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On était au Parc, en parcage bordelais

Jeudi, les supporters bordelais avaient pris une leçon de ferveur à Belgrade, face à l’Étoile Rouge en Ligue Europa. Hier soir, ils se sont rassurés dans un Parc des Princes toujours aussi apathique. À leur plus grand désarroi.

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Pour trouver la tribune bordelaise au Parc des Princes, rien de plus simple : prendre la ligne 9 jusqu’à Exelmans, puis emboiter le pas du jeune en docksides, pull sur les épaules et écharpe marine et blanche au poignet. Ou le GPS made in 33. Sur le parcours qui mène à la tribune visiteurs, les supporters parisiens qui se chauffent à la vodka-multifruits dans les ruelles du 16e souhaitent une bonne rencontre à leurs homologues girondins, prédisant à leur plus grand regret que ceux-ci feront probablement plus de bruits qu’eux : « Les Bordelais, vous venez toujours en nombre, à chaque fois on n’entend que vous. Nous, à part siffler… » Après une fouille sommaire, comparée aux saisons précédentes, les prédictions des fans parisiens se vérifient : le parcage bordelais est bourré comme un cartable un jour de rentrée. Fort de ses 900 supporters, dont 180 Marine et Blanc Île-de-France et deux bus d’Ultramarines en provenance de Bordeaux, le coin girondin du Parc donne déjà de la voix. Et ce n’est pas la présentation de Thiago Silva qui va le calmer. La composition des équipes expédiée au rythme des « enculé » pour chaque joueur parisien, les joueurs font leur entrée, « Who said I would » à blindes. C’est le moment que choisissent les ultras bordelais pour craquer leur premier fumigène, juste avant que Renaud Lavillenie donne le coup d’envoi fictif de la rencontre sous un tonnerre d’applaudissements.


La composition de l’enclave aquitaine est assez comparable à celle d’un concert de rock. En bas, debout dans la fosse, les Ultramarines donnent le ton. Drapeau à la main et spliff au bec, la jeunesse bordelaise exhorte la partie haute de la tribune, celle qui se plaint que les drapeaux lui gâchent la vue et qui demande aux gens de s’asseoir, à donner de la voix à mesure que le tambour, « rentré grâce à un tour de passe-passe » , dixit Florian des Ultramarines, donne le tempo. Pour ambiancer le tout, deux Capos lancent les chants dans leur mégaphone, lui aussi entré dans la tribune « par un tour de passe-passe » , toujours selon le représentant des UB87. Et la méthode, qui a fait ses preuves, est plutôt efficace. Les ritournelles s’enchaînent sans relâche dans un Parc des Princes quasi amorphe jusqu’à la 14e minute de jeu, moment choisi par la tribune Auteuil pour entonner Les Bordelais sont des salauds. Effet immédiat sur les troupes girondines qui répliquent par un classique Paris, on t’encule ! Succès garanti, sauf pour Clémence. Toute en ballerines Bensimon et marinière de saison, la jeune femme de 22 ans agite son drapeau sans discontinuer depuis le début de la partie. Les chants bordelais n’ont aucun secret pour elle, et si elle repose ses cordes vocales par instants, c’est justement qu’elle s’interdit les refrains grossiers.

Auteuil applaudit les banderoles bordelaises

La routine chants bordelais/sifflets parisiens fait tranquillement son chemin jusqu’à la demi-heure de jeu. Moment choisi par les fans bordelais pour mettre tout le monde d’accord en déployant coup sur coup trois banderoles, elles aussi entrées dans le stade... « grâce à un tour de passe-passe » . « Le Parc, c’était mieux avant » , « Al Jazeera : moins de foot, plus de porno » et « Ceci n’est pas du football » s’affichent successivement en bas du parcage, avec un fumigène en bonus. Auteuil apprécie l’initiative et la salue avec des applaudissements nourris. Ce furtif moment de communion est troublé par Mamadou Sakho, qui tente d’arracher le scalp de Cheick Diabaté. « ROUGE ! » , hurle le voisin de droite dans son maillot extérieur flambant neuf. À bloc, le jeune homme tremble tellement qu’il peine à allumer sa cigarette.

« Prendre l’apéro, fumer des bédos, chanter pour Bordeaux, oui c’est ça qui est beau ! » La seconde période part sur des bases élevées. Pas effrayée par les effluves de skunk, Clémence a déserté la partie mi-haute du parcage pour se jeter dans la fosse et profiter pleinement de l’ambiance. À sa place, on retrouve Jean-François, 55 ans, comptable, t-shirt souvenir de la Tunisie sur le dos et écharpe collector des Girondins autour du cou. Pas le même profil. Membre de La Champagne Bordelaise, qui a fait le déplacement à dix depuis Reims, Jean-François ne chante pas parce qu’il est cardiaque, mais trouve malgré tout l’ambiance très bonne. Ce qui n’est pas le cas de Florian, l’Ultramarine : « L’ambiance au Parc, c’est une catastrophe. C’est tout ce qui nous fait peur. C’est une mascarade, ils veulent enlever le foot au peuple. Il n’y a qu’à voir le documentaire PARC, qui explique très bien la situation » . Au coup de sifflet final, le match nul obtenu par les Girondins est fêté comme une victoire dans la tribune visiteurs. Michaël Ciani, qui vient de livrer son dernier combat avec le FCGB, jette son maillot dans le parcage en guise d’adieux. Si c’est Clémence qui l’a récupéré, elle sait déjà comment elle le portera. Sur les épaules, bien sûr. En guise de pull.

Par Mathias Edwards, au Parc des Princes
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