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Mieux, ce serait indécent

Miraculés de la dernière journée de poule, les clubs français n’ont pas été malheureux au tirage des huitièmes. Franchement veinard pour Lyon face à Nicosie, plutôt clément pour l’OM opposé à l’Inter. Et si la France voyait le printemps ?

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On sait, on sait, il va y en avoir pour penser que c’est Jean-Michel Aulas qui a réglé lui-même la température des boules. Car c’est un enchaînement qui frise le surnaturel : après une qualification miraculeuse pour les huitièmes de finale (en ayant rattrapé une différence de trois points et sept buts sur l’Ajax Amsterdam), l’Olympique Lyonnais s’est démerdé comme un chef en récoltant la tête de série peut-être la moins cotée de l’histoire de la Ligue des champions : l’Apoel Nicosie. En zone mixte, Aulas donnait l’impression d’avoir un cintre dans la bouche tant il ne pouvait s’arrêter de sourire. Trop content du sort qui dessine de nouvelles perspectives pour Lyon. Car deux éléments dessinent l’espoir de voir le printemps européen : la « qualité » du tirage à proprement parler et la courbe ascendante des Gones, de plus en plus au complet et de plus en plus en forme. On peut ici s’avancer en affirmant qu’après la trêve, Lyon sera bien plus dangereux que cet automne.

Évidemment, personne ne doit vendre la peau d’un ours, fut-il chypriote (vachement rare comme espèce). Mais enfin soyons sérieux deux minutes, ça ne reste jamais qu’une formation qui n’a gagné que deux matches (comme l’OL) dans une poule d’une faiblesse indigne vu le loupé de Porto. Oui, l’OL a tout pour s’offrir un quatrième quart de finale en huit ans. Après, il faudra encore compter sur la clémence du destin mais on en connaît qui, à ce moment-là, croiseront les doigts pour éviter ce vrai costaud de la compétition (seul club avec le Real et Arsenal à sortir systématiquement des poules depuis 2003-2004).

L’Inter remue encore…

Évidemment, si Lyon s’est chopé Nicosie, c’est que Marseille s’est ramassé un gros morceau. Mais avec l’Inter Milan, l’équipe de Didier Deschamps va devoir préparer un rendez-vous que l’on pourrait qualifier d’ambigu. Dans les faits, les Nerazzurri figurent actuellement une formation seulement septième de Serie A qui compte plusieurs galaxies de retard sur la tête (10 unités de moins que la Juve). Une escouade vieillotte où les articulations, surtout celles de derrière, abritent quelques rhumatismes par temps frais et humide. La puissance marseillaise, la vitesse des attaquants olympiens, pourraient faire de drôle de dégâts au sein d’une défense encore meurtrie par les déboulés de Gareth Bale en poule et la punition de Schalke 04 en quart de finale (5-2 à San Siro pour les Allemands) la saison passée.

Mais méfiance, grosse méfiance. Car on parle quand même de l’avant-dernier champion d’Europe, un club auteur d’un incroyable triplé Champions’-Serie A-Coupe d’Italie avec au passage l’élimination du Barça, excusez du peu. C’était il y a seulement dix-huit mois et, même si José Mourinho est depuis parti avec sa magie tout comme Samuel Eto’o, tout ne s’est pas envolé d’un coup. Et si l’OM avait des doutes sur le savoir-faire interiste en Coupe d’Europe, un petit coup de fil à Rudi Garcia et ses Lillois qui s’imaginaient bien creuser la tombe des ancêtres lombards avant de perdre deux fois, les renseignera mieux que nous. Car Sneijder reste un chef d’orchestre sans beaucoup d’équivalents sur la planète foot, Pazzini un buteur capable de changer le cours des choses sur une demi-occasion, Zanetti un champion intemporel. Et surtout car on le sait bien, quand le printemps n’est pas loin, les vieilles jambes se décoincent comme par magie.

Angleterre vs Italie


Pour le reste, les mains innocentes de Paul Breitner ont accolé les noms de Milan et Arsenal puis de Naples et Chelsea. Deux chocs anglo-italiens qui vont inévitablement relancer le débat sur le niveau de la Premier League et de la Serie A. On en saura plus en février prochain mais on peut déjà esquisser une tendance : l’Angleterre est en léger déclin alors que l’Italie semble un peu plus compétitive que par le passé. Reste que les Gunners doivent se maudire car après s’être mangé du Barça ces deux dernières saisons (une fois en quart puis en huitième l’an dernier), les ouailles d’Arsène Wenger héritent de l’équipe qui est peut-être la plus dangereuse avec le Bayern Munich derrière les deux mastodontes ibériques.

Les Rossoneri proposent un joyeux mélange de jeunesse (Pato, Boateng, Abate), d’expérience (on ne compte plus les vieux) et surtout de talent (tout le monde ou presque) quand Arsenal ne semble guère tenir que sur le talent (fragile…) de Robin van Persie. Avantage Milan ? En revanche, dans l’autre duel, on ferait bien des grognards de Chelsea les favoris face à un Naples joueur mais un peu trop novice à ce niveau. Les deux seuls huitièmes qui vaudront le coup en vérité car par ailleurs on connaît déjà les qualifiés : Barcelone, Madrid, le Bayern et Benfica. Moralité : les quarts seront d’un niveau dantesque. Trop haut pour les clubs français ?

Par Dave Appadoo
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