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Montpellier a bien grandi

Dauphins logiques d’un Paris Saint-Germain à grande vitesse, les Montpelliérains se déplacent à Saint-Etienne avec le statut de favori. Une étiquette à laquelle les joueurs de Girard ont longtemps échappé, avant que la réalité ne les rattrape à grand pas.

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3 novembre 2011, 14h00, 87 boulevard de Grenelle. Un vent de nouveauté souffle sur la France du football. Une vague de satisfaction et de soulagement frappe la région montpelliéraine, à en faire sortir l’Hérault de son lit. Après un peu moins d’un an et demi de Ligue 1 passé à prouver, journée après journée, qu’il était l’un des très bons attaquants du championnat de France, Olivier Giroud est appelé en équipe de France. Emu au possible mais conscient du chemin parcouru, le joueur de 25 ans savoure : « C’est une très grand fierté. C’était un rêve » . Les supporteurs montpelliérains eux, exultent. Encore. Le rêve, ils le vivent depuis le début de la saison. Un peu plus même. Depuis le retour du club au sein de l’élite, en fait. Un top 5 dès la première année, une deuxième saison étrange, lors de laquelle le verre, qui aurait pu être à moitié plein, s’est retrouvé à moitié vide, et la troisième, celle dite de « la confirmation » . Confirmer, les joueurs de René Girard font mieux que ça. Dauphin légitime du Roi Parisien, les Héraultais ne peuvent, et ne veulent plus se cacher. Après avoir hissé leur niveau de jeu bien au-delà de leurs ambitions, les coéquipiers de Younes Belhanda abordent une chicane importante à négocier. Les progrès sportifs appellent des changements dans la tête.

« Les capacités de rester en haut »

Ah ça, c’est sûr qu’ils étaient bien, les Montpelliérains, confortablement installés dans le maquis du football hexagonal. Résistants de la première heure contre les équipes à leur portée, premiers à faire dérailler les gros, les hommes de Girard montent désormais sur Paris, les armes à la main. Fini l'opération maintien, les joueurs du MHSC pensent légitimement, à autre chose que les 42 points, Olivier Giroud en tête. « Quand je vois que nous sommes capables de défier les grosses écuries, que nous avons joué tous les gros sauf Marseille et que nous en sommes là... Je suis persuadé que nous avons les capacités de rester en haut du classement. Avec le début de saison que nous faisons, nos certitudes dans le jeu, notre efficacité, nous pouvons nourrir plein d'espoirs. Mais il faut rester lucide » confiait le néo-Bleu, sur les ondes de RTL. Lucide, il faudra l’être sur la pelouse de Geoffroy-Guichard ce soir, face à des Stéphanois désireux de tirer un trait définitif sur les deux derbys perdus consécutivement.

Ne pas penser à Marseille

Huit victoires, deux nuls, deux défaites. 26 points au compteur après douze journées, des prestations plus qu’intéressantes et la chance qui commence à pointer le bout de son nez, lors du déplacement compliqué à Nancy le week-end dernier (2-0). Autant de facteurs qui ne poussent pas vraiment à la lucidité. D’ailleurs, Henri Bedimo ne le cache pas. « On met les ingrédients. On met du coeur, on met l'envie d'un groupe qui veut réussir un truc cette saison. Plus vite on aura les points, mieux on jouera. Pour l'instant, on est sur un nuage » , déclarait le latéral gauche, après la victoire des siens en Lorraine. Un nuage duquel il faudra vite descendre. Car à trop tutoyer les étoiles, les Héraultais pourraient trop vite penser au 19 novembre et à la réception de Marseille, sur les ondes de Canal+, pour la première fois depuis la deuxième journée et une victoire probante sur la pelouse du champion en titre lillois. Avant ce retour au premier plan médiatique, a lieu ce déplacement à Geoffroy-Guichard, un traquenard d’où les hommes de René Girard devront impérativement ramener un résultat s’ils veulent suivre la cadence infernale menée par le leader parisien. A partir de ce moment, et à partir de ce moment seulement, les Montpelliérains et leur place de bonnet d’âne au classement du fair-play, pourront aller se frotter au rival marseillais. Celui qui, en remportant la Coupe de la Ligue 2011 à ses dépends, a fait de cette escouade montpelliéraine une génération frustrée et revancharde.

Par Swann Borsellino
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Le match contre Nancy était à Montpellier, et non en Lorraine. Sinon ça fait plaisir de parler un peu de Montpellier, parce qu'à la télé, ou dans les journaux, à part Paris, Lyon, Marseille, et un peu Lille, y a aucun club qui existe... En plus, pour moi, Montpellier est l'équipe qui produit actuellement le plus beau jeu du championnat.
pazzzo_bianconero Niveau : District
jadore cette equipe, un sacré melange entre vieux briscards(utaka,dernis,hilton,pitau), de bon joueurs de L1 (bedimo,saihi,jeunechamp) et quelques artistes comme giroud,belhanda et estrada sans oublier yanga mbiwa qui est vraiment trés bon... et surtout un coach et un président avec de gros caractères, mée si parfois ca part dans tout les sens... une vraie mentalité sudiste que j'apprécies enormément
Tout à fait d'accord avec benarfateam, cela fait 3 ans que Montpellier montre un jeu vraiment super, on peu voir que la première saison, dite "miraculeuse", ne l'était pas tant que ça. Et en effet, ça fait plaisir de voir un article sur Montpellier, assez peu médiatisée, à part pour l'année dernière, ou ils étaient descendus en permanence...
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