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En Ligue 1, tout s’éclaircit

Alors que certains, ça et là à travers la France, profitent d’un bel été indien, d’autres se les gèlent. En Ligue 1, c’est à peu près la même histoire. Pendant que quelques uns mettent à profit leur bon début de saison, d’autres commencent à sérieusement s’inquiéter. Après dix journées, le flou s’est dissipé et une hiérarchie commence à apparaître. Et visiblement dans le sud-est, le ciel s’est assombri.

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Soleil au beau fixe

Alors qu’au 17 octobre, certains Parisiens se demandent encore comment le syndicat de leur immeuble a pu décider de la mise en route du chauffage le 1er novembre, les amateurs de football de la capitale ont trouvé de quoi se réchauffer le cœur. Ca y’est, il y a une équipe à Paris. Enfin, Paris enchaîne les victoires. Un quatrième succès de rang hier, glané sur une pelouse d’Ajaccio, où les joueurs de la capitale avaient pour habitude de sévèrement ramer. Leader de Ligue 1 avec 23 points au compteur, les joueurs d’Antoine Kombouaré peuvent officiellement considérer la défaite à domicile face à Lorient, la seule de la saison, comme une anomalie. Ou un remerciement assez classe à ceux qui leur ont cédé Kévin Gameiro. Oui, Beckham arrive. Paris fait désormais dans la classe. Alors, l’Hexagoal, ça se soulève comment ?

Vents dominants

Kévin Gameiro donc. Un type qui n’a visiblement pas bien digéré le fait de terminer derrière Moussa Sow au classement des buteurs la saison passée. A peine sorti de la douche, les cheveux mouillés, mais le diams bel et bien remis en place, l’ancien Lorientais a confié ses grandes ambitions en conférence de presse : « L’objectif, c’est de finir meilleur buteur en mai. J’ai vu les buts d’Olivier Giroud hier, ça m’a donné envie de marquer » . Bien informé, l’attaquant parisien n’est pas le seul avant-centre à avoir passé la vitesse supérieure ce week-end. Toujours aussi inspiré avec un Montpellier renversant ce samedi, Olivier Giroud prouve match après match qu’il est un des hommes en forme de ce début de saison. Triple buteur avec les Héraultais, il rejoint Bafétimbi Gomis, également buteur ce week-end, en seconde position du classement des buteurs. Dennis Oliech, avec cinq buts seulement, a pris du retard.

Pluie verglaçante

A Bordeaux, les récoltes sont officiellement foutues. Giflés à Nice (0-3), les Girondins ont concédé un septième match sans victoire, le sixième en championnat, leur dernier succès remontant au 27 août et une victoire sur la pelouse d’un Valenciennes alors très fébrile. Découragé, Francis Gillot ne pourra s’en prendre, ni à Zeus, ni à Jupiter, c’est selon, puisque la chance n’a désormais plus grand chose à voir avec le nuage gris qui semble rodé au-dessus du bassin aquitain. Premiers relégables, les Bordelais receveront Brest le week-end prochain, dans un duel de losers. Plus à l’Est, du côté de Marseille, on passe également à côté de l’été indien. Honnêtes avec eux-mêmes et avec la vérité du football, les joueurs de Didier Deschamps ont reconnu, contrairement à leur entraîneur, qu’un match nul sur la pelouse du Téfécé n’aurait été un bon résultat qu’en cas de bon début de saison. Logiquement déçus suite à une prestation de niveau moyen, mais toutefois nettement supérieure à celle réalisée face à Brest, les Marseillais font du surplace. Quinzièmes de Ligue 1, à 14 points du Paris Saint-Germain, les Phocéens ne semblent même pas en mesure de réciter un grand classique : la saison ratée qui se bonifie grâce à deux victoires face à Paris.


Un front chaud

Pendant que les Marseillais découvrent les joies du réchauffement climatique, d’autres se replacent tranquillement dans la course au titre. Toujours aussi solides, les Lyonnais, faciles vainqueurs de Nancy (3-1), confirment leur statut de prétendants aux sommets, tandis que Lille et Rennes, tous deux vainqueurs ce week-end, ont rejoint ce qui semble être le « bon wagon » , celui en route: Paris. Solidement accrochés à leur deuxième place, les Montpelliérains, pourtant menés 2-0 après dix minutes de jeu sur leur pelouse par Dijon, ont su trouver les ressources pour s’imposer 5-3, et ainsi rester dans le trio de tête. Solidement installées, après dix journées - ce qui, il faut bien le dire, marque la fin de ce que les équipes lentes au démarrage aiment appeler le début de saison - ces équipes semblent décidées et capables de tenir le haut du pavé jusqu’au bout. A moins que Marseille… Non, c’est une blague.

Par Swann Borsellino
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