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  3. // PSG–Troyes (4-1)

Paris cartonne Troyes

Au petit trot, les Parisiens ont fait le travail pour disposer d'une équipe de Troyes vaillante, mais trop limitée. Le PSG est d'ores et déjà champion d'automne, tandis que le Z est un peu plus entré dans l'histoire du club.

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Paris Saint-Germain 4–1 ES Troyes Aube Champagne

Buts : Edinson Cavani (20e), Zlatan Ibrahimović sp (58e), Layvin Kurzawa (67e) et Jean-Kevin Augustin (84e) pour le PSG / Thomas Ayasse (90e) pour l'ESTAC

« Il ne sert à rien de cacher que ce PSG est trop fort pour les autres clubs. Notre défi, c'est donc de trouver des motivations, même s'il n'y a pas en France de rivaux capables de nous bousculer beaucoup. » Cette déclaration d'Ezequiel Lavezzi a beau faire grincer des dents, elle n'en est pas moins vraie. Même au petit trop, Paris a les moyens de gagner et l'a encore une fois prouvé cette après-midi. Face au dernier du championnat, certes, mais un dernier joueur, très joueur même. Il n'a suffi aux Parisiens que d'une minute pour s'assurer l'essentiel, alors même qu'ils n'avaient pas le contrôle de la rencontre. Une récupération de balle, une transversale, une reprise et un but. Facile. Alors oui, Paris sera pointé du doigt pour son engagement, mais qu'importe : le PSG est plus que jamais leader et est derechef toujours invaincu. De quoi donner encore un peu plus raison à Ezequiel Lavezzi.

Paris au petit trot, Troyes méritant


Quelques jours après sa victoire écrasante à Malmö en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain accueille Troyes, bon dernier du championnat, pour 90 minutes d'une probable nouvelle démonstration de force. Après un long hommage rendu aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre, le match démarre sur les chapeaux de roues. Comme prévu, ce sont les Parisiens qui se montrent immédiatement dangereux, et il faut deux belles parades de Bernardoni devant Cavani (3e, 4e) pour permettre aux Troyens de ne pas déjà céder. Après quelques minutes de flottement, les visiteurs se réveillent et jouent sans complexes. Lancé par Mavinga, Camus oblige Trapp à se détendre à son tour (10e). Juste avant que M. Varela n'oublie d'accorder un penalty aux Parisiens alors que Van der Wiel a été victime d'une obstruction dans la surface adverse. Quoi qu'il en soit, les derniers du championnat ont le mérite de ne pas fermer le jeu.

Les bonnes ambitions troyennes n'empêchent pas les locaux de se montrer très dangereux devant le but de Bernardoni. Après un sauvetage sur sa ligne de Mavinga et un autre de Martins Pereira, Cavani ouvre le score (20e). Au pressing, les hommes de la capitale récupèrent le ballon aux trente mètres. Ángel Di María adresse une longue transversale à l'attaquant uruguayen qui n'a plus qu'à fixer Bernardoni pour faire trembler les filets. Les hommes de Furlan ne baissent pas la tête pour autant et continuent d'essayer de prendre à revers une défense parisienne par moment trop attentiste. Comme souvent depuis le début de la saison, les hommes de Laurent Blanc font preuve d'un peu de suffisance face à une équipe qu'ils espéraient plus frileuse. La preuve avec une perte de balle tout près de la surface de Trapp qui permet à Nivet de se créer une belle occasion avant la pause (37e). Une frappe de Cavani non cadrée plus tard, l'arbitre siffle la mi-temps.

Le Z entre un peu plus dans l'histoire du PSG


Au retour des vestiaires, le jeu reprend sur les même bases qu'en première période. Les leaders jouent avec le pied sur le frein, tandis que les visiteurs tentent encore et toujours de se frayer un chemin jusque dans les buts de Trapp. Peu après la reprise, Lucas frappe juste à côté de la cage de Bernardoni (53e). Juste de quoi réveiller les hommes de Laurent Blanc qui reprennent alors le contrôle du match. Lucas, encore lui, force Bernardoni à la parade (55e) sur une belle frappe enroulée. Les Troyens sont étouffés, acculés et ne parviennent plus à se dégager. Fatalement, après une passe exceptionnelle du Z, Lucas se fait découper dans la surface et obtient un penalty logique. Penalty que Zlatan transforme pour devenir le co-meilleur buteur de l'histoire du PSG en championnat. Costaud. Le coup de massue en trop pour les Troyens, qui semblent avoir du mal à s'en remettre.

À l'heure de jeu, et ce, malgré l'entrée en jeu de Dabo, les Troyens encaissent un troisième but. Et quel but ! Layvin Kurzawa récupère un ballon mal dégagé par la défense adverse et, sans se poser de questions, place une frappe de l'extérieur du pied gauche qui vient mourir près du poteau droit de Bernardoni, surpris et impuissant (67e). Avec Matuidi et Motta, entrés en jeu, les joueurs de la capitale gèrent tranquillement leur fin de match, prenant soin de garder le ballon et de placer quelques offensives dangereuses. À dix minutes de la fin du match, Kurzawa passe tout près d'inscrire un doublé, mais Bernardoni l'en empêche du bout du pied. Dans la foulée, Zlatan tire un coup franc. Sa frappe est déviée par le mur et passe tout près des bois de Bernardoni. En toute fin de match, Jean-Kevin Augustin achève les Troyens avec une belle frappe qui passe sous les jambes du portier. Cette saison, les doubles prénoms font le spectacle. Le superbe but d'Ayasse ne changera rien : Troyes n'a rien pu faire cette après-midi.

Par Gabriel Cnudde
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