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  2. // 25e journée
  3. // Marseille/Valenciennes

Troisièmes de Ligue 1, les joueurs de l’Olympique de Marseille ont surfé sur leur début de saison parfait pour faire encore illusion en 2013. Victorieux à une seule reprise en championnat depuis le début du mois de janvier, les Phocéens sont dans le dur. Une méforme passagère qui remet petit à petit les Phocéens à leur vraie place. Celle d’une équipe qui devra batailler dur pour choper la troisième place.

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«  L’OM est-il le hold-up de la saison ?  » C’était la question à trois francs six sous posée par L’Équipe après le triste Marseille-Nancy. Du début à la fin de la saison, de hold-up il n’y aura pas, pour la bonne et simple raison que sur 38 journées, un hold-up n’existe pas. En revanche, jusqu’ici, on peut dire que l’OM s’en tire très bien. Rarement brillants, souvent gagnants – jusqu’à cette panne, en tout cas –, les Phocéens ont parfaitement surfé sur ce début de saison, où ils ont glané 18 points en six matchs. Déjà, à cette époque-là et avec un OM qui comptait certes Rémy, mais qui était nettement moins fourni qu’aujourd’hui, on entendait : «  En prenant 18/18, c’est un passeport quasi validé pour la Ligue des champions.  » Sauf qu’aujourd’hui, et à 14 journées de la fin, l’AS Saint-Étienne, chef d’une meute de hyènes affamées de C1, ne pointe qu’à trois longueurs, et a dans le viseur des confrontations face à Reims et à Nancy. De quoi s’inquiéter, un peu, mais surtout de quoi reprendre un train de vie normal pour un club qui ne visait «  que  » le top 5, et ne cesse de le répéter.

Le Lee Anderson de la Ligue 1

Il y a donc l’OM qu’on voit, de l’extérieur, ce club historique, qui, même avec une charnière Lebœuf-Ecker, doit faire des résultats. Puis il y a l’OM de l’ombre, une équipe parfois limitée, besogneuse, mais motivée à l’idée de chercher son graal. Un graal qui devrait cette saison s’apparenter à cette troisième place. En fait, cette année, Marseille, c’est le Lee Anderson de J’irai cracher sur vos tombes. Un mec dont tout le monde croit qu’il est quelque chose, alors qu’il est à peu près tout le contraire de ce dont on imagine. Cette saison, les joueurs d’Élie Baup n’ont eu le cul en dehors du podium qu’à trois reprises et pourtant, les statistiques ne parlent pas forcément en leur faveur. 8e défense de Ligue 1, 9e attaque, les coéquipiers de Mathieu Valbuena ont un goal average de +2, le deuxième le plus faible du top 10 de l’élite. De plus, les Phocéens ont rarement brillé dans le jeu. S’ils ont dégainé quelques sorties convaincantes, ils n’ont jamais vraiment été souverains. Pire, les Marsellais, qui brillent à l’extérieur, perdent beaucoup trop de points à domicile, où ils ne sont que dixièmes dans l’élite. C’est d’ailleurs au Vélodrome que les Marseillais ont concédé le nul face à Paris (2-2) et pris une mandale face à Lyon (1-4). Deux ogres qu’ils devront donc affronter chez eux, d’ici la fin du championnat. Pas de très bon augure.

Ne jamais enterrer l'OM

Mais ce qui est fou, avec l’OM, c’est qu’il ne faut jamais l’enterrer. D’abord parce que l’équipe, si elle ne domine que rarement son sujet, peut surprendre n’importe quelle équipe. Ensuite parce que le vestiaire que possède Élie Baup aujourd’hui a quand même une meilleure gueule que celui avec laquelle l’homme à la casquette a débuté la saison. Avec les arrivées de Sougou, Romao et Kadir, les Phocéens bénéficient enfin d’un semblant de profondeur de banc. Eux qui n’ont plus que la Coupe de France et la Ligue 1 à jouer devraient donc en profiter au moment du sprint final. Là où certaines équipes pourraient être exténuées. Certaines, mais pas le PSG, hein ! La seule interrogation est en fait ce que va faire Élie Baup de ce nouveau réservoir de joueurs qu’il a à sa disposition. Car comme un enfant qui a eu trop de cadeaux à Noël – non, Élie n’a pas été gâté, mais bon – Baup n’a pas semblé savoir avec quel jouet s’amuser en premier lors des dernières sorties du club. 4-4-2 losange, 4-1-4-1 avec Romao en sentinelle, 4-3-3 avec le même Romao, mais un André Ayew plus bas et moins prolifique… Les possibilités sont nombreuses, mais l’immédiateté de résultat plus importante. Car après une seule victoire en 2013 et le souffle de Saint-Étienne, revenu à trois points, sur la nuque, les Marseillais ont perdu ce matelas confortable qu’ils avaient emmagasiné en début de saison. Que les superstitieux se rassurent. Le 7 février 2010, un OM qui venait de s’incliner face à Montpellier claquait un 5-1 dans la tête de… Valenciennes. Et ce, avant d’entamer une série folle jusqu’au sacre de champion. Le titre semble un peu loin, mais la C1 aurait déjà une très bonne gueule.

Par Swann Borsellino
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Note : 2
y a t-il une commémoration pour les 20 ans d'OM-VA 93? Genre avec le coup d'envoi donné par Eydelie et Glassmann, et Robert et Tapie posant avec un t-shirt contre les matchs truqués. ou même inviter les joueurs de l'époque, comme pour France-Allemagne!!
 //  Amoureux du Paris Saint-Germain FC
La légende de la photo ... magnifique.
Osvaldo, dans l’œil du cyclone Tapie à La Provence : ça s’affaire à l’OM
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