européennes. Cette pierre, c’est l’arrivée au club du gardien Andoni Zubizarreta, qui, coïncidence, est né en 1961. « Au moment où j’arrive, il est clair que cette défaite face au Steaua était encore dans les têtes de tout le monde, se souvient l'ancien directeur sportif de l’OM. À ce niveau-là, c’était compliqué d’aller de l’avant. » Enlisé dans une certaine sinistrose, le Barça va trouver un nouveau souffle grâce à l’arrivée du fils prodigue.


Kaiserslautern, l’enfer puis la lumière Bakero


Installé à la tête du Barça dès le début de saison 1988-1989, Johan Cruyff succède à Luis Aragonés. Les attentes placées en lui sont énormes, étant donné le virage philosophique donné par l’homme au Barça en tant que joueur. Zubizarreta apporte pourtant un certain contraste. « Les premières saisons ne furent pas simples. Nous avions remporté la C2 contre la Sampdoria (2-0 en 1989, NDLR), mais la Liga était plus difficile à gagner. Seule la première place de la Liga pouvait nous donner l’ambition de remporter la Coupe d’Europe des clubs champions. » Clope au bec sur le banc ou aux entraînements, Cruyff se triture les méninges pour parvenir à la symbiose parfaite. Il la trouve à l’aube de la saison 1991-1992, après avoir conquis son premier championnat d’Espagne. « Nous étions un bon groupe issu du nord du pays : Txiki, Zubi, Bakero, López Rekarte, explique Jon Andoni Goikoetxea, ailier de poche recruté en 1990 par Cruyff. Ajouté à cela, nous avions des joueurs étrangers qui étaient aussi des personnes très humaines. Stoichkov, Koeman, Laudrup... C’était un groupe soudé grâce au grand travail de Johan Cruyff. » Un groupe qui s’apprête à passer par toutes les épreuves.



Vainqueur du Hansa Rostock au premier tour (3-0, 0-1), le Barça se coltine ensuite le voisin de Kaiserslautern. Le match aller se passe au mieux, puisque les Catalans s’imposent 2-0 grâce à deux buts de Begiristáin. L’affaire semble bien embarquée, mais au retour, le Més que va complètement flancher. Demir Hotić inscrit un doublé qui permet à Kaiserslautern de revenir à 2-2 sur l’ensemble des deux matchs. Jusqu’à la frappe croisée de Bjarne Goldbæk pour le 3-0. À quinze minutes du terme de la rencontre, le Barça se trouve virtuellement éliminé. « On pensait pouvoir marquer d’un exploit individuel, d’une frappe ou d’un coup franc direct avec Koeman ou Stoitchkov, se remémore Zubizarreta. Mais leur défense centrale était tellement grande en taille qu’on n’imaginait pas du tout marquer un but de la tête ! » C’est pourtant ce scénario qui s’écrit : sur une passe longue de Koeman à la dernière minute, José María Bakero place une tête imparable qui se dépose dans le petit filet opposé. Le Barça sort du bourbier allemand et poursuit sa marche vers la gloire. « Le but de José María éteint tout le stade, explique Goikoetxea. C’est ce qui nous donne une force énorme pour la suite de la compétition. » La poule est ensuite passée haut la main contre le Sparta Prague, Benfica et le Dynamo Kiev. En bon leader, le Barça obtient son ticket pour la finale à Wembley. L’heure de vérité.


Pression olympique, stress et Koeman


Considéré à juste titre comme favori face à la Sampdoria, le Barça s’apprête donc à disputer sa troisième finale de C1. « Cruyff voulait surtout donner de la normalité à ce match, il fallait enlever de la tension, confie Zubizarreta. Il nous avait rappelé le pourquoi de notre présence dans cette finale : notre qualité et notre continuité de jeu. Pour le reste, il ne changeait rien à sa méthode. » En réalité, une victoire du Barça dans cette finale pourrait lancer de la meilleure façon possible l’été sportif prévu dans la cité de Gaudí, organisatrice des JO d’été. Mais en face, les deux pointes offensives Roberto Mancini et Gianluca Vialli sont dangereuses en permanence. Dans ses cages, Gianluca Pagliuca multiplie les arrêts de grande classe, puis se voit même sauvé par son poteau droit sur un tir de Stoichkov. Plus en place, le Barça domine les débats grâce au précieux travail de son jeune milieu de terrain, Pep Guardiola. « Guardiola était la grande révélation de cette saison, explique Goikoetxea. Quand il est entré dans le groupe à la demande de Cruyff, nous avons tout de suite perçu sa grande personnalité, son style de jeu fait pour ce Barça. Il est peu à peu devenu un élément essentiel de notre équipe, un lien permanent entre la défense et l’attaque. »


« Dans la rue, on voyait des vieux messieurs qui nous applaudissaient, c’était la première fois qu’ils connaissaient cette victoire. » Jon Andoni Goikoetxea

Pour autant, la naissance du prodige ne suffit pas à vaincre la valeureuse Samp. Embarqué en prolongation, le match se rapproche de plus en plus des tirs au but quand Eusebio Sacristán parvient à obtenir un coup franc à l’entrée de la surface. Ni une ni deux, Ronald Koeman se charge de placer le ballon pour envoyer une puissante frappe dans le but adverse. « Sur le coup, je ressens une joie indescriptible, rembobine Goikoetxea, entré en jeu en cours de match. J’avais confiance en Koeman sur ce coup franc, parce qu’il avait l’habitude de ce type de frappe. Quand on marque, c’est une énorme libération. Toute la nervosité ressort. » Ce but permet au Barça d’inscrire enfin son nom parmi les vainqueurs de la C1. « En Angleterre, nous avons célébré ce titre, mais le plus fort était au retour à Barcelone, conclut Goikoetxea. Dans la rue, on voyait des vieux messieurs qui nous applaudissaient, c’était la première fois qu’ils connaissaient cette victoire. Voir cette joie commune et te dire que c’est grâce à ton équipe, cela te rend heureux. » Oubliés 1961 et 1986. 1992 marque l’arrivée du Barça sur le toit de l’Europe. Pour la première fois. Mais pas la dernière.



Par Antoine Donnarieix Article issu de So Foot Club.
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