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Lille, la folie sans le fou

Il paraît que tout va très vite dans le football. Lillois et Lyonnais l'ont encore montré au Groupama Stadium

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À la sixième minute, le pitch était posé : en n'encaissant pas de but dans son entame de match, Lille faisait mieux que lors de trois de ses quatre dernières défaites. Et avec la « Thauvin » de Mendes à la 21e, le scénario était écrit, car le LOSC n'a jamais perdu cette saison lorsqu'il a marqué. Avant cela, il fallait en revanche être fou pour imaginer un tel résultat. Parce que les dernières sorties lilloises à Amiens et Montpellier. Parce que les huit victoires en neuf rencontres lyonnaises, parce que les 29 buts marqués sur la série, parce que les six clean sheets en cours. Et si la folie a bien quitté le banc lillois la semaine dernière, c'est sans doute là qu'il faut chercher l'origine d'une victoire aussi improbable que la défaite lyonnaise.

«  On savait comment jouer Lyon  »


Avec le retour de Fekir, Lyon s'avance toutes armes dehors, prêt à ranger aux archives le doublé assassin de Benzia la saison passée. À l'opposé, du côté de Lille, c'est la révolution Sacramento. Le jeune analyste vidéo, propulsé entraîneur en chef à défaut de l'être officiellement, propose quelque chose d'inédit dans le LOSC 2017-2018 : une adaptation du système à l'adversaire. À cinq derrière et avec la paire Benzia-Ponce devant, Sacramento innove. Mais pas forcément sans idée, à entendre Kévin Malcuit à la fin du match : « On a travaillé la tactique toute la semaine, on savait comment jouer Lyon, ça nous a bien aidés. » De fait, le latéral est apparu transfiguré avec deux passes décisives après sa prestation plus que nonchalante à Montpellier.


Mais le symbole du changement plus efficace que celui du Parti socialiste en 2012 s'appelle forcément Ezequiel Ponce. Jamais titularisé en Ligue 1 par Bielsa quand le manque d'un avant-centre de métier était criant, l'Argentin est cette fois de tous les bons coups, dont celui d'envoi. Un but de la tête, un autre refusé pour hors-jeu, une offrande pour Thiago Mendes (à nouveau excellent) qui aurait dû mettre le score à 1-3, le diable Ponce a mis en pratique ses mots de la conférence de presse d'avant-match : « Il va falloir passer à autre chose, tourner une nouvelle page avec les personnes en place. » Il est un peu tôt pour savoir s'il sera de celles qui comptent, mais il a d'ores et déjà écrit une belle ligne pour entamer la page blanche.

Miguelgorry et penalty


Pourtant, l'OL n'a même pas complètement dévissé. Si l'égalisation de Diaz, son onzième but en Ligue 1, est chanceuse (le dégagement lillois tape sur le dos de M. Miguelgorry), si la défense a fait preuve de largesses coupables, Lyon a eu les occasions pour revenir. Mais Fekir a manqué son second penalty de la saison en le tirant exactement au même endroit que lors de son premier échec et Maignan s'est rattrapé de sa mauvaise sortie sur le but de Mariano en écartant tout ce qui lui passait par la main, quand ce n'était pas un corps lillois qui se dressait sur la route du but. Les cinq cadres attrapés sur 21 tentatives illustrent la maladresse lyonnaise du soir. Elles montrent tout autant la solidarité de leurs visiteurs.


Malgré son jeune âge et quelques sorties franchement dégueulasses, l'effectif lillois n'aurait donc pas lâché, lui. Ni avant ni après le départ de Bielsa. Tout n'est pas réglé, loin de là, mais des adaptations tactiques et une chance qui tourne lui ont suffi pour prendre la confiance et les trois points, nouvelle preuve que « tout va très vite dans le football » . À ce sujet, la venue de Toulouse à Pierre-Mauroy, samedi, sera observée, avant un déplacement pour l'honneur à Paris. Quant à Lyon, tout n'est pas perdu : la défaite monégasque à Nantes permet aux hommes de Bruno Génésio de rester sur le podium. Et l'OL ne rencontrera pas une équipe aussi lunatique tous les week-ends.



Par Eric Carpentier
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